Ploubalay

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Ploubalay
Église de Ploubalay
Église de Ploubalay
Blason de Ploubalay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Ploubalay (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Maire
Mandat
Eugène Caro
2014-2020
Code postal 22650
Code commune 22209
Démographie
Gentilé Ploubalaysien
Population
municipale
2 846 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Population
aire urbaine
31 638 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 51″ N 2° 08′ 20″ O / 48.58083333, -2.1388888948° 34′ 51″ Nord 2° 08′ 20″ Ouest / 48.58083333, -2.13888889  
Altitude 24 m (min. : 2 m) (max. : 77 m)
Superficie 35,45 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Ploubalay

Ploubalay [plubalɛ] (Plouvalae en breton, Ploubala (prononcé [plubalɑ ] en gallo) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Ploubalaysien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans le nord-est des Côtes-d'Armor à la limite de l'Ille-et-Vilaine, Ploubalay est une commune de bord de mer, mais qui a la particularité de ne pas avoir de plage.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ploubalay
Saint-Jacut-de-la-Mer Lancieux Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine)
Trégon Ploubalay Pleurtuit (Ille-et-Vilaine)
Créhen Languenan Tréméreuc, Pleslin-Trigavou
Enclave : Plessix-Balisson

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Saudrais, la Ville-Asselin, Brenan.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Frémur et son estuaire bordent la partie est de la commune, le ruisseau le Drouet sa partie ouest.
  • Le ruisseau de Floubalay traverse la commune du sud au nord et se jette dans la baie de Lancieux.
  • La route D 768 en direction de Plancoët délimite un espace nommé « les Polders. » La mer montait en effet jusqu'au milieu du bourg actuel, dans les zones marécageuses où se trouvent les lotissements de la Prée Neuve et le nouveau centre commercial. La digue qui fut construite [réf. nécessaire] permit de stopper la propagation de la mer lors des marées d'équinoxe. Ceci produisit un envasement qui priva définitivement la commune de plage.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ploubalay dispose d'une centaine de kilomètres de routes[réf. nécessaire].

La commune a acquis le surnom de « carrefour des plages » du fait de sa situation géographique. En effet, le bourg est traversé par la route départementale D 2 reliant Dinan à la côte, et la route D 786 reliant Plancoët à Dinard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville de Ploubalay est d'origine brittonique. Plou signifie en breton "paroisse" et Balae (Bachla, Valay ou Balao)[2] qui aurait été le fondateur de la paroisse de la ville, personnage mystérieux peut-être disciple de saint Guénolé. La forme gallo ne présente pas la mutation de /b/ > /v/ caractéristique du celtique insulaire, par contre c'est le cas dans Lanvallay, composé avec le nom du même saint. C'est l'indice d'un recul plus précoce du breton dans cette région.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse primitive de Ploubalay était plus vaste que ce qu'elle est aujourd'hui, elle englobait entièrement toutes les communes adjacentes comme Créhen, Lancieux, Plessix-Balisson, Saint-Jacut-de-la-Mer et Trégon. Cette paroisse est mentionnée la toute première fois en tant qu'église de Ploballeio (l'ancien nom de Ploubalay) en 1163 dans un écrit du pape Alexandre III qui confirme les droits détenus par l'église de Ploubalay dans celle de Saint-Jacut (Anc.év.IV.278). Elle deviendra officiellement une paroisse en 1439 par un acte du duc Jean V de Bretagne. La paroisse de Ploubalay était rattachée sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Malo, et dans celui-ci elle faisait partie de la subdivision du Poudouvre. La première élection municipale se déroula en 1790.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1983 Ernest Rouxel Progrès et démocratie moderne -
1983 1995 Jean Cochet Divers droite -
1995 2008 Henri Derouin Sympathisant PS -
2008 2014 Marie-Annick Guguen[3] PS -
2014 en cours Eugène Caro Divers droite -
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau montrant le jumelage de Ploubalay avec Boreham.

