Plan de numérotation en France

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Depuis le 18 octobre 1996 à 23 heures, le plan de numérotation en France est basé sur une numérotation normale à 10 chiffres permettant de localiser géographiquement un abonné.

Historique du plan de numérotation[modifier | modifier le code]

Le début de l’exploitation des réseaux téléphoniques en France date de 1879. L'utilisateur demandait à une opératrice (demoiselles du téléphone) d'effectuer une connexion avec son correspondant en prenant en compte le nom et souvent en l'épelant. Comme suite à la fusion des trois réseaux téléphoniques existant en une société unique, la Société Générale des Téléphones, la gestion passe à l’État, en 1889, par décision de l'Assemblée Nationale. Il y avait alors 11 314 utilisateurs, dont 6 425 à Paris.

Plan manuel numérique[modifier | modifier le code]

En 1896 paraît le premier annuaire téléphonique, avec les utilisateurs des bureaux parisiens de Wagram et Passy.

Plan manuel à 5 chiffres (1896)[modifier | modifier le code]

Un numéro à cinq chiffres est alors attribué à chaque utilisateur des bureaux parisiens :

  • le premier correspond au numéro du bureau de rattachement,
  • les deuxième et troisième indiquent le standard,
  • les deux derniers identifient l’abonné, c'est-à-dire son indexation parmi les 99 lignes d'un même standard.

En 1897, c'est ce numéro qu'il est demandé d'annoncer aux opératrices, et non plus le nom du correspondant.

Plan manuel alphanumérique[modifier | modifier le code]

Plan manuel à plusieurs caractères (1912)[modifier | modifier le code]

En octobre 1912, le plan précédent évolue. Le numéro passe à cinq caractères avec la modification suivante :

  • le premier correspond au nom du bureau de rattachement,
  • les deuxième et troisième indiquent le standard,
  • les deux derniers identifient l’abonné.

L'abonné 21 du 12e standard du bureau Gutenberg devient GUTENBERG 11221 au lieu de 1221.

Plan automatique[modifier | modifier le code]

L'automatisation[1], autorisant la suppression totale de l'intervention des opératrices pour l'établissement des communications entre abonnés. est déjà réalisée dans un certain nombre de cas, en 1913 à Nice, dès 1926 à Paris. Elle nécessite de résoudre un problème lié au plan de numérotation dans l'ensemble du territoire.

Plan automatique à 7 caractères (1928)[modifier | modifier le code]

Lors de l'automatisation des centraux, les appareils possédant un cadran à 10 ouvertures permettent de composer des numéros alphanumériques. En octobre 1928, comme suite à la mise en service du premier autocommutateur à Paris au central Carnot, il faut tout d'abord composer les trois premières lettres du bureau souhaité (par exemple GUT, pour joindre un abonné dépendant du central Gutenberg).

Plan automatique national alphanumérique (1946)[modifier | modifier le code]

L'étude d'un plan de numérotation est confiée en 1941 à une Commission spéciale. Elle se termine à la fin de 1942 sans obtenir de conclusions définitives. Le sujet est repris en 1945 par la Section Technique de l'Administration des PTT, qui aboutit à la définition d'un plan de numérotation national en 1946.

En 1946, le plan est modifié et l'utilisateur dispose d’un numéro en deux parties :

  • l'une constituée d’un indicatif de série à deux, identifié comme PQ, pour Préfixe Quantitatif, ou trois caractères.
  • l'autre comportant quatre chiffres, identifié comme MCDU(abréviation de « millier, centaine, dizaine, unité »), correspondant à l'indexation de l'utilisateur dans le commutateur.

Dans les réseaux urbains des très grandes villes, le nom des centraux est conservé, l'utilisateur doit composer les deux ou trois premières lettres dans le cas de la région parisienne. Dans tous les autres cas, l’indicatif de série correspond à un nom de ville caractéristique de l'acheminement, suivi d'un chiffre.

Les lignes étaient donc référencées de manière alphanumérique :

  • par commune pour celles avec moins de 1 000 lignes (par exemple : le sketch Le 22 à Asnières de Fernand Raynaud),
  • par central pour celles avec plus de 1 000 lignes, en général dans les grandes villes (par exemple : BALzac 00 01, pour la célèbre agence publicitaire parisienne de Jean Mineur, BUrdeau 43 21 à Lyon, en province.).

