Plouhinec (Morbihan)

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Plouhinec
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Plouhinec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Port Louis
Intercommunalité Communauté de communes de Blavet Bellevue Océan
Maire
Mandat
Adrien Le Formal
2014-2020
Code postal 56680
Code commune 56169
Démographie
Gentilé Plouhinécois, Plouhinécoise
Population
municipale
5 085 hab. (2011)
Densité 143 hab./km2
Population
aire urbaine
14 800 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 54″ N 3° 14′ 59″ O / 47.6983333333, -3.24972222222 ()47° 41′ 54″ Nord 3° 14′ 59″ Ouest / 47.6983333333, -3.24972222222 ()  
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 25 m)
Superficie 35,58 km2
Localisation

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Plouhinec
Liens
Site web Site officiel de la commune

Plouhinec [pluinɛk] (Pleheneg en breton) est une commune française, située au sud-ouest du département du Morbihan et de la région Bretagne. Elle appartient au canton de Port-Louis.

Présentation[modifier | modifier le code]

« Etre koed ha mor, nezadeu digor » (« Entre bois et mer, grands champs ouverts » en breton) telle est la devise de Plouhinec, enchâssée entre la superbe ria d'Étel et la petite mer de Gâvres.

La richesse de cette commune naît de la diversité d'un patrimoine naturel exceptionnel:

  • Au nord, les bois
  • Au sud, l'océan avec 8 km de plage de sable fin et l'univers de ses dunes
  • À l'ouest, sur 5 km, la petite mer de Gâvres célèbre pour sa pêche à pied
  • À l'est, 17 km de côte longent la Ria d'Étel.

L'équilibre entre les activités touristiques, artisanales, industrielles et agricoles permet d'apprécier le calme de cette commune touristique et d'un environnement boisé favorisant les randonnées.

Elle constitue la Communauté de communes de Blavet Bellevue Océan, avec Kervignac, Merlevenez, Nostang et Sainte-Hélène.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Plouhinec se situe à 15 km de Lorient, à 35 km de Vannes, chef-lieu du Morbihan et à 141 km de Rennes, chef-lieu de la région Bretagne.

On accède par une route à la presqu'île de Gâvres

La plage du Magouër est considérée comme dangereuse en raison de forts courants et de la puissance habituelle des vagues[1].

À proximité[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Plouhinec est peuplé dès le Néolithique (3000 avant J.-C.) comme l'attestent de nombreux mégalithes. Elle possédait également des alignements de menhirs.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À Mané-Vechen, des fouilles entreprises entre 2001 et 2008 ont mis au jour les ruines d'un véritable petit palais romain dominant l'embouchure de la ria d'Étel, prouvant son occupation à l'époque gallo-romaine. Au Ier siècle av. J.-C., les Romains occupaient les côtes de Plouhinec (au lieu-dit Mane Koh Kastel).

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Plouhinec vient du breton Plou (paroisse ou peuple) et Ithinouc (Pleheneg) ou Ethinoc (déformation du nom du saint breton Guéthénoc), ou ezinec, lieu à ajoncs en moyen breton. On rencontre les appellations suivantes : Ploezne (en 1427), Ploeznec (en 1464), Plouhinec (en 1477), Pluhinec (en 1536).

L’étymologie la plus probable pour le nom de la commune viendrait de saint Guéthénoc (ce saint serait fils de saint Fragan et de sainte Gwen, et frère de saint Guénolé, saint Jacut et sainte Clervie ; il serait né vers 460 et serait venu évangéliser ses compatriotes. À Plouhinec, on retrouve de nombreux de noms de villages se terminant par « Guen » : Ty-Guen, Manéguen...

Son origine remonte au IVe ou Ve siècle de notre ère. Les Bretons s’y installent au VIe siècle en fuyant la Grande-Bretagne. Ils établissent alors une paroisse qui prend le nom de Plou-Ithinuc (avec Ithinuc comme saint patron). Il est très rapidement supplanté par Saint Pierre et Saint Paul en tant que saint patron de la paroisse.

