Pleumartin

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Pleumartin
Image illustrative de l'article Pleumartin
Blason de Pleumartin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Pleumartin
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse
Maire
Mandat
Éric Bailly
2014-2020
Code postal 86450
Code commune 86193
Démographie
Gentilé Pleumartinois
Population
municipale
1 215 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 18″ N 0° 46′ 09″ E / 46.7383333333, 0.769166666667 ()46° 44′ 18″ Nord 0° 46′ 09″ Est / 46.7383333333, 0.769166666667 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 144 m
Superficie 23,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Pleumartin est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Pleumartin sont Leigné-les-Bois, La Roche-Posay, Vicq-sur-Gartempe, Coussay-les-Bois, Saint-Pierre-de-Maillé. Elle est traversée par la Luire

Les citoyens de Pleumartin sont nommés les Pleumartinois et les Pleumartinoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, Pleumartin prend naissance avec l’établissement d’un prieuré et d’une cure au nord-ouest du bourg actuel, dans une vallée verdoyante à Saint Sennery. En 1380, le Roi Charles VI donne à son chambellan Jean Ysoré, en reconnaissance de son amitié et de sa bravoure, la terre de Pleumartin. Ses descendants transfèrent alors le lieu de culte aux portes du château féodal autour duquel s’organise au XVIe siècle le bourg de Pleumartin.

Pleumartin accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux le 10 mars 1794[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune[2], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant le chef-lieu en zone libre. Au point de passage du Faguet, le capitaine allemand Roosbach est fusillé pour avoir fait du trafic[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1999 mars 2008 Jacques Pérochon   Vétérinaire[4]
mars 2008[5] mars 2012[6] Bernard Doury DVD[6] Vétérinaire[4],
conseiller général,
suicide en cours de mandat
avril 2012 Mars 2014 Jacques Perochon[4]   Vétérinaire
Mars 2014 en cours Éric Bailly DVG Ouvrier Fonderie du Poitou (Saint Jean Industrie)
Syndicaliste

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 215 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 073 1 132 1 119 1 175 1 343 1 357 1 272 1 300 1 378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 374 1 410 1 418 1 351 1 316 1 334 1 387 1 299 1 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 248 1 270 1 335 1 342 1 345 1 320 1 292 1 282 1 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 348 1 302 1 173 1 178 1 154 1 117 1 160 1 163 1 211
2011 - - - - - - - -
1 215 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 49 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Pleumartin ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 211 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (15 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 196 habitants.

La répartition par sexe de la population en 2005 (INSEE) est la suivante: 49,5% d'hommes (50,8% en 1999) et 50,5% de femmes (49,2% en 1999).

En 2005; selon l'INSEE:

  • Le nombre de célibataires était de 32,8 %.
  • Les couples mariés représentaient 50,3 % de la population.
  • Les divorcés représentaient 5,9 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 11 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Certains exploitants agricoles ont entrepris une diversification par l'agriculture dite biologique.

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 16 exploitations agricoles en 2010 contre 28 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 093 hectares en 2000 à 986 hectares en 2010. 31% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement et maïs), 11% pour les oléagineux (tournesol), 18% pour le fourrage et 20% reste en herbes. En 2000,3 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[9].

6 exploitations en 2010 (contre 14 en 2000) abritent un élevage de bovins (660 têtes en 2010 contre 802 en 2000). 5 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage d'ovins (187 têtes en 2010 contre 882 têtes en 2000). L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (323 têtes réparties entre 13 fermes en 2000)[9].

Industries[modifier | modifier le code]

Plusieurs PME se sont installées sur le territoire de la commune dont les compétences variées : fabrication de produits à base d’œuf, chaudronnerie de l’inox pour les établissements hospitaliers, charpentes pour maisons d’habitations, édition de progiciels, préparation et de vente de kartings pour la compétition.

Emplois et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2005 était de 14 % et en 1999 il était de 13,2 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 32,6 % de la population en 2005 et 28,7 % en 1999.

Le taux d'activité était de 75,6 % en 2005 et de 69,1 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil civile[modifier | modifier le code]

  • Château de Pleumartin du XIXe siècle.
  • Restes d'un ancien château.
  • Les Halles sont situées en plein cœur du bourg. Elles ont été construites au XVIIe siècle. Elles ont été le siège, sous l'ancien régime, d'un marché et de foires annuelles. La toiture repose sur charpente faite de chêne. Les poteaux sont posés sur des dés de pierre.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église de Crémille du XIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'argent aux deux fasces d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 203.
  2. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), carte p. 5.
  3. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 153.
  4. a, b et c Laurent Pinot, « Jacques Perochon redevient maire quatre ans après », La Nouvelle-République, publié le 30 avril 2012, consulté le 31 juillet 2013
  5. Résultat des élections de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de la Vienne.
  6. a et b Vienne : le maire de Pleumartin s’est donné la mort, La Nouvelle-République, 14 mars 2012, consulté le 20 mars
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Mort pour la France - Source : SGA - Mémoire des hommes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.