Ploubalay est jumelée avec la ville de Boreham, Essex (comté) (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni) depuis 1987.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 846 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 315 1 385 1 773 2 245 2 409 2 563 2 536 2 667 2 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 671 2 706 3 731 2 679 2 689 2 582 2 455 2 525 2 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 538 2 409 2 410 2 140 2 090 2 119 2 164 2 225 2 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 171 2 156 2 217 2 292 2 334 2 385 2 488 2 846 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Service municipaux[modifier | modifier le code]

Services intercommunaux[modifier | modifier le code]

La multi-accueil Mobydouce de Ploubalay.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Gendarmerie
  • Poste

Scolarité[modifier | modifier le code]

  • Espace scolaire Henri-Derouin (écoles maternelle et élémentaire publiques).
  • École Saint-Joseph (enseignement catholique de Bretagne).
  • Restaurant d'enfants (le midi, les jours d'école, pour les enfants du public et du privé).
  • Accueil de loisirs périscolaire (matin et soir les jours d'école).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Feu de la Saint-Jean.
  • Tournoi de football Mickaël-Esnault.
  • Bal populaire du 14-Juillet.
  • Concours d'attelage (Ploubalay - Lancieux), en août.
  • Foire de la Saint-Mathieu, dite « Foire aux ânes », fête foraine et vide grenier (troisième week-end de septembre).
  • Le festival annuel de musique Ska : Les Fennecs (ce festival n'existe plus à Ploubalay, il se déroule dans le pays de Dinan).
  • Il y a eu pendant longtemps les 24 heures de Ploubalay, compétitions de moto-cross de 1978 à 1988, et en 1985 c'est Coluche qui donnera le départ de cette compétition.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Hôtel  : 1 /
  • Grandes surfaces généralistes (supermarchés)  : 2 /
  • Distribution spécialisée (meuble, bricolage, jardinage...)  : 1 /
  • Grandes et moyennes surfaces de discount  : 1 /
  • Alimentations, épiceries  : 1 /
  • Boucheries, charcuteries, traiteurs  : 4 (+ supermarché) /
  • Poissonneries  : 3 (+ supermarché) /
  • Boulangeries, pâtisseries  : 5 (+ supermarché) /
  • Presse, fournitures scolaires et de bureau  : 3 (+ supermarché) /
  • Mode, habillement, chaussures  : 4 (+ supermarché) /
  • Banques, assurances  : 4 /
  • Bars, tabac  : 3 /
  • Restaurants  : 4 /
  • Coiffure, hygiène, esthétique  : 5 (+ à domicile) /
  • Matériel informatique (vente, entretien)  : 1 /
  • Auto-école  : 2 /
  • Art de la table, cadeaux  : 1 /
  • Bijouterie, horlogerie  : 1 /
  • Automobile (vente, entretien)  : 2 /
  • Moto, cycles, motoculture (vente, entretien)  : 1 /
  • Carburants  : 3 (+ supermarché) /
  • Vins et spiritueux  : 1 /
  • Pharmacie  : 1 /
  • Médecine de ville, paramédical, vétérinaire, dentiste  : 6 /
  • Photo, vidéo (vente de matériel, développement photo)  : 1 /
  • Radio-télévision, électroménager  : 1 /
  • Cordonnerie, pressing, sellerie  : 1 /
  • Fleurs, pépiniéristes  : 5 (+ supermarché) /
  • Immobilier, architecture, travail temporaire  : 4 /
  • Pompes funèbres  : 2 /
  • Boutique souvenirs "Bretagne"  : 2 /

Marché le vendredi matin sur la place de l'Église.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Constructions anciennes remarquables[modifier | modifier le code]

  • Château de La Mallerie
A appartenu à la famille du Breil puis à partir de 1787 à Toussaint Briot, qui en a fait un centre de recrutement royaliste pendant la Révolution.
  • Château de La Crochais
  • Manoir de Bellestre
  • Manoir de La Coudraie
  • Manoir de la Guérais
  • Chapelle Saint-Cadreuc
  • Chapelle de La Ville Briand
  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du bourg

Le château d'eau[modifier | modifier le code]

Il s'élève à 104 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui fait un édifice d'une hauteur de 57 m. La peinture rouge en dessous signifie qu'il sert de repère et point d'entrée ouest pour le circuit d'approche de l'aéroport de Dinard-Pleurtuit-Saint-Malo situé à proximité.

Une crêperie vous accueille de mai à octobre au sommet du château d'eau : il est en effet possible de monter pour profiter d'une vue imprenable sur les environs à 360 degrés. On peut voir la commune de Ploubalay dans son intégralité ainsi que les communes de Lancieux, Saint-Jacut-de-la-Mer, Saint-Briac-sur-Mer et Trégon. On peut apercevoir Saint-Cast, Pleurtuit. On distingue Dinard, Saint-Malo, Dinan... et plus loin encore. Par beau temps, on voit jusqu'aux îles Anglo-Normandes ou le mont Saint-Michel.

