Playmobil
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Playmobil
| Création | 1974 |
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| Dates clés | 1974 (lancement du jouet) |
| Fondateurs | Hans Beck |
| Personnages clés | Hans Beck |
| Forme juridique | Gmbh |
|---|---|
| Slogan | Playmobil, en avant les histoires |
| Siège social | |
| Activité | Jouet |
| Produits | Personnages miniatures |
| Société mère | Geobra Brandstätter |
| Site web | http://www.playmobil.com |
| Chiffre d’affaires |
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Playmobil est une marque de jouets allemande créée en 1974 par Hans Beck.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Dès 1970, Hans Beck (né le 6 mai 1929 en Thuringe et décédé le 30 janvier 2009[4]) , chef de la création de Geobra-Brandstätter à Dietenhofen, près de Nuremberg, a commencé à élaborer un univers de jouets totalement nouveau. Présenté au Salon du jouet de Nuremberg en 1974, Playmobil a connu un succès immédiat à tel point que Geobra est devenu le premier fabricant de jouets d’Allemagne.[réf. souhaitée]
Geobra Brandstätter est une entreprise spécialisée dans les jouets. Au début des années 1970, avant le choc pétrolier, elle produit des jouets en plastique relativement volumineux (caisse enregistreuse, tracteur à pédales). Face à l'accroissement du prix de la matière première, elle décide de fabriquer des jouets plus petits. C'est alors que Hans Beck a l'idée de créer des figurines, accompagnées d'accessoires. Il fait tester les prototypes à ses neveux et nièces, qui adorent[5].
Les premiers Playmobil étaient des personnages masculins. Mais les premières figurines féminines sont apparues dès 1976[6]. En 1981 sont apparus les premiers enfants (garçons et filles) mesurant 2 centimètres de moins que le Playmobil original. Il existe également des bébés de 3,5 centimètres.
Les premiers Playmobil étaient dotés de quatre articulations. Ils pouvaient tourner la tête, balancer séparément les bras et se pencher en avant. C'est en 1982 que les Playmobil ont été dotés de mains pouvant se tourner. Viendront ensuite de nouvelles coiffures et des vêtements qui ne sont plus simplement colorés dans la masse. La peinture est formellement refusée aux débuts. Même le motif de la casaque de chantier est une incrustation. Elle apparaît timidement en 1987 : étoile du shérif, bandeau sur l'oeil du pirate, cheval pommelé. Vingt cinq ans plus tard, elle est omniprésente.
En France, les premières générations de personnages Playmobil sont arrivées sur le marché dans les années 1970 sous l'appellation Klickys. Ainsi des autocollants furent édités, présentant un bonhomme spécifique (cow-boy, indien, etc), avec le slogan « Klicky, le vrai. ». Les boîtes de Playmobils portaient aussi un logo précisant le nombre de personnage contenus à l'intérieur (par exemple : « 2 Klickys »)
En 1990, lancement de la gamme Playmobil 123, conçue pour les enfants de moins de trois ans. Les personnages sont moins articulés et ne sont pas dotées d'accessoires pouvant être avalés.
En 2007, on estimait à plus d'un milliard et demi le nombre de figurines vendues dans le monde depuis la création de la marque[7].
Fin 2009, le nombre de figurines produites s'élevait à 2,2 milliards[8].
Au 16 Juillet 2010, il atteindrait 2 milliards et demi.[réf. souhaitée]
Description [modifier]
Les personnages Playmobil sont des figurines articulées en ABS, un plastique particulièrement résistant. Leurs proportions sont stylisées avec la tête deux fois plus grosse que nature. Ils tiennent debout et mesurent 72 mm sans chapeau. Les articulations, d'abord au nombre de quatre (tête, épaules, axe du bassin), sont passées à six avec les poignets. Les mains sont des pinces souples capables de tenir des accessoires de 3,2 mm d'épaisseur. Dès l'origine, deux sortes d'accessoires complètent les personnages : a) des vêtements, couvre-chefs, outils, armes et autres objets que le personnage peut tenir définissent son rôle social (casque de chantier, chapeau de cow-boy, couronne); b) des maquettes de bâtiments, véhicules, arbres, animaux, meubles et équipements divers dressent le décor à l'échelle du 24 ou du 25ème. Les modèles sont de plus en plus nombreux et de plus en plus élaborés.
Le type de l'enfant, identique à l'échelle près, haut de 52 mm avec la même prise de main, évolue en parallèle. Pour mémoire, il existe aussi un bébé à 4 articulations (les mains fixes) moins riche en accessoires et en possibilités.
