Plobsheim

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Plobsheim
Chapelle Notre-Dame du Chêne
Chapelle Notre-Dame du Chêne
Blason de Plobsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Geispolsheim
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Anne-Catherine Weber
2014-2020
Code postal 67115
Code commune 67378
Démographie
Population
municipale
3 985 hab. (2011)
Densité 239 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 14″ N 7° 43′ 36″ E / 48.4706, 7.726748° 28′ 14″ Nord 7° 43′ 36″ Est / 48.4706, 7.7267  
Altitude Min. 144 m – Max. 151 m
Superficie 16,64 km2
Localisation

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Plobsheim est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le canal du Rhône au Rhin, la commune de Plobsheim se trouve sur la liaison cyclable en site propre Strasbourg - Marckolsheim aménagée sur le chemin de halage du canal, l'un des maillons alsaciens du grand itinéraire cyclable européen EV15 (Véloroute Rhin) (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention faite du village date de 778 (sous le règne de Charlemagne, sous le nom de « Bladbolsheim » : pays de l'aimable souverain) dans le testament de l'évêque Remigius de Strasbourg. Un premier château fort fut alors construit à l'entrée nord du village, entouré d'un fossé alimenté par le Dorfgiessen, il n'existe plus aujourd'hui. En 841, lors du partage de l'empire, Plobsheim devient terre de l'Empire germanique. Les seigneurs de Plobsheim seront alors, entre autres Heimbourg, Mossung, zum Treubel.

En 1416, l'empereur Sigismond confie le village à Johann Zorn von Eckerich, le village restera lié à la famille Zorn pendant plus de deux siècles. En 1427, les Zorn cèdent leurs droits patronaux sur l'église à Lintelmann II de Rathsamhausen, seigneur de Wiebolsheim. Ce dernier fait construire le chœur et la vieille sacristie de l'actuelle église. En 1454, Adam von Zorn fait construire la chapelle Notre-Dame-du-Chêne au sud du village. En 1562, pendant la Réforme, les Zorn adoptent la religion luthérienne, et tous les habitants du village doivent faire de même. En 1590, les Zorn font construire un château, acquis par la commune en 1836 et qui sert aujourd'hui d'école. La Guerre de Trente Ans (1618 - 1648) cause de nombreux dégâts dans la paroisse.

En 1684, Louis XIV réintroduit le catholicisme, et retire Plobsheim aux Zorn, pour l'attribuer aux seigneurs Nicolas de Kempfer et Christophe de Güntzer. Ces nobles sont parmi les premiers nobles à se convertir au catholicisme, mais seulement un tiers de la population redevient alors catholique. Les Kempfer s'installent dans le château des Zorn, les Güntzer font bâtir une résidence dans la rue de l'église en 1705 : le « Güntzerschloss », devenue actuellement une propriété privée. Une autre résidence construite à cette époque, le « Berholdschloss » ou maison Lorentz (1700) a été démolie en 1963, pour cause de restauration jugée trop coûteuse.

Le « Kempferhof » fut construit à la fin du XIXe siècle, il sert actuellement de restaurant au golf du même nom. En 1886, deux pasteurs luthériens-orthodoxes, Georges Lienhard et Paul Horning, font construire une chapelle et un presbytère, rue de la Scierie. Cette chapelle est devenue une école en 1930, lors du retour des protestataires dans le giron de l'Église officielle.

Les guerres de 1870-1871 et 1914-1918 épargnent relativement la commune. En revanche, le 1er septembre 1939, la population est évacuée dans le Périgord, à Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt (Dordogne). Les premières familles reviennent le 9 août 1940, alors que Plobsheim est occupé par l'armée allemande. Le 28 novembre 1944 à 7h30, Plobsheim est libéré par la 2e division blindée du général Leclerc.

