Plessix-Balisson

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Plessix-Balisson
La mairie.
La mairie.
Blason de Plessix-Balisson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Ploubalay
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Maire
Mandat
Philippe Guesdon
2014-2020
Code postal 22650
Code commune 22192
Démographie
Population
municipale
91 hab. (2011)
Densité 1 138 hab./km2
Population
aire urbaine
31 638 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 15″ N 2° 08′ 33″ O / 48.53762, -2.14244 ()48° 32′ 15″ Nord 2° 08′ 33″ Ouest / 48.53762, -2.14244 ()  
Altitude 50 m (min. : 35 m) (max. : 57 m)
Superficie 0,08 km2
Localisation

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Plessix-Balisson

Plessix-Balisson [plɛsi balisɔ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec une superficie de 8 hectares seulement, Plessix-Balisson est la commune la moins étendue de son département, de la Bretagne, et la deuxième plus petite commune de France (après Castelmoron-d'Albret). Elle est entièrement enclavée dans la commune de Ploubalay.

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Seigneurs du Plessis[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur du Plessis s'appelait Geoffroy Baluçon, fils du vicomte Alain Brient et de Muliel. Il venait de la vicomté de Poudouvre qui était un grand fief féodal dont la capitale était probablement la Vicomté, en Dinard, tandis que le siège du doyenné fut, au moins primitivement, Corseul, puis Saint-Enogat vers la fin du XVe siècle.

Geoffroy avait un grand esprit de foi, partagé d'ailleurs par son épouse. On pouvait lire : « Qu'il soit connu de tous que moi, Geoffroy Baluçon, ai donné et concédé, en pure aumône, à la bienheureuse Marie de Saint-Aubin-des-Bois, avec l'assentiment de mon fils Alain, une mine de froment sur la ferme de la Rogerais en Ploubalay et une autre mine sur la dîme du Trèfle on Corseul pour la rédemption de mon âme et de l'âme de mes prédécesseurs. »

C'est donc du nom ou plutôt de son premier seigneur qui reçut en apanage ce démembrement de la vicomté paternelle que le Plessis devint Le Plessis-Baluçon ou Balisson.

Nous ne savons pas quelles furent les limites du Plessis à cette époque. Il n'est pas douteux qu'une partie de Corseul relevait de cette seigneurie ainsi que Créhen, Ploubalay presque en entier lui appartenait ainsi que de larges enclaves en Lancieux et autres paroisses environnantes. Geoffroy Baluçon était donc un haut et puissant seigneur.

Il fit construire dans son fief du Plessis un château fort dont il ne subsiste plus que l'emplacement. C'est autour de cette forteresse que se groupèrent les éléments constitutifs d'une grande seigneurie du Moyen Âge, une justice avec tribunal et juges, des finances avec des officiers fiscaux, une organisation militaire à peu près complète. Ainsi est né le bourg du Plessis-Balisson.

La forteresse du Plessis était pour les habitants le sûr dépôt de leurs récoltes et de leurs biens. En cas d'incursion, elle donnait un abri. C'était le salut de la région. D'autant plus que ce château était édifié sur un mamelon au confluent de petits ruisseaux dont la réunion formait un vaste étang qui permettait aux défenseurs de se couvrir d'eau pour empêcher l'abord de la forteresse. Aujourd'hui, cet étang a été transformé en prairies et en marécages.

La forme du château était triangulaire. De profonds fossés qu'on distingue toujours et qui sont plantés d'arbres aujourd'hui, l'entouraient aux trois quarts. L'étang alimentait les fossés. Malheureusement, les démolitions ont été telles qu'il est impossible de fixer le nombre et l'emplacement des tours. Un puits profond, creusé au centre de l'une d'entre elles, là où devait être la cour d'honneur, demeure le seul vestige du château.

Un folkloriste bien connu écrivait en 1912 qu'il s'était trouvé à passer au Plessis peu de temps après la mise au jour des substructures du château, il y a de cela cinquante ans environ. La base des tours montrait qu'elles devaient être moins grosses que celles du Guildo. On lui dit qu'on avait trouvé beaucoup d'ossements, de chauves-souris, en les déblayant. La base de l'une des tours qui n'avait plus que quelques assises lui avait fait songer à celles du Léhon.

La descendance de Geoffroy Baluçon[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas la date de la mort du premier seigneur du Plessix. Il laissa un fils, Alain, mais on ne sait pas grand-chose sur sa descendance. Certains disent que c'était un Baluçon, ce Guillaume du Plessix compté parmi les 34 bannerets bretons qui accompagnèrent Philippe Auguste à la bataille de Bouvines en 1214.