Une version de Playmobil davantage orientée vers les plus jeunes, appelée Playmobil 1-2-3, de forme plus arrondie, n'a pas les bras articulés. Ces jouets ne présentent pas les petits accessoires qui pourraient être avalés accidentellement.
Les Playmobil sont fabriqués en Europe, soit en Allemagne à Dietenhofen soit à Malte[9].
Évolution des figurines [modifier]
Les premières collections de 1974 à 1981 [modifier]
La première figurine Playmobil est déjà conçue à partir du schéma qui est sa marque. Une tête ronde coiffée d'une perruque, qui représente le quart de la hauteur, un corps, deux bras indépendants et deux jambes droites pivotant en bloc pour asseoir le personnage. Chaque pièce est teintée dans la masse. Le corps est ou non de la même couleur que les membres. Le visage est rose, il a les yeux ronds et une bouche souriante. On trouve des perruques blondes, brunes et noires.
En 1974, il n'y a que des personnages masculins. Trois thèmes sont alors proposés : la vie de chantier (voirie + un policier), Amérindiens et Moyen Âge. On trouve déjà des véhicules (camions), les chevaux au corps aplati pour y enfourcher le cavalier et des outils et armes. Parmi les outils (pelles, pioches), les formes sont encore utilisées. La France découvre cette collection en 1975, avec déjà, des thèmes qui ne sont proposés qu'outre-Rhin.
L'année 1975 est marquée par l'arrivée des cow-boys. Les premiers personnages féminins, différenciés des hommes par leur perruque et la forme du corps imitant une robe. Le thème de l'hôpital et des pompiers fait son apparition. On trouve les premiers bâtiments à assembler à partir de cette année.
En 1977, les premiers chiens miniatures font leur apparition, avec une variante gueule ouverte ou gueule fermée. Les objets de la vie courante se multiplient, principalement pour le thème médiéval. Les premiers canons sont créés à cette époque, ils possèdent déjà un système de propulsion pour de petits obus en plastique. À cette date, le premier avion et le premier hélicoptère ont été créés.
1978 voit la naissance d'un thème : celui du XVIIIe siècle. Mais c'est sa variante pirate qui va se développer : le bateau pirate date de cette époque. Le cirque est traité à partir de quelques boîtes. Aux chiens et chevaux s'ajoutent les vaches (qui comme les chevaux ont un corps aplati). Une version « color » fait son apparition : les jouets sont blancs et fournis avec des feutres qui permettent de colorier bonshommes, accessoires et animaux. En 1979, les animaux se développent très largement (phoques, moutons, lions). Deux thèmes les favorisent : la ferme et le cirque.
Les thèmes des explorateurs et du monde arabe font apparaître, en 1980, les premiers personnages non européens (peau noire, perruque bouclée et barbe). Une collection sur l'espace débute des spationautes futuristes et une gamme de vaisseaux et de soucoupes. C'est l'époque des premiers trains électriques.
1981 - 2012 : innovations constantes (la main mobile, entre autres) [modifier]
La main capable de pivoter fait son apparition en 1981 avec les premières figurines représentants des enfants. Les adultes conservent cependant leurs mains fixes sur certains thèmes. Dès 1982, la main fixe disparaît. Les collections poursuivent leur route. Le fantôme phosphorescent fait son apparition, tandis que le thème des loisirs, apparu par intermittence depuis 1978 devient récurrent. À partir de 1986, les chevaux connaissent leur première évolution avec l'apparition de robes de couleurs différentes. Le thème des explorateurs s'étend cette même année aux glaces. En 1987, un couple de personnage recrée Philéas Fogg et son adjoint, c'est la première fois qu'un personnage fictif est clairement représenté.
En 1989, la collection 1900, une collection consacrée à la Belle Époque, fait son apparition. Elle dispose de boite de couleur rose, contrairement aux autres boites qui sont de couleur bleue. Une collection destinée aux tout petits enfants (1-2-3) est créée. Ses personnages n'ont pas de bras mobiles et sont de forme plus arrondie.
Après dix ans d'éclipse, le thème Moyen Âge signe son grand retour. Il est cette fois plus centré sur les personnages de guerriers (chevaliers, soldats) et moins sur la ville. La ferme réapparaît également après une courte pause. En 1994, la collection western s'enrichit d'une gamme consacrée à la guerre de Sécession. C'est la première fois qu'un évènement historique précis reçoit une collection. Le milieu des années 1990 voit le nombre de perruques et de dessins sur les visages ou les costumes se multiplier. En 1996, le premier personnage asiatique (yeux bridés) est créé, il s'agit d'un karateka.