Plouhinec est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Plouhinec, Merlevenez, Sainte-Hélène, Gâvres, Locmiquélic, Port-Louis et Riantec ainsi que les anciens territoires de Locoal et Locquénin (Saint-Guénin).

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Plouhinec dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz. Le château de Plouhinec entra dans la Maison de Rohan à la mort de Pierre de Rostrenen, au moment où sa fille Jeanne, veuve d'Alain VII depuis 1352 en hérita. Le château ne resta pas longtemps aux Rohan car la seigneurie fut cédée par le fils de Jeanne, le vicomte Jean Ier, le 29 mai 1371, au duc Jean IV de Bretagne, contre une rente viagère de mille livres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un aveu de 1682 concernant le château et la seigneurie de Guémené cite, en annexe, la seigneurie de Plouhinec. Au Moyen Âge, on mentionne un château, dont le propriétaire est le prince Louis VI de Rohan-Guémené.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Plouhinec est érigée en commune en 1790.

En 1793, les autorités révolutionnaires décrètent l'effort de guerre et la conscription pour résister aux nations européennes aux portes de Paris. À Plouhinec, les jeunes gens résistent aux commissaires chargés du recrutement et parodient la Révolution en arborant la cocarde blanche et en se déclarant aristocrates.

Pendant la chouannerie, des paysans plouhinécois acquis à la cause, sont incarcérés à la citadelle de Port-Louis. Le notaire Joseph Lestroban, homme d'influence, conseille aux autorités de les échanger contre une rançon de 747 quintaux de grains ; ce qui est fait.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la dune littorale est utilisée par l'armée allemande dès 1940 par la construction de la base des sous-marins et des blockhaus du Mur de l'Atlantique. En 1944, les alliés décident de détruire le Pont-Lorois pour couper la poche de Lorient en deux. Celle-ci comprenait 25 communes et allait de la Laïta (autour de Quimperlé) jusqu’à la presqu'île de Quiberon. À la fin de cette guerre, c’est au « café de la Barre » au Magouër que se sont engagés les pourparlers d'armistice de la poche de Lorient.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Plouhinec (Morbihan).svg

Les armoiries de Plouhinec se blasonnent ainsi :

Tiercé en bande : 1) de sinople chargé d’un écureuil d’or -2) de gueules chargé en chef d’un menhir d’or -3) d’azur au poisson contourné d’or – au chef cousu d’azur chargé d’un pont suspendu cousu de sable mouvant des flancs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 mars 1971 18 mars 1995 Aimé Kergueris UMP Député, conseiller général
19 juin 1995 octobre 2005
(décès)
Maurice Thomas    
octobre 2005 16 mars 2008 Yves Joannic    
17 mars 2008 en cours Adrien Le Formal DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Impôts locaux en 2010 [2]
Désignation fiscale Commune Moyenne de la strate[3]
Taux
Taxe d'habitation
14,00 % 10,87 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties
20,20 % 16,56 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
41,00 % 44,64 %
Recette
Taxe d'habitation
163 €/hab. 121 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés bâties
156 €/hab. 162 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
10 €/hab. 10 €/hab.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Plouhinec est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 085 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 165 2 052 2 082 2 620 2 822 2 537 2 402 2 694 2 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 942 3 135 3 254 3 170 3 369 3 568 3 681 3 693 3 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 886 3 918 4 006 3 830 3 775 3 495 3 615 3 530 3 581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 601 3 451 3 372 3 553 4 026 4 143 4 657 5 085 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Les vestiges mégalithiques[modifier | modifier le code]

Entre les étangs et le bourg, en suivant la crête qui va de Kerouzine à la ria d'Étel, au sein du domaine archéologique de Mané-Véchen, se dressait un alignement de menhirs mesurant 1,40 mètre. Une autre ligne de monuments se trouvait au nord du bourg. Beaucoup de ces pierres ont été brisées et employées à la construction.

Domaine archéologique de Mané-Véchen[modifier | modifier le code]

La villa gallo-romaine de Mané-Véchen est un site archéologique se situant à Plouhinec en Bretagne dans le Morbihan. Il domine sur un éperon rocheux, l'estuaire maritime de la rivière d'Étel. Ce site stratégique (militairement et commercialement est déjà occupé dès la période néolithique, comme en témoignent les nombreux mégalithes.

