Plaque indienne

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3° 18′ 58″ N 95° 51′ 14″ E / 3.316, 95.854 ()

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Plaque indienne
Image illustrative de l'article Plaque indienne

Éponyme Inde
Composition Lithosphère continentale et océanique
Frontières Fosse de l'arc de la Sonde, dorsale du centre de l'océan Indien, suture du Tsang Po
Superficie 0,30637 stéradians
Déplacement
· Direction :
· Vitesse :

nord
6 cm/an
(référentiel : plaque africaine)
Rotation
· Vitesse :
· Pôle eulérien :

1,1034 °/Ma
60° 49' N 30° 40' O
(référentiel : plaque pacifique)

La plaque indienne est une plaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Sa superficie est de 0,30637 stéradians.

Étendue[modifier | modifier le code]

Elle couvre :

Frontières[modifier | modifier le code]

La plaque indienne est en contact avec les plaques eurasiatique au niveau de la suture du Tsang Po, arabique, somalienne, australienne et birmane.

Ses frontières avec les autres plaques sont formées de la fosse de l'arc de la Sonde sur la côte ouest des îles Andaman et de la dorsale du centre de l'océan Indien.

Déplacement[modifier | modifier le code]

Le déplacement de la plaque indienne se fait vers le nord, à une vitesse de 6,00 centimètres par an, ou encore à une vitesse de rotation de 1,1034° par million d'années, selon un pôle eulérien situé à 60°49' de latitude nord et 30°40' de longitude ouest (référentiel : plaque pacifique).

Elle a commencé à se détacher de la plaque africaine (Gondwana) pour rentrer en collision avec la plaque eurasiatique il y a environ 70 millions d'années[1], en finissant par recouvrir l'océan Téthys il y a 50 millions d'années.

Les géologues considéraient la plaque indienne et la plaque australienne comme une seule plaque appelée « plaque indo-australienne ». Depuis la découverte d'une zone de failles et de déformations dans l'océan Indien entre Sumatra et l'archipel des Chagos, les deux plaques sont en cours de séparation, la désolidaritation pouvant prendre encore plusieurs millions d'années[2],[3],[4]. Ce phénomène s'est traduit le 11 avril 2012 par deux séismes de magnitude 8,7 et 8,2 le long de failles de décrochement dans la zone de rupture des deux plaques, sous l'océan Indien, loin des limites de plaque[3],[4].

Le déclenchement des séismes d'avril 2012 est lié à l'activité de la subduction à Sumatra. La plaque Australie qui remonte vers le nord (subduction sous le bloc de la Sonde), se voit freinée par l'Inde en collision avec l'Eurasie au niveau de la chaîne himalayenne. Depuis des millions d'années, des tensions s'accumulent au cœur de la plaque, une déformation diffuse se forme avec ouverture de failles. Les séismes du 11 avril 2012 sont directement liés au méga-séisme de Banda Aceh de 2004[5],[6].

En 2010, la découverte faite dans la région de Cambay de dépôts fossilisés datant d'environ 65 millions d'années remet en cause la théorie actuelle de la dérive du sous-continent indien[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Raymond Matabosch, « Deux séismes frappent le Xizang, Tibet, région frontalière avec le Qinghai, Chine », AmériQuébec,‎ 24 mars 2010 (lire en ligne)
  2. La Recherche n° 470 décembre 2012 p 16
  3. a et b « Rupture annoncée de la plaque indo-australienne, place aux séismes ! » (consulté le 26 décembre 2012)
  4. a et b « Indonésie : une importante fracture de la plaque tectonique à l'origine des séismes » (consulté le 26 décembre 2012)
  5. Un séisme majeur peut en initier un autre 29-10-2012 http://www.insu.cnrs.fr/node/4000
  6. http://www.geologie.ens.fr/spiplabocnrs/spip.php?article427
  7. (fr) AFP, « Des dépôts fossilisés remettent en question l'histoire géologique de l'Inde », Aujourd'hui l'Inde,‎ 26 octobre 2010 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]