La charnière 1999-2000 signe le retour de la science-fiction qui disparaît ensuite en 2002. Dès cette année, la forme du cheval change s'éloignant du modèle plat pour aller vers un modèle plus arrondi. De 2004 à 2006, une collection de Playmobil à tête de lapin est conçue pour commémorer la fête de Pâques (dont le lapin est le symbole en Allemagne). En 2006, la collection Western est arrêtée, elle ne subsiste plus que par achat sur le site de l'entreprise. Des collections sur l'antiquité apparaissent en 2010. En 2012 apparait la préhistoire.
Depuis 2008, il existe des footballeurs dotés de jambes articulées séparément ; depuis 2012, des personnages en maillot de bain qui ont toujours les 6 articulations, mais où tout a changé sauf la tête et les mains. Début 2013, ceux-ci commencent à habiller, soit le haut : danseuses et elfes en tutu, soit le bas : Apaches torse nu, en pantalon et mocassins.
Thèmes [modifier]
Thèmes en 2011 [modifier]
- Les Romains (Antiquité)
- L'arche de Noé
- Les dinosaures
- Les Égyptiens (Antiquité)
- Les pirates fantômes
- La vie en ville
Thèmes en 2012 [modifier]
- 1.2.3
- La vie à la ferme
- Le centre équestre
- La vie dans la savane
- Les chasseurs de trésor
- Le Western
- Les pirates
- Les chevaliers
- Les chevaliers dragons
- La Préhistoire
- La Future Planet
- Les Top Agents
- Les policiers
- Les pompiers
- L'hôpital - Les sauveteurs
- La vie à la maison
- L'école
- La clinique vétérinaire
- Le zoo
- Les loisirs
- Le football
- Les athlètes
- La vie au port
- La maison de ville
- Les princesses
- Les transports
- Le chantier
- Coin idées
- Playmobil SPECIAL
- À emporter
- SuperSet
- Les Œufs De Pâques
- La magie de Noël
Thèmes en 2013 [modifier]
- Les Top Agents 2
- Les Policiers City Action
- Le Grand Hôtel
- Playmobil Special Plus
- Le Transport De Marchandises City Action
- Le nouveau Western
- Les dinosaures
Les slogans [modifier]
Slogans français
- Playmobil, En route, on va chercher l'histoire
- Playmobil, En avant les histoires
Slogans allemand :
- die ganze Welt im Spiel... 1975
- Spiel', was Du täglich erlebst. 1979
- ...weil eins zum anderen passt! 1980
- Das Abenteuer wartet 1987
- Da spielt sich was ab 1992
- So fröhlich wie Ihr Kind 1993
- Spielerisch die Welt entdecken! 2002
Les contrefaçons Playmobil [modifier]
Les contrefaçons hongroises [modifier]
Depuis 1978, la firme hongroise Schenk a reproduit des figurines et accessoires Playmobil sans sa propre licence ou l’autorisation de la marque Playmobil / Geobra Brandstätter[10]. De 1978 à 1995, année d'une condamnation de justice, la petite entreprise Károly Schenk[11] n’a pas employé le nom déposé « Playmobil ». Ils ont néanmoins reproduit des copies exactes des figurines de chez Playmobil et leurs accessoires. Certains sets ont été modifiés pour raconter l’histoire hongroise. Károly Schenk a orienté sa production sur les sets de type militaire selon les âges et la variété culturelle de la Hongrie.
Les mains des figurines sont fixes, tout comme les premiers Playmobil des années 70. En revanche, à la différence de la marque allemande, les chevaux ne sont pas dotés d’une tête articulée. Schenk se distingue également par des couleurs particulières et une qualité de plastique inférieure[réf. souhaitée].
En 1995, la fabrication et la distribution de la marque Schenk fut interdite. Il a été demandé à Károly Schenk de liquider ses stocks à l’intérieur du pays en mars 1996 et la vente hors des frontières a été interdite.
Les contrefaçons chinoises [modifier]
Il arrive que des modèles soient copiés. Souvent très ressemblants, quelquefois parfaitement imités de par leurs formes. La qualité du plastique employé est inférieure et celui-ci est plus cassant, l'emploi de moules moins performants occasionne souvent des bavures de plastique et surtout le non-respect des normes de sécurité européenne en font un jouet plus dangereux[réf. souhaitée]. L’emballage n’est en général copié qu’en partie, souvent sans nom, il reprend parfois des logos et autres sigles de marque. Une fois sorti de son emballage, la provenance de l'objet sera plus difficile à reconnaître.
