Planche à laver

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La planche à laver (en anglais : washboard) est un instrument de musique frotté apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.

Facture[modifier | modifier le code]

Femme allemande utilisant, vers 1947, une planche à laver pour la lessive manuelle, ce qui est la fonction originelle de cet objet.
Femme allemande utilisant, vers 1947, une planche à laver pour la lessive manuelle, ce qui est la fonction originelle de cet objet.
Joueuse de planche à laver.
Vest-frottoir sur un des frères Chenier.
La planche à laver du Washboard Chaz Blues

À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge ; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique. Elle est composée d'une section plane en aluminium, en inox ou en bois, avec des cannelures, sur laquelle se fixent parfois des mini-cymbales, des cloches ou d'autres petits idiophones.

Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de "vest-frottoir" ou frottoir en cajun louisianais.

Jeu[modifier | modifier le code]

Il se joue en le plaçant contre sa poitrine et en frottant ou tapant dessus avec des dés à coudre placés sur chaque doigt. C'est l'instrument de percussion de prédilection de la musique cadienne. De même, dans le jazz Nouvelle-Orléans ou le blues, les premiers batteurs les utilisaient pour la partie rythmique.

Cet instrument a été utilisé dans les années 1950 dans un style de musique anglo-saxonne, le skiffle, mélange de jazz, folk et blues. Avant les Beatles, le premier groupe de John Lennon, les Quarrymen, jouait du skiffle et Pete Shotton tenait la planche à laver.

Aujourd'hui, nombre d'orchestres de ce type apprécient le côté pratique et portatif de cet instrument et les sons particuliers qu'il produit entre des mains expertes (Cf. Washboard Sam, Gilbert Leroux, Michel Cousin...) Ce sont souvent les musiciens qui fabriquent eux-mêmes leurs instruments selon leurs besoins. Certains musiciens des pays de l'Est pratiquent aussi ce genre d'instrument. En France Mathieu Péquériau, aussi harmoniciste, l'utilise dans Red Cardell.

Chez les washboardistes actuels, outre les «puristes» qui préconisent d'être le plus proche possible de l'origine, une simple planche avec le moins possible d'accessoires, on rencontre aussi des «créatifs» qui ajoutent nombre d'accessoires, voire une caisse claire. Ils ne jouent plus seulement avec les doigts et des dés à coudre mais aussi avec des baguettes, et s'approchent de plus en plus de la batterie.

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