Plan automatique national tout numérique (1953-1963)[modifier | modifier le code]

En 1953, il est décidé d'arrêter l'emploi de lettres pour la numérotation, sauf pour la région parisienne, qui conservera cette particularité jusqu'au 1er octobre 1963.

Lors de l'établissement des liaisons interurbaines automatisées, principalement au départ de Paris, la numérotation à sept caractères utilisée à Paris montre ses limites. Dès 1957, compte tenu des nécessités de l'acheminement des communications, il apparaît impossible de numéroter l'ensemble des abonnés français avec un système à 7 caractères. De plus, il s'avère nécessaire de limiter autant que possible les manœuvres du cadran téléphonique par les abonnés.

Un plan de numérotation pour les abonnés français fut établi en 1955, avec les considérations suivantes :

  • des numéros régionaux à 6 caractères dont les deux premiers sont caractéristiques du centre ou du groupement de rattachement. Le principe était de permettre à tous les abonnés d'une certaine zone régionale de s'appeler entre eux en ne composant que ces 6 caractères. Ces zones correspondent non pas à une même région administrative, mais à des zones d'exploitation téléphonique, car la majeure partie du trafic concerne le département d'origine et les départements limitrophes, qu'ils appartiennent ou non à la même région administrative;
  • la détermination d'indicatif caractérisant les zones régionales de numérotages à 6 caractères, en raison du nombre de ses abonnés, la Région parisienne conserve la numérotation à 7 caractères de la zone automatique de Paris : 3 lettres et 4 chiffres pour les abonnés de la Seine, 7 chiffres - dont le premier sera toujours un 9 - pour les abonnés des autres départements de la région de Paris. À cette époque, le département de Seine et Oise. Cette détermination a nécessité de créer des indicatifs départementaux, sauf de rares exceptions, en raison du chevauchement de ces zones. Cette différence de numérotation régionale (6 ou 7 caractères) évitait le chevauchement entre la zone régionale de Paris et les autres. Mais les zones régionales, construites autour de chaque département, se chevauchaient nécessairement.

Chaque abonné possède un numéro national à 8 caractères comportant l'indicatif départemental à 2 chiffres, sauf pour les départements de la Région parisienne, dont l'indicatif commun est le 1, et d'autre part, le numéro régional à 6 chiffres.

Ainsi pour l'ensemble de la France et compte tenu du fait que le numérotage des abonnés de la Région Parisienne était composé de 7 caractères (3 lettres et 4 chiffres), tous les abonnés pouvaient être identifiés par un numéro à 8 chiffres.

Chaque abonné était représenté à l'annuaire par un numéro de 6 chiffres. L'annuaire donnait également la liste des indicatifs départementaux à utiliser pour toutes les relations automatiques interurbaines à grande distance.

Pour les relations interdépartementales, l'abonné demandeur devait composer au cadran non pas 8 mais 10 chiffres. En effet, pour avoir accès aux chaînes automatiques nationales, il devait composer l'indicatif : 16 réservé à l'interurbain automatique, puis après l'audition d'une tonalité, le numéro national : l'indicatif du département de destination, suivi du numéro à 6 chiffres de l'abonné demandé. Dès 1959, ce numérotage à 10 caractères était déjà utilisé dans les relations automatiques des grands centres de province : Bordeaux, Lille, Montpellier, Nice, Rouen, Strasbourg, Le Mans avec Paris.

Plan exclusivement numérique[modifier | modifier le code]

Chaque abonné est représenté dans l'annuaire par son numéro régional à 6 ou 7 caractères. Chaque annuaire départemental définit la zone régionale de numérotage pour le département. Pour les relations interurbaines, l'abonné demandeur devait composer non pas 8, mais 10 caractères. Il était nécessaire de composer l'indicatif 16 et, après l'audition d'une seconde tonalité, le numéro national de son correspondant (indicatif départemental suivi du numéro à 6 ou 7 caractères figurant dans l'annuaire). Ainsi, pour obtenir le secrétariat d'état aux PTT (Ségur 16-40), les abonnés concernés devaient composer : 1 6 1 S E G 1 6 4 0.

