Plaque incubatrice

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Plaque incubatrice d'une Hirondelle de rivage

La plaque incubatrice est une zone dénuée de plumes et de duvets sur la poitrine ou l'abdomen des oiseaux et qui a pour fonction de permettre une meilleure transmission de la chaleur lors de l'incubation.

Quelques jours avant la période d'incubation, l'adulte – ce peut être le mâle ou la femelle ou les deux – commence à perdre ses plumes, formant une plaque de peau nue. La peau enfle sous l'effet de l'accumulation d'eau et d'une vascularisation prononcée des tissus. Le processus est provoqué par l'œstrogène et la prolactine. Les artérioles sont pourvues d'une musculature bien développée qui permet le contrôle du flot sanguin. Afin de conserver la chaleur du corps, la plaque incubatrice est bien drainée de sang pendant les périodes d'incubation, mais ne l'est pas lorsque l'oiseau s'affaire à d'autres activités.

La plaque incubatrice peut être constituée d'une seule zone, comme chez les passereaux, ou de deux zones latérales, comme chez les goélands, les cailles et la plupart des limicoles. Elle disparaît après l'éclosion des œufs. Les canards et les oies contribuent activement au processus en se déplumant eux-mêmes la poitrine. Ils garnissent ensuite leur nid de ces plumes.

Certaines espèces ne développent pas de plaque incubatrice. Les espèces parasites, qui pondent leurs œufs dans le nids d'autres oiseaux et qui n'incubent jamais leurs propres œufs, n'en ont pas. Les fous, les guillemots et les manchots n'incubent pas leurs œufs avec une plaque incubatrice.

Références[modifier | modifier le code]