Les vestiges de la villa constitue un important établissement romain, un des rares monuments antiques visitables en Bretagne. Les ruines constituent un parc archéologique vivant, ou chacun peut (durant l'été) aller à la rencontre des archéologues, qui font aussi office de guides. Le mobilier (vases, monnaies, armes, fibules, sculptures) est présenté tous les ans lors des journées européennes du patrimoine.

L’église du bourg[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Grâce ou Saint-Pierre et Saint-Paul (1872-1873) a été édifiée de 1870 à 1873, par l'architecte Théodore Maignant. C’est un imposant édifice de style néogothique dont la haute silhouette domine les maisons du bourg. La construction de l'église actuelle a fait disparaître vers 1869 l'ancienne église des XIIe et XIVe siècles avec additions postérieures, la chapelle Saint-Avit du XVIe siècle, et surtout la très curieuse chapelle Notre-Dame de la Clarté qui avait été commencée en 1511 et achevée en 1519. On n'a conservé que le clocher de cette dernière, qui avait été entièrement reconstruit en 1846 par l'architecte entrepreneur Henri Léon. Le chœur, œuvre du sculpteur Le Brun, date de 1891. Le retable et la chaire sont de magnifiques œuvres d’ébénisterie. Tous les ans, la procession du pardon chemine à partir de la croix du Pontoir et de la fontaine voisine située sur une place au nord du bourg.

Église de Plouhinec (Morbihan)

L'église de Locquénin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Guénin à Locquénin a été reconstruite au XVIIIe siècle. Un ex-voto est présent et correspond à une reproduction de thonier-dundee immatriculé au quartier de Lorient. Il porte le nom du saint-patron du lieu-dit et est dédié à la mémoire des Marins. Son immatriculation correspond à sa date de création ou d'offrande, le 29 février 1980. Un thonier-dundee motorisé vers 1930 a toutefois reçu le nom de Saint-Guénin. Ce dundee avait été construit aux chantiers des Sables en 1925 au profit d'un marin-pêcheur armateur du Magouër en Plouhinec.

Les chapelles[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint Guillaume dans le village de Nestadio : dans un site magnifique en bordure de la ria d'Étel, face à Saint Cado, la chapelle Saint-Guillaume a tout juste les dimensions d’un oratoire (7,50 m sur 3,70 m). Sous la voûte lambrissée, l’autel s’adosse au mur de chevet, table de granit sur un massif de maçonnerie rectangulaire.
  • La chapelle Notre Dame de Pitié à Kervarlay : située au cœur du village de Kervarlay, non loin du Vieux Passage, elle se présente avec un bel appareil de granit. On lui a conservé sa porte gothique aux lignes très pures. La chapelle de Kervarlay était très fréquentée par les marins de la ria. Elle possède un patrimoine religieux maritime bien développé. Il contient une statue et un vitrail tous deux dédiés à Notre-Dame de Pitié. Ils représentent la Sainte avec une ancre de marine. Un autre tableau représente un chalutier étellois, le « Père Faro » qui a navigué de 1947 à 1963 à Étel. Un premier « Père Faro » avait été réquisitionné par les Allemands en 1942 et avait disparu. Une aquarelle peignant un autre navire de pêche, « l’Etendard du Christ ». Ce navire est un dundee motorisé mis en service en 1930. Le pardon a lieu le 21 septembre. Cette chapelle contient deux ex-voto :
    • Le premier est une frégate de guerre armé de deux batteries de douze canons de sabord. Ce trois-mâts est doté d’une propulsion mécanique. Aucun nom n’est annoncé.
    • Le second est un dundee-thonier d’Étel nommé le « Fauche le vent »
  • La chapelle de Kervéner dédiée à Saint Fiacre : cette construction rectangulaire très simple peut se prévaloir d’une longère méridionale en bel appareil de granit. Il avait la réputation de guérir des maladies de peau. À l’occasion du pardon, la procession se rend à travers champs jusqu’à la fontaine
  • La chapelle Saint Cornély est comme un équivalent de Carnac. Non seulement la chapelle honore le même saint, mais elle se trouve dans une région où se voyait autrefois d’imposants alignements mégalithiques. Cette chapelle, rebâtie en 1768, se situe dans le village de Kerprat, entre les plages du Magouëro et l'entrée ouest de la ria d'Étel. L'édifice rectangulaire, avec un clocheton sur la façade, a un portail en arc surbaissé et un petit porche couvert latéral au sud. Cette chapelle est dédiée à Saint Cornély (nom breton de Saint Corneille), protecteur des bêtes à cornes. La commune de Plouhinec a donc une vocation maraîchère mais aussi maritime. Des tableaux à l'intérieur de la chapelle le rappellent. La tradition comportait un pardon des bêtes et ces animaux étaient bénis au pied de la croix. En 1893, un obus fait quelques dégâts dans la chapelle, aujourd'hui restaurée. Un ex-voto présent à l’intérieur de la chapelle porte à la poupe l'inscription « Saint-Corneli-Plouhinec ». La maquette, sculptée dans une pièce de bois, est une réplique de navire trois-mâts barque. Sa proue est ornée d'un buste d'homme. Elle est portée en procession lors du pardon annuel qui a lieu courant septembre (historiquement le 14, aujourd’hui le 2e dimanche de septembre).

