Planches

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Planches
Entrée de Planches avec vue de l'église Notre-Dame
Entrée de Planches avec vue de l'église Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Le Merlerault
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées du Merlerault
Maire
Mandat
Agnès Bois
2014-2020
Code postal 61370
Code commune 61330
Démographie
Population
municipale
196 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 09″ N 0° 22′ 17″ E / 48.7025, 0.37138888888948° 42′ 09″ Nord 0° 22′ 17″ Est / 48.7025, 0.371388888889  
Altitude Min. 239 m – Max. 308 m
Superficie 12,49 km2
Localisation

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Planches

Planches est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 196 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du département de l'Orne, située aux confins du pays d'Ouche, du pays du Merlerault et du pays d'Auge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit probablement son nom de Planches (Plancis vers 1050), à une époque reculée où des planches étaient probablement utilisées comme ponceaux pour le franchissement des ruisseaux qui forment plus en aval la Risle[1].

En Normandie, on trouve également Les Planches dans l'Eure, (Planchis vers 1370), au confluent des rivières Iton et Eure où l'usage de planches, dont une des définitions en français est « petits ponts de bois ou passerelles », ne devait pas être anodin (Les Planches a été réunie à Acquigny en 1971).

Lecture du Littré de Gallimard Hachette 1957 :

« Planche : Morceau de bois refendu, peu épais, et plus long que large. " Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche " La Fontaine, fable XII,4. " A quelques lieues de Mojaïsk, il fallut traverser la Kologha ; ce n'était qu'un gros ruisseau, deux arbres, autant de chevalets et quelques planches suffisaient pour en assurer le passage..." Segur, Histoire de Napoléon IX, 7. »

L'observation de la carte de Guillaume Delisle de 1716 semble montrer que le futur bourg de Planches, le long de la route Paris Granville (D926) alors inexistante, se trouve en pays d'Ouche, alors que l'église au sud de la Risle et Saint-Vandrille se situent dans la campagne d'Alençon.

Une partie de la commune de Planches se serait constituée avec des terres d'Échauffour.[réf. nécessaire]

Carte du Pays d’Ouche, 1716

La carte de Guillaume Delisle est d'un intérêt considérable puisqu'elle montre les voies de communication avant la création au XVIIIe siècle de la route Paris-Granville.

L'axe nord-sud Rouen-Alençon était plus proche et passait par le Merlerault, l'axe est-ouest L'Aigle-Argentan passait par Échauffour.

Le chemin de Bonsmoulins, autrefois ville sur les marches de Normandie, par Planches et l'église, vers Les Authieux-du-Puits, les autels en Gaulois, était-il un axe immémorial de communication ?

Lors de la guerre de Cent Ans une escarmouche aurait opposé un parti anglais et un parti français à Planches, une troupe venant de Bonsmoulins et l'autre d'Echauffour.

Malgré l'isolement que montre la carte de 1716[2], Planches avait plusieurs atouts. La présence de minerai de fer, les forêts, l'eau, des gisements de marne.

Des antiquités gallo-romaines ont été trouvées à Planches[3], il est probable que ces populations surent tirer parti du bois pour faire du charbon afin d'extraire le fer du minerai, ou pour la cuisson de céramiques, de briques, et de tuiles. (Voir sur la carte de Cassini au nord-est le lieu dit Le Charbon)

Au Moyen Âge, l'isolement contribua à l'installation d'un prieuré de bénédictins à l'origine de l'église de Planches.

La force mécanique de l'eau fut ensuite exploitée par des moulins dont l'un était à proximité de l'église et l'autre à Saint-Vandrille.

L'esprit pratique de l'époque permit de créer l'étang de Saint-Vandrille probablement riche de poissons. De nos jours ce dernier a laissé la place à une maigre lande de faible rapport.

Des fours banaux assujettis à des droits féodaux permettaient la cuisson du pain. L'un à priori se trouvait à la Bansière.

Enfin, la marne exploitée dans des marnières permettait d'amender les terres agricoles. Une marnière a existé du côté de la halte de Planches.

Au XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution, la construction de la route royale Paris-Granville allait changer profondément la physionomie de Planches.

Le village se déplace vers la nouvelle route avec la création de commerces le long de celle-ci.

Certaines maisons de la grande rue à Planches ont donc vu passer les diligences et malle postes.

En 1830, la route de l'exil de Charles X, roi destitué lors des Trois Glorieuses, passe par Planches vers le 8 août[4].

En 1840, Planches absorbe Saint-Vandrille. La chapelle de Saint-Vandrille a été détruite en 1953. Au dire d'anciens, certains habitants de Planches tenaient encore à se faire enterrer dans le cimetière de cet ancien village.

Le XIXe siècle voit l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne L'Aigle-Surdon le 5 août 1867. Planches donne son nom à la halte qui se trouve en fait sur la commune d'Échauffour. Le nouveau clocher de l'église de Planches, achevé en 1868, montre la bonne santé financière du village à l'époque.

En 1870, les Prussiens occupent la région. Aux Authieux, ils réquisitionnent l'église pour y abattre un taureau.

Le début du XXe siècle est marqué par l'hécatombe de la Grande Guerre, dont le monument aux morts vers le Merlerault témoigne.

Le chemin de fer subit des bombardements lors de la Deuxième Guerre mondiale. Un train blindé allemand est mitraillé par un avion de chasse dans la courbe de la halte de Planches.

L'apparition de l'automobile sera une autre cause d'hécatombe à l'entrée du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Joseph Hitier    
1995 mars 2008 Étienne Morand SE  
mars 2008 en cours Agnès Bois[5] SE Secrétaire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Planches a compté jusqu'à 854 habitants en 1836.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
185 217 239 209 566 761 742 684 676
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659 618 582 560 538 498 500 474 466
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
412 382 349 388 378 360 369 357 331
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
307 230 219 192 201 184 182 196 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame
  • Moulins
  • Chapelle de Saint-Vandrille
  • Vitraux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : IGN[8]
  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France, Larousse 1963.
  2. Voir la carte de Normandie par Guillaume Delisle
  3. L'époque gallo-romaine (3) - Musée de Normandie
  4. Le Journal du Calvados N° 81, pages 28-29,
  5. Réélection 2014 : « Planches (61370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Répertoire géographique des communes (http://professionnels.ign.fr/42/produits-gratuits/produits-gratuits-a-telecharger.htm).

Liens externes[modifier | modifier le code]