Plante (pied)

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Plante (pied)

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Plante d'un pied gauche masculin (à gauche) et féminin (à droite).

Données
Latin planta
Artère médiale plantaire, plantaire latérale
Nerf plantaire médial, plantaire latéral

La plante du pied est sa partie inférieure, qui met en contact le corps avec le sol.

Le terme « plantaire » caractérise ce qui est relatif à la face inférieure du pied.

Fonctions[modifier | modifier le code]

C'est sur cette partie du pied que le corps prend appui lorsqu'un individu se tient debout, marche, saute ou court. La plante du pied joue un rôle important « dans la perception du mouvement et le contrôle postural »[1].

C'est une zone réflexe (notamment marquée par le réflexe de Babinski chez l'enfant de 0 à 6 ans[2]). Le réseau nerveux de la plante du pied informe aussi le cerveau sur la nature du sol et son degré de pente sur sa nature plus ou moins glissante, sa température, etc.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La plante du pied est épaisse, mais aussi localement[3] très innervée notamment au sommet de la voute plantaire, ce qui en fait la partie du corps humain qui est la plus sensible ou presque (tout dépend des individus) (chatouilles).

La forme de la plante de pied humaine est unique chez les primates, en raison notamment d'un pouce de pied qui n'est plus préhensile et de la position debout adoptée par l'Homo sapiens[4]

La plante du pied est aussi généralement chez les femmes plus tendue, généralement bien plus chatouilleuse et moins ridée que celle de l'homme.

Les veines sont plus profondes et mieux protégées sous le pied que sur le dessus du pied[5]

La peau peut en être moite ou transpirante, plus ou moins selon les individus et la manière dont ils sont chaussés et habillés.

Massages[modifier | modifier le code]

Le fait de masser la plante des pieds aurait selon la réflexologie des vertus curatives : cela libérerait des toxines [réf. nécessaire] capables de soulager divers organes du corps humain.

Culture[modifier | modifier le code]

Dans certaines cultures, la plante du pied bénéficie d'un certain attrait sexuel[6].

Dans certains pays orientaux et d'Asie, il est offensant de montrer la plante du pied d'un individu[7].

Pathologies[modifier | modifier le code]

  • durillons
  • desquamations, suite à certaines maladies ou intoxications (par le mercure par exemple) ou suite à certaines carences alimentaires[8]
  • lésions ulcéronécrotiques (chez les diabétiques et lépreux notamment)
  • Pian[9]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. André-Deshays, C., & Revel, M. (1988). Rôle sensoriel de la plante du pied dans la perception du mouvement et le contrôle postural. Méd Chir Pied, 4(4), 217-223.
  2. Walshe, F. (1956). The Babinski plantar response, its forms and its physiological and pathological significance. Brain, 79(4), 529-556.
  3. Gerthoffer, J. (1982). Cartographie du seuil de perception de la pression de la plante des pieds. Ann Kiné, 9, 469-474.
  4. Volkov, T. (1905). Variations squelettiques du pied chez les primates et dans les races humaines. Laffray fils et gendre ; Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, 1903 Vol 4, n°4 pp. 632-708
  5. Lejars, F. (1980). Les veines de la plante du pied. Archives de physiologie, 5.
  6. (en) Rossi William A., The Sex Life of the Foot and Shoe, Kreiger Publishing,‎ 1993
  7. (en) Lumsden Gay, Lumsden, Donald., Weithoff, Carolyn., Communicating in Groups and Teams: Sharing Leadership, Worth Publishing,‎ 2009 (ISBN 978-0495570462, lire en ligne), p. 223
  8. VAN DAELE, G. (1938). http://lib.itg.be/open/ASBMT/1938/1938asbm0653.pdf Sur une affection de carence et de déséquilibre diététique observée au Congo (buaki des indigènes)] (PDF, 17 pages)
  9. Hermans, E. H. (1939). Pian de la plante du pied et de la paume de la main. Acta leidensia, 14, 111-118.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loth, E. (1913). Étude anthropologique sur l'aponévrose plantaire. Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, 4(6), 601-609.
  • WALSHE, F. (1956). The Babinski plantar response, its forms and its physiological and pathological significance. Brain, 79(4), 529-556.