Le passage à l'automatique et à un plan exclusivement à base de chiffres dans les années 1950-60 s'est fait sur le standard suivant :

  • l'indicatif 1 pour l'Île-de-France, suivi d'un numéro à 7 chiffres dérivé des anciens noms de centraux (ainsi, BALzac 00 01 devient 225 00 01) ;
  • un indicatif à deux chiffres pour chaque autre département, suivi d'un numéro à 6 chiffres ;
  • l'indicatif 15 ou 16 pour les appels interzones ;
  • l'indicatif 19, avec attente de tonalité, pour les appels internationaux.

Réaménagement du plan initial de 1955 en 1974[modifier | modifier le code]

En 1974, le plan a subi quelques modifications pour pallier des pénuries locales de numéros[2], notamment le passage à 7 chiffres pour les agglomérations de Lyon et de Metz-Nancy.

La France métropolitaine est donc subdivisée en 5 zones de numérotage à 7 chiffres :

  • l'indicatif 1 a été subdivisé en :
    • 1 pour Paris et la petite couronne,
    • 3 pour le Val-d’Oise et les Yvelines,
    • et 6, pour l’Essonne et la Seine-et-Marne.
      • uniquement pour les appels depuis la province. En Île-de-France, il était nécessaire de ne composer que les 7 chiffres ;
  • indicatif 7 + 7 chiffres, pour l'agglomération lyonnaise ;
  • indicatif 8 + 7 chiffres, pour la région de Metz-Nancy.

et 66 zones de numérotage à 6 chiffres.

L'indicatif interurbain 15 a disparu à la fin des années 1970 pour créer un numéro unique destiné aux urgences médicales (SAMU) au milieu des années 1980, sur le modèle de la Police (17) ou des pompiers (18).

Plan de numérotation à 8 chiffres du 25 octobre 1985[modifier | modifier le code]

Le 25 octobre 1985 à 23H00, un nouveau plan a pris effet pour pallier une pénurie nationale de numéros :

  • deux zones (Île-de-France et reste du territoire) avec numéros à 8 chiffres ;
    • en Île-de-France, les anciens numéros avec indicatif 1 se sont vu ajouter un 4 comme premier chiffre; ainsi, 225 00 01 est devenu 42 25 00 01. Les anciens numéros avec indicatif 3 et 6 ont simplement intégré celui-ci, ainsi (6) xxx xx xx est devenu 6x xx xx xx ;
    • sur le reste du territoire, les numéros ont intégré les anciens indicatifs départementaux ;
  • 16 + 8 chiffres pour les appels vers le reste du territoire depuis Paris ;
  • 16 1 + 8 chiffres pour les appels vers Paris depuis le reste du territoire.

Plan de numérotation à 10 chiffres de 1996[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1996 à 23 heures, la France bascule dans la numération à 10 chiffres. Encore en vigueur aujourd'hui, elle a pour but, entre autres, de faciliter l'ouverture du marché de la téléphonie à la concurrence. En interne à France Télécom, elle était officiellement dénommée NNT3 (Nouvelle Numérotation Téléphonique 3e phase)

Plan actuel[modifier | modifier le code]

L'organisation du plan national de numérotation est définie par la décision 05-1085 de l'ARCEP en date du 15 décembre 2005[3].

Le plan national de numérotation a la particularité d'être découpé en 6 codes pays du plan E.164 :

  • +33 pour la France métropolitaine,
  • +262 pour la Réunion et Mayotte,
  • +508 pour Saint-Pierre-et-Miquelon,
  • +590 pour la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin,
  • +594 pour la Guyane,
  • +596 pour la Martinique.

Les autres territoires français (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) ne sont pas concernés par le plan national de numérotation français.

Depuis la France[modifier | modifier le code]

Plan de 1996[modifier | modifier le code]

Face à l'explosion de la demande de numéros liée à la démocratisation du fax et de la téléphonie mobile, France Télécom développa un nouveau plan, mis en œuvre le 18 octobre 1996 à 23 heures.