Les croix[modifier | modifier le code]

Plusieurs croix et calvaires sont dressés sur la commune.

  • La croix des apôtres se dresse à l'intersection des routes de Linès et de Kervran. C'est un calvaire autel érigé en 1842 par la population pour remplacer la vieille croix romaine « Croix Audran » qui se trouvait à cet endroit.
  • La croix Audran : située actuellement en face de la croix des apôtres, cette croix, grossièrement taillée est très ancienne. Enfouie aux trois quarts, elle fut remise sur son socle en 1964. Autrefois, ce coin de route était un grand trou d'eau où pataugeaient les chevaux dont on avait attaché la bride à ce bout de croix.
  • Kroez vihan er mezay bras : à 200 mètres du bourg sur la route de Gâvres, on rencontre cette vieille croix romaine, accompagnée d'une pierre creuse posée debout. On prétend qu'en plaçant l'oreille dans la cavité on entend parfaitement la mer. Cette croix provient du quartier « La madeleine » et la pierre creuse est un bénitier qui provient de l'ancienne chapelle des lépreux.
  • La croix du Pont Guen : sur la route du Magouëro, cette croix est formée d'un seul bloc de granit grossièrement taillé et mesurant environ un mètre qui porte sur ses faces une croix latine sculptée en creux. Partiellement enterrée dans un talus, elle a été dégagée en août 1965.

Le Pont-Lorois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont-Lorois.

