Plan Tempête

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Opération Burza (polonais : Akcja Burza, plan Burza; prononcer « bou-ja »; en français opération Tempête) désigne une série de soulèvements menés pendant la Seconde Guerre mondiale par l'Armia Krajowa (en abrégé « AK », l'Armée polonaise de l'intérieur), la plus importante force dans la résistance polonaise.

L'opération Burza avait pour but de prendre le contrôle des villes et des zones occupées par les Allemands tandis que ceux-ci préparaient leur défense contre l'Armée rouge. Les autorités civiles polonaises clandestines voulaient prendre le pouvoir avant l'arrivée des Soviétiques.

Historique[modifier | modifier le code]

Plan[modifier | modifier le code]

Depuis sa conception, l'Armée de l'intérieur préparait un soulèvement armé national contre les Allemands. La structure du futur soulèvement avait été élaborée en septembre 1942. Selon ce plan, le soulèvement devait être ordonné par le commandant en chef polonais en exil quand la défaite de la Wehrmacht sur le front de l'Est serait évidente. Le soulèvement devait démarrer dans le centre de la Pologne : dans le « gouvernement général », à Zagłębie, dans la voïvodie de Cracovie, et dans les zones de Białystok et de Brest-Litovsk.

Les objectifs de base du soulèvement étaient les suivants :

  1. mettre fin à l'occupation allemande;
  2. se saisir d'armes et de fournitures nécessaires pour une armée régulière polonaise sur le sol polonais;
  3. répondre à la menace de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne;
  4. reconstruire une Armée polonaise régulière;
  5. reconstruire l'autorité civile, les communications, et une industrie de l'armement;
  6. maintenir la paix et l'ordre derrière les lignes du front; et
  7. commencer des opérations offensives contre les forces de la Wehrmacht toujours sur le sol polonais.

La reconstruction d'une armée régulière polonaise devait se faire sur les bases de l'ordre de bataille polonais d'avant-guerre. Les unités de l'AK devaient devenir des divisions régulières. Au départ, devaient être créées 16 divisions d'infanterie, trois brigades de cavalerie et une brigade motorisée, qui seraient équipées avec les armes capturées et les fournitures transmises par les Alliés. La seconde phase était la reconstitution d'une addition de 15 divisions et de 5 brigades de cavalerie qui, avant la Seconde Guerre mondiale, étaient stationnées à l'Est et à l'Ouest de la Pologne.

Ce plan fut partiellement exécuté. Commençant en 1943, les unités de l'AK furent groupées en de plus larges unités portant les noms et les numéros des divisions, brigades et régiments polonais d'avant-guerre.

« L'allié des Alliés »[modifier | modifier le code]

Début 1943, après la défaite allemande de Stalingrad, les Alliés de l'Ouest se retrouvaient toujours en face d'une armée allemande forte aussi le projet de soulèvement polonais se formait dans l'idée d'affronter des forces ennemies toujours mobilisées et non en pleine retraite.

En février 1943, le chef de l'Armia Krajowa, le général Stefan Rowecki, modifia le plan. Le Soulèvement se déroulerait en trois étapes. La première étape serait une révolte armée à l'Est (avec les centres principaux de résistance à Lviv et à Vilnius) avant que n'approche l'Armée rouge. Pour s'y préparer, l'organisation Wachlarz fut formée. La deuxième étape serait la lutte armée dans la zone comprise entre la ligne Curzon et la Vistule; et la troisième étape serait une révolte nationale éclatant dans le reste de la Pologne.

Le 25 avril 1943, les relations diplomatiques polono-soviétiques furent rompues par Joseph Staline à cause des demandes de renseignement des Polonais au sujet du massacre de Katyn, et il devint clair que l'Armée Rouge en mouvement pourrait bien venir en Pologne non comme libérateur mais plutôt, ainsi que l'exprima le Général Rowecki, comme "l'allié de nos alliés." Le 26 novembre 1943, le Gouvernement polonais en exil donna pour instruction que, si les relations diplomatiques n'avaient pas repris avec l'Union soviétique avant que les Soviétiques n'entrent en Pologne, les forces de l'Armée de l'Intérieur devraient rester clandestines en attendant des décisions ultérieures.

Le commandant de l'Armia Krajowa sur le terrain, cependant, prit une approche différente et, le 30 novembre 1943, une version finale du plan fut élaborée.

Vue d'ensemble de l'opération[modifier | modifier le code]

The plan was to cooperate with the advancing Red Army on a tactical level, tandis que les autorités civiles polonaises came out from underground and took power in Allied-controlled Polish territory. Ce plan fut approuvé par le Délégué du gouvernement polonais en exil et par le Parlement polonais clandestin (Krajowa Reprezentacja Polityczna).