Tous les numéros (sauf cas particuliers ci-dessous) étaient standardisés à 10 chiffres :

  • les numéros de lignes fixes issus du plan de 1985 se voyaient ajouter un préfixe de 2 chiffres : un 0 suivi d'un indicatif de zone territoriale (1 à 5) ;
  • les numéros mobiles se voyaient ajouter un 0 suivi de l'indicatif spécifique 6, et maintenant également l'indicatif spécifique 7 ;
  • les 700 sont à présent à 13 ou 14 chiffres en métropole et dans les DOM respectivement, pour le marché du M2M ;
  • le 08 00 remplaçait le 05 pour les numéros gratuits (numéros verts) ;
  • le 08 01 remplaçait le 36 pour les numéros de services payants (numéros Azur) ;
  • le 08 était ajouté en tête du numéro à 8 chiffres commençant par 36 pour les différents services de type Audiotel ou Télétel ;
  • le 10 (appel par carte postpayée "Carte France Telecom") devenait 36 10 ;
  • l'annuaire (11) devenait le 36 11, pour laisser la place au numéro d'urgence 112 ;
  • la tonalité d'acheminement qui suivait la composition du numéro, et pouvait faire croire à une occupation du numéro appelé, est supprimée ;
  • les appels sont établis dans une moyenne de 3 secondes.

Les numéros suivants restaient inchangés :

  • 12 : Renseignements (remplacé en 2005 par divers numéros commençant par le préfixe 118, comme suite à l'ouverture de ce marché à la concurrence) ;
  • 13 : Dérangements (devenu 1013 en 1998, après l'attribution de préfixes aux nouveaux opérateurs) ;
  • 14 : Agence France Télécom (devenu 1014 en 1998, après l'attribution de préfixes aux nouveaux opérateurs) ;
  • 15 : SAMU ;
  • 17 : Police ou Gendarmerie ;
  • 18 : Pompiers ;
  • tous numéros à 4 chiffres commençant par 36 pour le Minitel.

Tous les appels sur le territoire national (métropole ou DOM), sans exception, se faisaient désormais avec 10 chiffres, même pour les appels locaux. Le 16 disparaissait.

Les appels vers la France depuis l'étranger se faisaient désormais en omettant le 0, selon l'usage dans le reste de l'Europe. Ainsi, il fallait composer 33 1 xx xx xx xx pour appeler le 01 xx xx xx xx.

Pour appeler l'étranger depuis la France, le 19 était remplacé par le 00, d'usage généralisé en Europe. L'attente de tonalité n'était plus nécessaire.

Dans tous les annuaires[4] et les agences France Télécom, les Français pouvaient trouver un encart cartonné incluant un tableau récapitulatif de tous les changements de numérotation.

Numérotation sur le territoire national (Métropole ou DOM)[modifier | modifier le code]

Tous les correspondants sur le territoire national (métropole ou DOM) peuvent se joindre entre eux en utilisant le plan de numérotation français, à dix chiffres, sans composer le code pays pour la Voix, le SMS, et le MMS. Pour Saint-Pierre-et-Miquelon, les abonnés peuvent se joindre en composant les six derniers chiffres de leurs numéros.

Depuis l'étranger[modifier | modifier le code]

Au format international, les numéros du plan de numérotation français sont composés du code pays du territoire suivi du numéro national, sans le premier zéro.

Dans le cas particulier de Saint-Pierre-et-Miquelon, le format international des numéros est le 508 suivi des six derniers chiffres du numéro national.

Détail par chiffres[modifier | modifier le code]

On l'appelle codage E Z AB PQ MCDU :

  • E : Exploitant (opérateur téléphonique) ;
  • Z : Zone géographique :
  • AB : Zone départementale :
  • PQ : Centre autonome d'acheminement (sigle de « préfixe quantitatif »[5],[6]) :
  • MCDU : Identifiant l'abonné final sur le centre d'acheminement (sigle de « millier, centaine, dizaine, unité »).

Le code Exploitant est défini par l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)[7]. La décision définit notamment que sept valeurs seront attribuées, les autres étant réservées pour des usages globaux.

Évolution du plan de numérotation[modifier | modifier le code]

Codage
Année E Z AB PQ MCDU
1946 - - (Paris) BALzac 00 01
1955 - - (Paris) BAL 00 01
1963 - - (Paris) 225 00 01
1985 - (Paris) 42 25 00 01
1996 0 1 42 25 00 01

Opérateurs téléphoniques[modifier | modifier le code]

Le premier chiffre du numéro E permet de choisir un opérateur (transporteur) autre que l'opérateur téléphonique par défaut.