Traditionnellement village d'agriculteurs, pêcheurs et artisans, Plobsheim a beaucoup évolué et grandi au cours des 50 dernières années. En 1968, Plobsheim rejoint la Communauté urbaine de Strasbourg.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plobsheim

Les armes de Plobsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois trèfles de sinople. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Kammerer[2]    
1995 2008 Gérard Kammerer    
1977 1995 Geoffroi Bapst    
1953 1977 Albert Fischer    
1945 1953 Albert Ammel    
1943 1945 Frédéric Clauss    
1925 1943 Michel Goetz    
1925 1925 Adolphe Felsz    
1908 1925 Philippe Lorentz    
1897 1908 Johann Georg Bapst    
1892 1897 Karl Kögler    
1890 1892 Georg Fischer    
1883 1890 Michael Ammel    
1881 1883 Joseph Kerle    
1870 1881 Georg Eiszler    
1865 1870 André Felsz    
1852 1865 Michel Schreiber    
1848 1852 Jacques Koegler    
1823 1848 André Felsz    
1808 1823 Goetz    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt (France)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 985 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
795 901 961 1 272 1 416 1 367 1 282 1 362 1 473
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 472 1 506 1 478 1 387 1 372 1 385 1 422 1 425 1 477
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 459 1 524 1 582 1 496 1 558 1 627 1 690 1 809 1 760
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 015 2 273 2 309 3 167 3 306 3 634 3 651 3 985 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre Dame du Chêne.

Chapelle Notre-Dame du Chêne[modifier | modifier le code]

Les plus anciens pèlerinages remontent à 1351. Le lieu est alors idéalement situé dans la forêt et près d'un cours d'eau calme : le Thurmrheim, la chapelle en bois érigée à côté du sanctuaire dédié à la Vierge Marie est détruite en 1444. Les Zorn construisent alors l'actuelle chapelle en pierre en 1454. Suite à la Réforme, la chapelle est fermée pendant plus de 100 ans, la chapelle subit pillages et profanations pendant la Révolution. Elle est ensuite vendue à Joseph Berger d'Erstein en 1812 puis à Jean Frédéric de Turckheim en 1817, ce dernier fait faillite, et la chapelle tombe entre les mains de nombreux créanciers. Elle est finalement rachetée par la paroisse de Plobsheim en 1866 avec l'aide du baron Félix de Dartein. Elle a par la suite été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1930 et 1938, et Beau site naturel en 1938.

  • Chapelle luthérienne-orthodoxe construite à l'initiative de Georges Lienhard et Paul Horning en 1886, école depuis 1930.

Château des Zorn (1590)[modifier | modifier le code]

Remonte à 1590, puis acquis par la commune en 1836 pour servir de mairie-école. Actuellement il abrite uniquement l'école. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du 18 juin 1929.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Église protestante : construite en 1898 à l'initiative du pasteur Carl Schuller.
  • Église Saint-Pierre, Saint-Paul construite à partir de 1427 par Lintelmann II de Rathsamhausen, elle devient église exclusivement protestante de 1589 à 1688. À partir de cette date les deux offices religieux s'y tiennent en alternance En 1750, elle est agrandie et adjointe d'un clocher. Pendant la Révolution, elle subit une profanation sans précédent. En 1898, la construction de l'église protestante simplifie la situation.
  • Güntzerschloss, construit en en 1705.
  • Kempferhof château construit par Jean de Dartein en 1865, le domaine abrite désormais un golf.
  • Monument aux morts.
  • Pierre du triple ban : pierre qui servait à délimiter les bans des communes de Plobsheim, Altenheim et Ichenheim, déposée au lieu-dit « Schollen » en 1669. Elle a été déplacée derrière la mairie lors des travaux du Plan d'eau.
  • La Thumenau : lieu-dit au sud du village. Anciennement appelé Duminheim, Dommenheim (823), le village a été emporté par une crue du Rhin en 1353, au XIXe siècle, Frédéric de Turckheim y fait construire une résidence entourée de bâtiments agricoles et d'une chapelle. Elle accueille depuis 1977 la communauté du Puits de Jacob : communauté catholique à ouverture œcuménique, de spiritualité ignatienne, reconnue comme association privée de fidèles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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