Planches
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Planches | ||
Entrée de Planches avec vue de l'église Notre-Dame |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Orne | |
| Arrondissement | Argentan | |
| Canton | Le Merlerault | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de la Risle | |
| Maire Mandat |
Agnès Bois 2008-2014 |
|
| Code postal | 61370 | |
| Code commune | 61330 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
190 hab. (2010) | |
| Densité | 15 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 239 m — Max. 308 m | |
| Superficie | 12,49 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Planches est une commune française, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie, peuplée de 190 habitants[Note 1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune du département de l'Orne, située aux confins du pays d'Ouche, du pays du Merlerault et du pays d'Auge.
Histoire [modifier]
Le village doit probablement son nom de Planches (Plancis vers 1050), à une époque reculée où des planches étaient probablement utilisées comme ponceaux pour le franchissement des ruisseaux qui forment plus en aval la Risle[1].
En Normandie, on trouve également Les Planches dans l'Eure, (Planchis vers 1370), au confluent des rivières Iton et Eure où l'usage de planches, dont une des définitions en français est « petits ponts de bois ou passerelles », ne devait pas être anodin (Les Planches a été réunie à Acquigny en 1971).
Lecture du Littré de Gallimard Hachette 1957 :
« Planche : Morceau de bois refendu, peu épais, et plus long que large. " Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche " La Fontaine, fable XII,4. " A quelques lieues de Mojaïsk, il fallut traverser la Kologha ; ce n'était qu'un gros ruisseau, deux arbres, autant de chevalets et quelques planches suffisaient pour en assurer le passage..." Segur, Histoire de Napoléon IX, 7. »
L'observation de la carte de Guillaume Delisle de 1716 semble montrer que le futur bourg de Planches, le long de la route Paris Granville (D926) alors inexistante, se trouve en pays d'Ouche, alors que l'église au sud de la Risle et Saint-Vandrille se situent dans la campagne d'Alençon.
Une partie de la commune de Planches se serait constituée avec des terres d'Échauffour.[réf. nécessaire]
La carte de Guillaume Delisle est d'un intérêt considérable puisqu'elle montre les voies de communication avant la création au XVIIIe siècle de la route Paris-Granville.
L'axe nord-sud Rouen-Alençon était plus proche et passait par le Merlerault, l'axe est-ouest L'Aigle-Argentan passait par Échauffour.
Le chemin de Bonsmoulins, autrefois ville sur les marches de Normandie, par Planches et l'église, vers Les Authieux-du-Puits, les autels en Gaulois, était-il un axe immémorial de communication ?
Lors de la guerre de Cent Ans une escarmouche aurait opposé un parti anglais et un parti français à Planches, une troupe venant de Bonsmoulins et l'autre d'Echauffour.
Malgré l'isolement que montre la carte de 1716[2], Planches avait plusieurs atouts. La présence de minerai de fer, les forêts, l'eau, des gisements de marne.
Des antiquités gallo-romaines ont été trouvées à Planches[3], il est probable que ces populations surent tirer parti du bois pour faire du charbon afin d'extraire le fer du minerai, ou pour la cuisson de céramiques, de briques, et de tuiles. (Voir sur la carte de Cassini au nord-est le lieu dit Le Charbon)
Au Moyen Âge, l'isolement contribua à l'installation d'un prieuré de bénédictins à l'origine de l'église de Planches.
La force mécanique de l'eau fut ensuite exploitée par des moulins dont l'un était à proximité de l'église et l'autre à Saint-Vandrille.
L'esprit pratique de l'époque permit de créer l'étang de Saint-Vandrille probablement riche de poissons. De nos jours ce dernier a laissé la place à une maigre lande de faible rapport.
Des fours banaux assujettis à des droits féodaux permettaient la cuisson du pain. L'un à priori se trouvait à la Bansière.
Enfin, la marne exploitée dans des marnières permettait d'amender les terres agricoles. Une marnière a existé du côté de la halte de Planches.
Au XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution, la construction de la route royale Paris-Granville allait changer profondément la physionomie de Planches.
Le village se déplace vers la nouvelle route avec la création de commerces le long de celle-ci.
Certaines maisons de la grande rue à Planches ont donc vu passer les diligences et malle postes.
En 1830, la route de l'exil de Charles X, roi destitué lors des Trois Glorieuses, passe par Planches vers le 8 août[4].
En 1840, Planches absorbe Saint-Vandrille. La chapelle de Saint-Vandrille a été détruite en 1953. Au dire d'anciens, certains habitants de Planches tenaient encore à se faire enterrer dans le cimetière de cet ancien village.
Le XIXe siècle voit l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne L'Aigle-Surdon le 5 août 1867. Planches donne son nom à la halte qui se trouve en fait sur la commune d'Échauffour. Le nouveau clocher de l'église de Planches, achevé en 1868, montre la bonne santé financière du village à l'époque.
En 1870, les Prussiens occupent la région. Aux Authieux, ils réquisitionnent l'église pour y abattre un taureau.
Le début du XXe siècle est marqué par l'hécatombe de la Grande Guerre, dont le monument aux morts vers le Merlerault témoigne.
Le chemin de fer subit des bombardements lors de la Deuxième Guerre mondiale. Un train blindé allemand est mitraillé par un avion de chasse dans la courbe de la halte de Planches.
L'apparition de l'automobile sera une autre cause d'hécatombe à l'entrée du village.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Planches a compté jusqu'à 854 habitants en 1836.
Lieux et monuments [modifier]
- Église Notre-Dame
- Moulins
- Chapelle de Saint-Vandrille
- Vitraux
Personnalités liées à la commune [modifier]
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, superficie : IGN[7]
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France, Larousse 1963.
- Voir la carte de Normandie par Guillaume Delisle
- L'époque gallo-romaine (3) - Musée de Normandie
- Le Journal du Calvados N° 81, pages 28-29,
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Répertoire géographique des communes (http://professionnels.ign.fr/42/produits-gratuits/produits-gratuits-a-telecharger.htm).
Liens externes [modifier]
- Planches sur le site de l'Insee
- Nolin, Jean-Baptiste (1657-1708). Le duché et gouvernement de Normandie
- Jaillot, Bernard-Jean-Hyacinthe (1673-1739). Le Gouvernement général de Normandie
- Robert de Vaugondy, Gilles (1688-1766). Carte du gouvernement de Normandie
- Paroisse ou village commun "La Planche". Carte générale de Normandie.
- GenCom Carte de Cassini
- Carte Argentan - Falaise. N° 62. Flle 57 / [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]
