Plug-in audio

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Dans le domaine de l'ingénierie sonore informatique et de la musique assistée par ordinateur, les plug-ins audio sont des programmes auxiliaires interagissant avec un programme principal (appelé hôte). Ils appartiennent à la catégorie plus générale des plug-ins et se caractérisent par la faculté de traiter ou de générer des sons. Bien qu'on trouve de nombreux hybrides et inclassables, les plug-ins audio se classent majoritairement dans deux catégories :

  • Effets : transformation d'un signal sonore ;
  • Instruments : création ou restitution de sons à partir de données d'interprétation instrumentale (comme le MIDI) ou de partitions.

Le mode d'utilisation rencontré habituellement est le suivant : le logiciel hôte est un séquenceur, un outil de scène, ou un outil de traitement d'échantillons sonores. Les plug-ins sont utilisés comme instruments, permettant de générer du son directement dans l'ordinateur sans passer par un synthétiseur externe, ou comme processeurs d'effets pour manipuler le son dans une optique de création musicale ou de production. La plupart des plug-ins audio sont capables de travailler en temps-réel, ce qui les rend susceptibles de prendre place dans une performance, sur scène ou en studio.

Les plug-ins audio sont souvent gourmands en temps de calcul et en ressources logicielles. Afin mieux répartir les charges, ils ne tournent pas toujours sur la même machine que le logiciel hôte. Ils peuvent être hébergés sur d'autres machines liées en réseau comme c'est le cas avec le VST System Link, ou peuvent fonctionner sur du matériel dédié, comme sur les stations ProTools, Pyramix ou UAD-1 par exemple.

Normes[modifier | modifier le code]

Il existe de très nombreuses normes de plug-ins, quasiment autant qu'il existe de logiciels hôtes. Cet état de fait résulte principalement de guerres de clocher entre sociétés concurrentes, compliquant la vie des utilisateurs et la tâche des développeurs. En effet, l'intérêt de la notion de norme est de faciliter l'interopérabilité entre les hôtes et les plug-ins. Or la grande diversité des normes ne se justifie généralement pas par une diversité équivalente de fonctionnalités ou de politiques d'utilisation. Il existe selon le système d'exploitation différents types de plug-ins dédiés aux traitements audio numériques. Ceux-ci sont, selon le cas, spécifique à un périphérique (carte son avec DSP, boîtier externe) et fonctionnent en temps réel.

Sont listées ci-dessous quelques unes des normes les plus répandues :

  • Plug in AAX (Avid Audio eXtension)) développé par Avid
  • Plug in VST (Virtual Studio Technology) développé par Steinberg
  • Plug in AU (Audio Units) basé sur driver CoreAudio pour les logiciels audio d'apple développé par Emagic
  • LADSPA (Linux Audio Developer's Simple Plugin API)
  • LV2 (plugin) (LADSPA Version 2)
  • Plug in RTAS (Real Time Audio Suite) développé par Digidesign (calculs effectués par le processeur central)
  • Plug in TDM (Time division Multiplexing) spécifique à ProTools et développé par Digidesign (calculs effectués par les processeurs des cartes audio professionnelles HD Core card et HD accel card de Digidesign)
  • Plug in VS3 (Merging Technologies Pyramix)
  • Plug in Winamp
  • Plug in MAS (Motu Audio system) spécifique pour le séquenceur Digital PErformer développé par M.O.T.U (Mark Of The Unicorn)
  • Plug in AS (Audio Suite) développé par Digidesign
  • PLug in Dxi spécifique au séquenceur sonar développé par Cakewalk

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

Le grand avantage des plug-ins est lié à la modularité de leur architecture. Il est possible à un utilisateur d'étendre les possibilités de son logiciel hôte simplement en rajoutant des plug-ins. Le paradigme effet/instrument est relativement bien adapté à ce fonctionnement, et l'immense catalogue de plug-ins actuellement disponibles permet à chacun de trouver son bonheur. Inversement, un même plug-in offrant certaines possibilités précises pourra être utilisé sous différents logiciels hôtes, pourvu qu'ils fonctionnent selon des normes communes.

Un des revers de la médaille est justement lié aux normes, que l'on peut percevoir comme réductrices de fonctionnalités, par leur effet de dénominateur commun. En effet, l'intégration des plug-ins dans les logiciels hôtes n'est pas toujours heureuse et le côté pratique des logiciels « tout intégré » se fait facilement valoir. De plus, l'échange de documents de travail est également compliqué par le côté modulaire de l'architecture en plug-ins. Un musicien ou ingénieur du son passant d'une station de travail à l'autre devra vérifier que non-seulement il dispose du logiciel hôte voulu, mais également que tous les plug-ins qu'il utilise sont présents. Cette tâche est compliquée par l'existence pour un même plug-in de versions incompatibles entre elles.