  • 0 : réservé : opérateur téléphonique par défaut (historiquement, avant 1998, France Télécom) ;
  • 1 : réservé : aux numéros spéciaux (ex: numéros d'urgence 15, 17, 18) ;
  • 2 : restitué à l'ARCEP (préfixe de Siris, société rachetée par LD-Com, puis Neuf Cegetel/SFR) ;
  • 3 : réservé : aux numéros courts (ex : les 36PQ) ;
  • 4 : Tele2 (Tele2 France, société rachetée par SFR) ;
  • 5 : restitué à l'ARCEP (préfixe de Omnicom puis de Ventelo, société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFR) ;
  • 6 : restitué à l'ARCEP (préfixe de Esprit Telecom, puis de GTS-Omnicom (Ventelo), société rachetée par LD-Com, maintenant Neuf Cegetel/SFR) ;
  • 7 : Cegetel (maintenant Neuf Cegetel/SFR) ;
  • 8 : France Télécom ;
  • 9 : SFR[8].

L'attribution a été réalisée par tirage au sort (les opérateurs ont été tirés au sort pour savoir qui allait choisir son préfixe en premier) le 16 septembre 1997 et est applicable pour le transport longue distance depuis le 1er janvier 1998.

En raison de la rareté des préfixes E, certains opérateurs se sont vu attribuer un préfixe à quatre chiffres ou plus (exemple : 1645).

Indicatifs téléphoniques régionaux et particuliers[modifier | modifier le code]

Indicatifs régionaux français

Note : le préfixe 0 concerne l'opérateur téléphonique par défaut.

Le territoire français (hormis les dépendances de l’Océan Pacifique qui disposent d’une numérotation spécifique) est partagé en 5 grandes zones regroupant une à plusieurs régions. Cette répartition géographique est définie par l'ARCEP[9].

Les numéros français sont à 10 chiffres et sont traditionnellement référencés sous la désignation EZABPQMCDU. Leur organisation suit le schéma suivant :

  • Numéros géographiques
    • 01 : région Île-de-France ;
    • 02 : région Nord-ouest, Réunion et Mayotte ;
    • 03 : région Nord-est ;
    • 04 : région Sud-est ;
    • 05 : région Sud-ouest, et DOM-COM de l'océan Atlantique.
  • Numéros non géographiques
    • 06 et 07 : mobiles
    • 08 : Services à valeur ajoutée : numéros à tarification spéciale (depuis 0 800, numéro vert gratuit, jusqu'au 0 899 à 1,349 € par appel + 0,337 € par minute, les préfixes devenant progressivement plus coûteux[10] ;
    • 09 : Services téléphoniques (numéros non géographiques)

Ce numéro remplace les numéros 087x apparus avec l'arrivée de la voix sur IP sur DS depuis le 20 décembre 2005.

  • International
    • 00 : Préfixe pour appeler l'international (préfixe commun à la plupart des pays, notamment en Europe).

Indicatif 1[modifier | modifier le code]

  • 10 PQ : Numéros courts à quatre chiffres réservés aux opérateurs de téléphonie ;
  • 10 XY : Services des opérateurs de réseau (numéros à 4 chiffres)
  • 16 XY : Préfixes de sélection du transporteur (opérateur) ;

Numéros d'urgence :

  • 15 : SAMU ;
  • 17 : Police ou Gendarmerie,
  • 18 : Pompiers
  • 110 : Numéro pour des opérations de collecte de dons (utilisation périodique)[11] ;
  • 112 : Numéro d'urgence européen ,
  • 114 : Numéro d'urgence pour personnes sourdes ou malentendantes (SMS ou Fax uniquement)
  • 115 : Urgences sociales (ou "SAMU social"),
  • 116 XYZ : Enfants disparus : SOS enfants disparus (depuis le 25 mai 2009 - http://www.sosenfantsdisparus.fr
  • 118 XYZ : Services de renseignements téléphoniques (numéros à 6 chiffres) : (ouverture le 2 novembre 2005)
  • 119 : Enfance maltraitée : Service National d'Accueil Téléphonique pour l'Enfance en Danger - http://www.allo119.gouv.fr ;

Indicatif 3[modifier | modifier le code]

Les numéros commençant par 3 sont des numéros courts à quatre chiffres, pour diverses entreprises et institutions

  • 3BPQ : Services à valeur ajoutée (numéros à 4 chiffres) :

Numéros courts en 30[modifier | modifier le code]

  • 3000 : Ligne fixe Orange ;
  • 3001 : Service Mes Contacts Orange ;
  • 3003 : Carte Kertel ;
  • 3006 : Service PCV Orange ; (suppression du service PCV le 1er août 2014)
  • 3010 : Ligne fixe étendue Orange ;
  • 3030 : Service client SFR ;
  • 3040 : Service client Toupargel ;
  • 3040 : Service fibre optique SFR ;
  • 3089 : Ticket téléphone Orange ;
  • 3099 : Service client Direct Énergie.