Le Pont-Lorois enjambe la Ria d'Étel entre Belz et Plouhinec et relie ainsi le Pays d'Auray au Pays de Lorient. Il est l'unique passage entre les deux rives. Ce pont, du nom du préfet de l'époque, Édouard Lorois, a une riche histoire. En 1836, ce préfet décide de construire un pont à péage. Le chantier de construction démarre en 1841 et le pont est inauguré en 1844. Il s’appelait, à sa construction, le « Pont-Neuf ». Le 12 novembre 1894 il est fortement endommagé par un ouragan. Il est alors modifié et béni le 15 décembre 1895. La population le nomma « Pont du Bon Dieu » pour conjurer le sort. Puis en 1944, le pont est détruit par les bombardements alliés destinés à isoler la poche de Lorient. Comme l'indique une plaque commémorative fixée sur l'un des portiques du pont, les travaux de reconstruction sont menés de 1954 à 1956. L’inauguration s’est tenue le 13 septembre 1956. À la fin des années 1990, l'ouvrage a été restauré. Entre 1944 et 1956, le passeur avait repris du service pour relier les deux rives.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La ria d'Étel est un bras de mer qui s'avance profondément dans les terres entre les communes d’Étel et de Plouhinec. Elle offre une magnifique côte découpée. C'est une ria aux multiples détours, criques et petites plages, enserrant de nombreuses îles sauvages, protégeant de petits ports pittoresques et étalant ses paysages d'une surprenante beauté. Les oiseaux en ont fait leur domaine : hérons, aigrettes, sternes, cormorans huppés s'y ébattent en toute liberté entre ajoncs et bruyère. De nombreux parcs à huîtres sont dispersés sur cette ria. Les débuts de l'ostréiculture remontent à 1890 dans cette partie du Vannetais et ces huîtres en ont fait sa réputation. Les 17 km de côte que la commune possède sur cette ria ne sont que des petits ports, des îlots rocheux ou encore des anses cachées. Ce site est protégé. Il est géré par Bretagne vivante, appelée également la société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB).
  • Le Vieux Passage est un petit port charmant dont les maisons se mirent dans l'eau. Autrefois, en place du petit port actuel, un établissement fortifié vénète existait. Au Moyen Âge, le site servit d'embarcadère pour la traversée du bras de mer : la présence d'un passeur y est attesté par des écrits du XIe siècle.
  • Le Magouër est le dernier port de la rivière avant la mer. C'est un abri sûr après le délicat passage de la barre d'Étel.
Village du Magouër en bordure de la Ria d'Étel [Commune de Plouhinec (Morbihan)]
  • La Barre d'Étel est un banc de sable sous-marin formé par les courants qui se croisent à l'entrée de la Ria, au point de rencontre de la marée et du cours de la rivière. La banc de sable rend difficile l'entrée de la ria car il se déplace au gré des vents et des courants. Un mât de signaux, dit « mât Fenoux », fournit aux navigateurs les indications pour franchir cette barre. Le sémaphore de Plouhinec possède une voire plusieurs originalités... Il s’agit du dernier sémaphore civil de France et il est tenu par une femme. Cette femme, Josiane Pené, a reçu deux décorations le 26 février 2010 (les insignes de Chevalier dans l’ordre du Mérite maritime et de Chevalier dans l’ordre national du Mérite).
  • Les dunes. Ce site, un des derniers « grands espaces sauvages » de Bretagne, est d’importance nationale et s’intègre à celui de Gâvres-Quiberon. Ses richesses sont multiples avec ses paysages différents demeurés naturels et à l'aspect insolite. On trouve une quantité d'espèces animales et végétales adaptées à ces milieux naturels si particuliers. De nombreuses espèces d'oiseaux viennent hiverner et nidifier dans les dunes et la petite mer de Gâvres. On peut également voir un nombre important de plantes protégées au niveau national voire européen car en voie de disparition (orchidée, santoline maritime, chardon bleu, raisin de mer...). Les dunes font l'objet d'une intense fréquentation touristique et les élus se mobilisent pour restaurer ce milieu fragile au travers de l'Opération Grand Site Gâvres-Quiberon.
  • La plage de Linès est une des très belles plages de Plouhinec, elle fait partie du grand site dunaire qui va de Gâvres à Quiberon.
Plage de Lines [Commune de Plouhinec (Morbihan)]

Économie[modifier | modifier le code]

Plouhinec possède une zone artisanale comportant notamment:

La zone artisanale emploie environ 600 personnes et constitue un important pôle d'emploi pour le pays de Lorient et d'Auray.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Germaine Tillion : résistante et ethnologue réputée. Entre 1973 et 1975, elle a fait construire sa maison en bordure de la petite mer de Gâvres. La création de l'association "Maison Germaine Tillion" a pour mission de mettre en valeur cette propriété. Par ailleurs la médiathèque porte son nom.
  • Hélène Jégado : célèbre empoisonneuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Ouest-France du jeudi 27 juillet 2006 qui rapporte le décès par arrêt cardiaque d'un homme portant secours à son fils âgé de neuf ans et en grandes difficultés.
  2. « Les comptes des communes (Fiscalité) », sur le site du ministère des finances.
  3. Communes de 3 500 à 5 000 hab. appartenant à un groupement fiscalisé (4 taxes)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]