Le 2 janvier 1944, les forces de l'Armée rouge of the 2nd Belarusian Front crossed the prewar Polish border. At the same time, massacres of Poles in Volhynia reached their peak and the 27th Polish Home Army Infantry Division was formed. Thus began Operation Storm. The Division managed to contact the commanders of the advancing Red Army and began successful joint operations against the Wehrmacht. Together they retook Kowel (April 6) and Włodzimierz. The Division was, however, soon forced to retreat west, and in the Polesie area was attacked by both German and Soviet forces. Polish soldiers taken prisoner by the Soviets were given the choice of joining the Red Army or being sent to Soviet forced-labor camps. The remnants of the Division crossed the Bug River, where they were attacked by Soviet partisan units. After liberating the towns of Lubartów and Kock, the Division (reduced to some 3,200 men) was surrounded by the Red Army and taken prisoner.

Opération Ostra Brama[modifier | modifier le code]

Dans le Nord, le 7 juillet 1944, les forces de l'AK à Vilnius et à Nowogródek (soit quelque 13 000 hommes sous le commandement du colonel Aleksander Krzyżanowski) lancèrent une attaque sur Vilnius toujours tenue par les Allemands, although the attack stalled until the arrival of Soviet forces. The AK and Soviet armies then jointly took the city le 13 juillet. Prior to the assault, the surrounding countryside had also been liberated by Polish and Soviet partisans. Cooperation ended almost immediately after the liberation of Vilnius; le 14 juillet, Krzyżanowski et ses officiers furent désarmés et emprisonnés, et les unités de l'AK qui se refusaient au désarmement furent violemment écrasées par les forces soviétiques, avec des douzaines de morts côté polonais[1].

Le soulèvement de Lwów[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet, les forces de l'AK à Lwów (aujourd'hui appelée Lviv) began an armed rising in cooperation with advancing Soviet forces. La ville fut libérée en quatre jours. Les autorités civiles et militaires polonaises furent alors summoned to "a meeting with Red Army commanders" and taken prisoner by the Soviet NKVD. Les hommes du colonel Władysław Filipkowski were forcibly conscripted into the Red Army or sent to forced-labor camps, or went back underground.

L'insurrection de Varsovie[modifier | modifier le code]

Seeing the fate of the Home Army forces that had taken part in Operation Storm, le gouvernement polonais en exil et le chef de l'Armia Krajowa à ce moment-là (le général Tadeusz Komorowski) décidèrent que the last chance for regaining Poland's independence was to open an uprising in Warsaw. Le 21 juin 1944, Tadeusz Bór-Komorowski ordonna que le soulèvement de Varsovie commence à 17:00 heures, le 1er août 1944. Son but politique était de bien rappeler aux Alliés l'existence du gouvernement polonais et des autorités civiles polonaises. L'idée était de prendre Varsovie afin de permettre au gouvernement polonais légitime de quitter son exil pour rentrer en Pologne.

Au même moment, d'autres districts de l'AK se retrouvaient aussi mobilisés. Les unités de la zone de Cracovie préparaient aussi un soulèvement, comme ceux de Wilno, Lwów et Varsovie, mais il fut annulé pour plusieurs raisons (voir Soulèvement de Cracovie). Dans la zone de Kielce et de Radom, the 2nd Polish Home Army Division was formed and took control of the entire area except for the cities. D'autres unités furent aussi rassemblées à Cracovie, Łódź et en Grande-Pologne.

Résultat[modifier | modifier le code]

L'écrasement de l'Insurrection de Varsovie, en l'absence de l'aide soviétique aux insurgés, marqua la fin de l'opération Tempête. Joseph Staline ne voulait pas laisser le gouvernement polonais en exil revenir et, au lieu de cela, il créa un gouvernement fantoche à la solde de Moscou, while arresting or killing Home Army personnel and members of the civil authorities. Also the strategic priority was focused to the south to oil fields in Romania. En automne 1944 beaucoup d'unités de l'AK furent dissoutes, tandis que le reste des forces retournait à des activités clandestines (voir les Soldats maudits).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Marek Ney-Krwawicz, Armia Krajowa. Szkic Historyczny, Wydawnictwo Ars Print Production, Varsovie, 1999, ISBN 83-8722-417-0
  • Wojciech Roszkowski, Najnowsza historia Polski 1914-1945, Świat Książki, Varsovie, 2003, ISBN 83-7311-991-4

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Włodzimierz Borodziej, Barbara Harshav. The Warsaw uprising of 1944. University of Wisconsin Press, 2006.