Pleure, ô pays bien-aimé (film, 1995)

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec le roman Pleure, ô pays bien-aimé et le premier film Pleure, ô pays bien-aimé (film, 1952)

Pleure, ô pays bien-aimé

Description de cette image, également commentée ci-après

Zone rurale « homeland » définie par l'apartheid, à l'instar du domaine de James Jarvis.

Titre original Cry, the Beloved Country
Réalisation Darrell Roodt
Scénario Ronald Harwood
d'après le roman d'Alan Paton
Acteurs principaux
Sociétés de production Miramax Films
Alpine Pty Limited
Distant Horizons
Pays d’origine Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 1995
Durée 106 min (1h46)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the Beloved Country) est un film sud-africano-américain réalisé par Darrell Roodt, sorti en 1995 aux États-Unis et en 1999 en France.

Le film est tiré du roman Pleure, ô pays bien-aimé (1948) de Alan Paton, qui dénonce la ségrégation raciale dont sont victimes les Noirs au début de l'apartheid en Afrique du Sud.

C'est un remake du film éponyme réalisé en 1952 par Zoltan Korda, avec Canada Lee, Sidney Poitier et Charles Carson.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le jeune pasteur Stephen Kumalo (James Earl Jones) se rend à Johannesburg pour y retrouver son fils disparu. Arrivé là-bas il rencontre la misère et apprend que son fils est devenu un criminel recherché pour meurtre, et que sa sœur a été contrainte de se prostituer.

Dans ce début d'apartheid, les propriétaires blancs, tels que James Jarvis (Richard Harris), prennent peu à peu le contrôle des moindres richesses du pays, entraînant la haine des populations noires.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apartheid en Afrique du Sud.

La politique d'apartheid se voulait l'aboutissement institutionnel d'une politique et d'une pratique jusque là empirique de ségrégation raciale, élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation de la colonie du Cap en 1652. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l'individu.

Réception[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté 676 525 $ aux États-Unis[1].

En regard du box-office, le film est noté à 79 % sur le site Rotten Tomatoes[2] et est évalué à 2 étoiles sur 4 sur le site d'Allociné[3].

Le magazine Télérama a écrit la critique suivante :

« Huit ans après l'abolition de l'apartheid, le réalisateur ne parvient ni à raviver l'universalité du roman, ni à tirer ce dernier vers le bilan-mémorial d'une ère (heureusement) révolue. »

— Louis Guichard[3]

De plus, le critique américain du Chicago Sun-Times écrivit :

« "Cry, the Beloved Country" reflète le sentimentalisme qui motive beaucoup de gens, mais échoue à montrer ce que c'était de vivre en Afrique du Sud, ce qui s'est passé et ce qu'il en est aujourd'hui. »

— Roger Ebert[4], Chicago Sun-Times, le 20 décembre 1995.

Remake[modifier | modifier le code]

Le roman Pleure, ô pays bien-aimé d'Alan Paton a d'abord été adapté au cinéma en 1952 par le romancier lui-même (même titre, réalisation de Zoltan Korda). Précédemment, il avait été adapté en 1949 sous forme de « tragédie musicale » par Kurt Weill et Maxwell Anderson, sous le titre Lost in the Stars (tragédie portée au cinéma en 1974 sous le même titre, réalisation de Daniel Mann).

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale a été composée par John Barry :

  1. Letter
  2. Beginning of the Journey
  3. Train to Johannesburg
  4. You've Been Robbed
  5. Emaxambeni - Havana Swingsters
  6. I've Been a Bad Woman!
  7. Is It My Son?
  8. He Was Our Only Child
  9. What Sort of Life Did They Lead
  10. Hamba Notsokolo - Dorothy Masuka
  11. Bastards -- Bloody Bastards
  12. Did It Seem Heavy?
  13. Cry, Cry the Beloved Country
  14. Christ, Forsake Me Not
  15. Boys Club
  16. We Taught Him Nothing
  17. Amazing Grace - Ladysmith Black Mambazo
  18. Go Well Umfundisi
  19. Do Not Spoil My Pleasure
  20. It Is My Son -- That Killed Your Son

La chanteuse Enya a également composé et interprété, sur des paroles de Roma Ryan, la chanson "Exile" en 1991, reprise dans le film.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Box office du film sur Box Office Mojo. Consulté le 12 septembre 2009.
  2. (en) Cry, the beloved country sur Rotten Tomatoes. Consulté le 12 septembre 2009.
  3. a et b (fr) Critiques de Pleure, ô pays bien-aimé sur Allociné. Consulté le 12 septembre 2009.
  4. (en) Cry, the beloved country sur le site de Roger Ebert. Consulté le 12 septembre 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]