C'était encore un Baluçon, ce Geoffroy qui devint chancelier de l'Église de Tours et protonotaire apostolique. Il fut chancelier du roi Philippe le Bel et mêlé à l'expédition des plus grandes affaires de son temps. Le pape Clément V le chargea, même de plusieurs missions importantes. En 1295, ce Geoffroy Baluçon possédait des dignités et des bénéfices.

En mai 1296, il est employé dans un diplôme royal comme mandataire des exécuteurs testamentaires de la reine Isabelle d’Aragon, mère de Philippe le Bel. En tant que secrétaire de Philippe le Bel, il fut souvent employé comme conseiller et négociateur. C'est ainsi qu'il fit partie d'une mission envoyée à Rome pour obtenir du pape Benoît XI, l'annulation des bulles fulminées contre Philippe le Bel par Boniface VIII. En 1306-1307, Geoffroy servit plusieurs fois d'intermédiaire entre le roi et le pape Clément V.

Geoffroy Baluçon fit nommer l'un de ses neveux à l'évêché d'Évreux. Vers la fin de sa vie, il se retira dans l'hôtel qu'il possédait en haut de la rue Saint-Jacques à Paris. Il fit transformer cet hôtel en collège sous le nom de Saint-Martin-au-Mont de Paris, ce qui permit à 40 boursiers de faire leurs études gratuitement.

En fin Geoffroy Baluçon mourut en 1332, à l'abbaye de Marmoutier de Tours, où il se retira après avoir fait profession religieuse. Les abbés de Marmoutier dirigèrent par la suite pendant trois cents ans le collège du Plessix. Ce collège, devenant trop coûteux, fut cédé à la Sorbonne (1646) aux trois conditions suivantes :

  • remplir les intentions des fondateurs (entre autres, accepter des BALUCON aptes aux études) ;
  • prier pour eux ;
  • réparer l'édifice.

Jusqu'au XVIIIe siècle, les seigneurs du Plessix se paraient encore du titre de fondeurs du collège du Plessix. Ainsi, Madame de Launay du Pont-Cornou, en Ploubalay, faisait de nombreuses démarches pour que l'un de ses fils, en qualité de descendant des Baluçon obtînt une bourse.

Peu à peu, les Baluçon se dispersèrent et la famille seigneuriale connut l'extinction. Le résultat fut la ruine du château féodal au XVe siècle. Peut-être eut-il déjà à souffrir des guerres que se firent vers 1390, le Connétable de Clisson et Jean IV de Bretagne. Mais la fin du château s'explique surtout par l'extinction de la branche aînée des Baluçon et le passage par alliance du château, à des étrangers qui, résidant loin du Plessix, négligèrent d'entretenir les murailles, lesquelles finalement s'effondrèrent.

Cependant la race des Baluçon ne disparut pas aussi vite que croulaient les murs du château. On cite un Guillaume Baliczon de Saint-Potan à une revue d'armes à Moncontour en 1469. Un Ollivier du Plessis propriétaire de « Karpostant » en Ploubalay en 1448. Un Rolland Baliczon à Créhen en 1461.

Les branches cadettes des Baluçon se sont perpétuées jusqu'à notre époque, entre autres les Launay du « Bois es Lucas » en Saint-Cast qui sont des descendants des Launay du « Pont-Cornou » et de Launay-Comats, puînés des Balissons. Le manoir de la Roche en Lancieux fut aussi la résidence d'autres cadets qui prirent le nom de cette terre. Leur écusson avec des Léopards comme celui des Baluçon en témoigne. La « Guérais de l'Argentais » en Ploubalay furent des juveigneuries des Baluçon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux deux léopards d'or passant l'un sur l'autre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Gérard Ledaguénel    
2008   Philippe Guesdon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 91 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
178 147 194 200 207 217 217 199 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
208 211 221 211 206 215 203 210 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 208 213 187 180 197 180 169 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
169 152 136 108 94 83 91 93 91
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
  • Église du XIXe siècle.
  • Toutes les maisons du bourg ont des noms propres : la Juridiction, l'Auditoire, la Petite Halle, la Grande Halle, le Ballon, la Chambre, Beaumanoir, la Chevronnaie, Pont-Buhal, la Rangée d'Abas, le Pertu-Chaud, les Carreaux-Rouges, la méditation, etc. — La Fontaine au Loup, le Puits de la Ville, la Vallée des Grands-Mères. — Rue Saint-Guillaume, Grande Rue, Place d'Armes, Place du Château[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2010&nivgeo=AU2010&codgeo=193 INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Dinard.
  2. Cette étude historique de Plessix-Balisson a été établie en majeure partie par Maxime Le Poulichet.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Revue des Traditions Populaires, François Duine, R.T.P., 18.1903, page 45

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]