Le château d'eau a fait l'objet d'une étude, entre 2005 et 2008, pour la création d'un parc de loisirs et de sensations. Des aménagements chiffrés à la hauteur de 2 millions d'euros auraient permis au château d'eau de se doter d'équipements pour le saut à l'élastique et la descente en rappel. Un escalier extérieur aurait permis de gravir la tour en observant les environs. Le projet a été refusé lors d'un séance du conseil de la communauté de communes.

Lors de forts coups de vent le 15 août 2012, une partie du parapet en béton entourant le château d'eau s'est effondrée. Plusieurs tonnes de béton ont été arrachées et sont tombées sur le parking en contrebas sans faire de victime. Dans l'attente des réparations et des conclusions des experts afin de déterminer les responsabilités (des antennes paraboliques d'opérateurs téléphoniques étaient fixées à cet endroit), la crêperie est fermée.

Le menhir de la Prévôté[modifier | modifier le code]

Le menhir est placé à l'entrée du cimetière de Ploubalay, il serait daté de l'époque néolithique.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Les vallées Bonas[modifier | modifier le code]

Circuit naturel entre les arbres en descendant le long du Floubalay, les vallées Bonas proposent une balade conviviale, au frais, et permettent d'explorer rapidement plusieurs milieux naturels allant de la prairie au sous-bois humide où fourmillent les petites bêtes.

Ce circuit avait servi au rallye de moto-cross des 24 Heures de Bretagne qui se déroulaient à Ploubalay. Depuis, le circuit a été remis en valeur.

Les parcs de la mairie[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Ploubalay, il se trouve deux parcs distincts, gérés entièrement par le personnel communal. Il y a celui derrière l'actuelle mairie, offrant aux marcheurs de toutes horizons une découvertes de plusieurs variétés de fleurs et d'arbres, on peut y trouver un accès à l'ancienne bibliothèque de la ville. Un calme reposant et délicieux... Depuis 2009, un nouveau parc a été édifié dans une partie face à la mairie.

L'étang du Bois Joli[modifier | modifier le code]

Cet étang est situé entre Ploubalay et Pleurtuit. Cette réserve artificielle est munie d'un barrage qui alimente les communes des alentours. On peut faire le tour de l’étang à pieds ou à vélo mais la navigation est interdite.

Les Polders[modifier | modifier le code]

Pour le côté historique, les polders de Ploubalay sont issus d'une création de digue par l'homme, les terres protégées sont environ à 10 mètres et les terres ont été asséchées pour y être cultivées. La digue est une création des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Jacut pour y cultiver sur la zone de Ploubalay. La plus ancienne des Digues entre Ploubalay - Lancieux (Digue des Moines), a été construite vers la fin du XVe siècle pour protéger la zone des Bauglais et des Briantais actuel.

La digue des Polders de Ploubalay a été construite bien après la première, au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. Ceci est encore sous la direction de l'abbaye de Saint Jacut, mais cette fois-ci elle n'a pas été construite par les moines mais par les repris de justice de la ville de Saint-Malo se situant à proximité. Les digues ont été fortement étudiées pour posséder un "Bec" central permettant de briser les vagues les jours de mauvais temps. Dans cette zone d'activité, on ne faisait pas seulement de l'agriculture mais aussi de la saliculture, celle-ci était une activité très présente dans la zone Lancieux-Ploubalay, au XVIIIe siècle on pouvait compter 13 salines dans la baie de Lancieux et Ploubalay. Mais aujourd'hui, il n'y a plus aucune trace de ce passé remarquable, sauf quelques petites traces de murs.

Pour le côté environnemental, les polders de Ploubalay comme d'autres zones bretonnes, est un lieu de halte migratoire exceptionnel à mi-parcours entre les pays du nord et les pays du sud, comme l'Espagne et l'Afrique. Nous observons énormément d'espèces limicoles (bécasseaux, les gravelots, les chevaliers et les barges), d'espèces de fauvettes (des jardins, à tête noire, babillarde).

Au niveau des polders, on y distingue deux zones remarquables. La slikke (vases de sel recouvertes après chaque marée), on y retrouve dans cette zone vasière une espèce comme par exemple la Spartine d'Angleterre qui a la particularité de résister au sel et qui progresse avec les apports de sédiments naturel. Et il y a le schorre (zone recouverte seulement à quelques périodes de l'année, pendant de grandes marées), et ici on retrouve des plantes rares comme la lavande de mer, l'obione et des prairies de puccinellies.

Pour le côté préservation de l'environnement, bien sûr ce lieu d'exception est protégé et classé en Zone Naturelle d’intérêt Écologique Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la bande de gueules chargée de trois mâcles d'or et surmontée d'un lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or.

Blason de la famille du Plessis de Grenédan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]