Numéros courts en 31[modifier | modifier le code]

Numéros courts en 32[modifier | modifier le code]

Numéros courts en 36[modifier | modifier le code]

Minitel[modifier | modifier le code]

Services télématiques Minitel qui furent opérationnels de 1982 à juin 2012[12],[13],[14],[15],[16] :

  • 3605 : numéro vert Minitel ;
  • 3609 : services de radio-messagerie Minitel ;
  • 3611 : annuaire électronique national sur Minitel ;
  • 3612 : messagerie par Minitel (Minicom) ;
  • 3613 : kiosque Minitel commercial (Télétel 1) ;
  • 3614 : kiosque Minitel commercial (Télétel 2) ;
  • 3615 : kiosque Minitel commercial (Télétel 3) ;
  • 3616 : kiosque Minitel commercial (Télétel 3 professionnel) ;
  • 3617 : kiosque Minitel commercial (Télétel 4) ;
  • 3618 : communication de Minitel à Minitel ;
  • 3622 : I-Minitel (Minitel par Internet) ;
  • 3623 : Télétel Vitesse Rapide ;
  • 3625 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 3) ;
  • 3626 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 3 Professionnel) ;
  • 3627 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 4) ;
  • 3628 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 6) ;
  • 3629 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 7) ;
  • 3656 : envoi de Télégrammes par minitel.

Numéros courts en 39[modifier | modifier le code]

Anciens numéros[modifier | modifier le code]

  • 10 : service manuel interurbain[17] (remplacé par le 16 et le 15 en automatique) ;
  • 11 : Minitel (remplacé par le 36 11) ;
  • 12 : renseignements téléphoniques (remplacé par les numéros commençant par 118) ;
  • 13 : réclamations téléphoniques (remplacé par le 10 13) ;
  • 14 : agence commerciale France Télécom (remplacé par le 10 14) ; et jusqu'au début des années 1980 : télégraphe (remplacé par le 36 55)
  • 19 : accès à l'international (remplacé par le 00).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie des PTT, tome 2, 1957, p. 98-99.
  2. Le développement inégal du nombre des abonnés dans chacun des départements, la progression rapide des raccordements prévue pour les toutes prochaines années vont dans certaines zones de numérotage, entraîner à très brève échéance la consommation totale des numéros de série PQ.. Circulaire no 59 du 27 mai 1974
  3. [1], ARCEP, Décision n°05-1085 de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en date du 15 décembre 2005 fixant l’utilisation des catégories de numéros du plan national de numérotation.
  4. Annuaire France Télécom 1996.
  5. Simone Muet, Jacques Hintzy et Direction générale des Télécommunications, Nouvelle numérotation, nouvelle communication : Le succès sur toute la ligne, Paris, La Documentation française,‎ 1986, 178 p. (ISBN 2-11-001653-1), p. 37.
  6. « Du 22 à Asnières à ENUM », La lettre de l'Autorité, ART, no 41,‎ novembre-décembre 2004, p. 6 (lire en ligne).
  7. la décision 97-196 de l'ART.
  8. Le plan de numérotation en France - Les préfixes de sélection du transporteur ARCEP, avril 2013.
  9. Site de l'ARCEP.
  10. « Liste des numéros surtaxés et leurs tarifs », ARCEP.
  11. [http://www.arcep.fr /index.php?id=8874 « Les numéros courts à 2 ou 3 chiffres »], sur ARCEP.
  12. « Le Minitel, "faux frère" d'Internet, ferme définitivement » sur Le Monde
  13. « TARIFS DES SERVICES MINITEL ET AUDIOTEL DE FRANCE TELECOM »
  14. « Image JO du 27/07/1989, page : 09366 » sur Légifrance
  15. « Passeport pour les médias de demain », Jean-Michel Saillant sur Google Livres
  16. « Fermeture du Minitel » sur Orange Kiosque
  17. Extrait annuaire de 1970 sur le site de L2L1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]