Plat de Parabiago

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Plat de Parabiago
Image illustrative de l'article Plat de Parabiago
Date fin du IVe siècle
Type plat
Technique Argent autrefois rehaussé de vermeil
Dimensions 39 cm de diamètre
Localisation Musée archéologique de Milan, Milan (Drapeau de l'Italie Italie)
Propriétaire Soprintendenza Archeologica della Lombardia

Le Plat de Parabiago ou Patère de Parabiago est un plat en argent décoré d'une scène évoquant la déesse Cybèle. Il a été retrouvé dans un cimetière de la commune de Parabiago près de Milan.

Contexte de sa découverte et usage[modifier | modifier le code]

Le plat a été découvert à l'occasion de travaux en 1907 dans le terrain d'un ancien cimetière antique à Parabiago, dans la province de Milan en Lombardie. Souvent désigné sous le nom de patère, il s'agit plutôt d'un plat utilisé à l'occasion d'un culte rendu à Cybèle[1].

Description[modifier | modifier le code]

Ce plat pèse 3,5 kg et est fabriqué en argent. Il comportait autrefois des rehauts de vermeil. Dans la partie supérieure, sont représentés les deux chariots du soleil (avec une torche tournée vers le haut) et de la lune (torche tournée vers le bas). Au centre est représenté le chariot de Cybèle, représentée avec un bonnet phrygien et un bouclier, et de son amant Attis, lui aussi avec un bonnet et un syrinx, tiré par des lions. Ils sont entourés par trois Corybantes dansant autour d'eux. À droite, un garçon surgit des profondeurs tenant entre ses mains un cercle oval comportant les signes du zodiaque et au centre Aiôn, qui symbolise leTemps. À l’extrême droite est représenté le serpent s'enroulant autour d'un obélisque. Au-dessous se trouvent quatre angelots symbolisant les Saisons, tenant une fleur représentant chacune d'entre elles. Tout autour d'eux se trouvent les personnifications de la Mer avec Oceanus, de la Terre avec Tellus et sa corne d'abondance et enfin des Néréides[1],[2].

Datation[modifier | modifier le code]

D'après sa technique de fabrication, il est beaucoup proche d'œuvres datées des alentours de la fin du IVe et début du Ve siècle. Il pourrait remonter selon certains à l'époque de l'empereur Julien qui a promu un retour à la religion païenne[1]. Pour d'autres, il s'agit d'une œuvre plus tardive, de la fin du IVe[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kurt Weitzmann, Age of Spirituality: Late Antique and Early Christian Art, Third to Seventh century, New York, Metropolitan Museum of Art,‎ 1979, 735 p. (ISBN 9780870991790, lire en ligne), p. 185-186 (notice 164)
  • (en) M.J. Vermaseren, The legend of Attis in Greek and Roman art : with a frontispiece and 40 plates, Leiden, E.J. Brill,‎ 1966, p. 27-29 (pl.XVII)
  • (en) Ruth E. Leader-Newby, Silver and Society in Late Antiquity: Functions and Meanings of Silver Plate in the Fourth to Seventh Centuries, Ashgate, 2004, 254 p., p. 146 (ISBN 9780754607281)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Poliarcheo
  2. a et b Weitzmann, p. 185