En 2006 et 2007, des produits manufacturés en Chine sont arrivés sur le marché européen[12]. Dans le thème « construction », des bulldozers sur roues munis d'un moteur à friction et même une version radio-commandée. Un chariot élévateur a aussi été imité, lui aussi vendu en boîte.
En 2009 et 2010, on trouve aussi en Espagne l'équivalent de l'Arche de Noé Playmobil sous la marque Famobil. L'usage de cette marque est pernicieux car c'est sous ce nom que, dans les années 1970 et 1980, la société espagnole Famosa commercialisait les figurines qu'elle fabriquait sous licence Geobra.
Curiosité [modifier]
- Les Playmobil et leurs accessoires sont utilisés dans le programme éducatif C'est pas sorcier comme composants des maquettes utilisées pour expliquer quelque chose.
- Les Playmobil sont customisés pour créer des univers inédits présentés lors d'expositions sous forme de diaporamas et sur des sites qui permettent au plus grand nombre d'exprimer leur créativité (univers-playmo, uchronys, etc...)
- Les psychothérapeutes ont souvent recours à ces figurines au style enfantin pour aider un enfant à décrire, raconter, mimer ou tout simplement extérioriser des traumatismes parfois indicibles, en particulier dans les affaires d'abus sexuels. Les enfants ont davantage de facilité à mettre en scène d'innocents jouets. Atout supplémentaire pour ceux qui sont victimes d'un proche : techniquement "jouer" n'est pas assimilable à révéler un "secret" que l'agresseur leur a souvent ordonné de taire ; l'enfant a ainsi une échappatoire pour témoigner et appeler à l'aide.
- Comme pour les personnages Lego, et plus généralement toutes les figurines articulées, les Playmobil se prêtent au rôle de petits acteurs dociles de vidéos YouTube humoristiques (la chaîne de Murphymario13 est une des plus prolixes), aidés en cela par la grande diversité de leurs univers thématiques.
Notes et références [modifier]
- Informations sur l'entreprise sur playmobil.fr
- Informations sur l'entreprise sur playmobil.fr
- Informations sur l'entreprise sur Le Télégramme.fr
- « Le père des Playmobil est mort », Libération, 2 février 2009.
- Playmobil, The story of a smile, par Felicitas Bachman, publié chez Heel-Verlag GMBH (8 Feb 2006)
- articles des archives du site playmobil
- D'après Direct Soir, 13 septembre 2007.
- Site lemonde.fr, article du 11/12/2009, consulté le 08/10/2011, image no 10 du diaporama.
- Playmobil fabrication européenne sur playmobil.fr
- Les figurines hongroises
- http://www.tricornejock.com/Schenk_generalites.html
- - Les imitations asiatiques
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (de) Felicitas Bachmann, 30 Jahre Playmobil, Heel, Königswinter, 2004, 168 p. (ISBN 978-3898802512)
- (de) J. B. Müller, « Kollege als Lehrer: Gesundheitsunterricht mit Playmobil und Schweineherzen », in MMW Fortschritte der Medizin, 2006, vol. 148, no 51-52, p. 64-66
- (en) Axel Hennel, Playmobil Collector 1974-2009, Schwarz Maerkte U. Figure, 2009, 627 p. (ISBN 978-3935976572)
- (en) Theo van Leeuwen, « The world according to Playmobil », in Semiotica, 2009, vol. 173, no 1-4, p. 299-315
- (fr) Pierre Camerman, Dirigeants de type Lego ou Playmobil ? : guide, Ed. Normant, Nantes, 2010, 156 p. (ISBN 978-2-915685-46-6)
- (fr) Sophie Gasté, « On dirait que... » ou l'influence du sexe dans le jeu de Playmobil, Université de Paris-Nord (Paris 13), 1997, 36 p. (Mémoire de DESS Sciences du jeu)
- (fr) Véronique Lorelle, « À 35 ans, Playmobil fascine toujours les enfants », in Le Monde, 30 décembre 2009
- (fr) Sylvie Vanalderwerlt, Masculin et féminin chez l'enfant à travers ses jeux et ses représentations : exemple des Playmobil, Université de Paris-Nord (Paris 13), 1990, 74 p. (Mémoire de DESS Sciences du jeu)