Plateau du Djado

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21° 00′ 59″ N 12° 18′ 34″ E / 21.0164, 12.3094

Ruines de la vieille cité de Djado
Femmes toubous devant Djado

Le plateau du Djado est un petit massif d'environ 20 000 km². Il est situé au nord-est du Niger. L'unique ville de ce massif est Dirkou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il fut exploré par des Européens pour la première fois en 1906 par une caravane française menée par le commandant Gabel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Trois plateaux gréseux le constituent. Ils sont situés à 1000 m d'altitude et entourent la grande plaine de Madama. Il est encerclé au nord par le plateau du Mangeni, à l'est par celui de Tchigaï et au sud par le très grand erg de Bilma. Ensuite à l'ouest, s'étendent le Ténéré et la plaine de Tafassasset. Le plateau du Djado est l'unique îlot de végétation et la seule étape possible entre le monde des toubous à l'est et le monde des touaregs à l'ouest. Le Djado est difficile d'accès, la seule route permettant d'atteindre le massif passe par Agadez ; c'est la route ancestrale des caravanes qui transportent le sel entre Agadez et les salines de Bilma.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Seule étape possible entre le monde des toubous à l'est et le monde des touaregs à l'ouest, le Djado est difficile d'accès. Les magnifiques ruines des villes fortifiées de Djado et Djaba s'ensablent petit à petit dans l'oubli. Leur accès est très difficile. Une seule route, passant par Agadez, permet de parvenir au plateau ; c'est la route traditionnelle des caravanes de sel entre Agadez et Bilma. La ville de Djado domine les alentours sur son petit éperon gréseux, formé d'une forteresse en terre crue. Elle est aujourd'hui abandonnée mais fut autrefois très prospère grâce à ses salines. Ses habitants l'ont fui à cause des moustiques qui infestent ses palmeraies la nuit tombée. Les toubous y viennent seulement en été pour récolter les dattes qui y poussent en quantité. À la bordure nord des palmeraies, au lieu dit Titilibé, se trouvent des gravures rupestres d'animaux (éléphants, hippopotames, girafes, autruches, bovidés) et de scènes de chasse attestant l'humidité de la région dans son passé préhistorique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Fevai, Le Djado : carrefour de la préhistoire saharienne, Université Panthéon-Sorbonne (Paris), 1974, 112 p. (mémoire de maîtrise d'Histoire)
  • Albert Le Rouvreur, Une oasis au Niger : le Djado, L'Harmattan, Paris, Montréal, 1999, 116 p. (ISBN 2-7384-7860-3)
  • (de) « Prähistorische und paläökologische forschungen im Djado-Plateau, Nordost-Niger », in Beiträge zur allgemeinen und vergleichenden Archäologie, volume 15, 1995, p. 49-84
  • Robert Vernet, « La Place du Djado dans le Sahara central : hommes et climats à l'Holocène », in Würzb.Geogr.Arb., n° 84, 1992, p. 201-234

Liens externes[modifier | modifier le code]