Plan blanc

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Le plan blanc, en France, est un plan d'urgence visant à faire face à une activité accrue d'un établissement de santé, comme un afflux massif de victimes d'un accident ou d'une catastrophe (se présentant spontanément au service des urgences ou évacuées dans le cadre d'un plan rouge), d'une épidémie ou d'un événement climatique meurtrier et durable comme une canicule.

Description[modifier | modifier le code]

Les modalités du plan blanc sont définies pour chaque établissement de santé, public ou privé, par une personne désignée par l'établissement, et est soumis aux différentes instances consultatives et délibératives de l’établissement (conseil d’administration, commission médicale d’établissement, comité technique d’établissement et commission d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

Le schéma départemental des plans blanc est établi par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales, en collaboration technique avec le samu.

L'activation du plan blanc est décidée par le directeur de l'établissement. Les mesures prises par l'établissement comprennent :

  • la mise en place d'une cellule de crise ;
  • le maintien sur place des équipes de personnels volontaires (notamment en cas de changement d'équipe) ;
  • le rappel gradué des personnels volontaires en repos, afin d'avoir des moyens suffisants mais aussi de pouvoir organiser des rotations en cas de crise durable ; la liste des personnels volontaires est renouvelée tous les ans ;
  • un transfert des patients des services impliqués vers des services moins impliqués, d'autres établissement, voire le renvoi à domicile lorsque cela est possible ;
  • une déprogrammation des activités non urgentes (consultations, interventions chirurgicales) ;
  • l'inventaire de moyens disponibles à l'instant par les services médico-techniques (pharmacie, laboratoires, imagerie médicale) et logistiques (blanchisserie, restauration) ;
  • renforcement des moyens de communication ; le standard est renforcé, les communications sont réservées au seul plan blanc ;
  • renfort si nécessaire par un poste sanitaire mobile (PSM) ;
  • en cas d'afflux massif aux urgences, l'organisation d'un triage médical strict dans une salle suffisamment grande et sous la responsabilité d'un médecin trieur, distincte de l'accueil classique des urgences, et distincte de l'accueil aux famille et aux média ;
  • mise en place d'un point d'accueil aux familles et d'accueil aux média ; les ministres des cultes peuvent être prévenus pour aider le soutien moral aux familles ;
  • organisation de la circulation automobile sur le site ainsi que l'organisation des norias ;
  • mise en place d'une signalétique et d'un fléchage supplémentaire pour faciliter la circulation en interne, recours à des mesures de surveillance et de gardiennage renforcées ;
  • éventuellement, le recours à des moyens associatifs (bénévoles des association de secourisme et d'aide sociale) pour le traitement des soins légers ou les gestes d'accompagnement.

Le flux des nouveaux arrivants est maîtrisé afin de prévenir la contamination de tout l'établissement en cas d'accident nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC).

Application[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Circulaire DHOS/CGR no 2006/401 du 14 septembre 2006 relative à l’élaboration des plans blancs des établissements de santé et des plans blancs élargis (annule et remplace la circulaire DHOS/HFD no 2002/284 du 3 mai 2002 relative à l’organisation du système hospitalier en cas d’afflux de victimes).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]