Planète d'exil

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Planète d'exil (titre original : Planet of Exile) est un roman de science-fiction, publié en 1966 (1972 pour la version française[1]) par Ursula K. Le Guin (États-Unis). Il fait partie d'un cycle intitulé le Cycle de l'Ekumen.

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Bien des années après la création de la Ligue de tous les mondes, le dernier vaisseau de la Ligue quitte une planète du soleil « Eltanin ou Gamma Draconis[2] » pour combattre l'ennemi, laissant quelques milliers de colons isolés sur la planète, le vaisseau emportant avec lui le long-parleur, l'ansible. 600 ans après, 2 éléments vont changer le cours d'un histoire répétitive et mortifère.

Les colons, les Hors Venu, vivent dans des cités de pierre, contrairement aux populations indigènes, peuples nomades n'ayant toujours pas réinventé la roue (alors qu'ils ont connaissances des chariots des Hors Venu). Sur cette planète, il y a deux types de nomades, ceux qui en hiver vivent dans les "Cités d'Hiver", et ceux qui migrent du nord vers le sud. Ces deux types de vie sont à mettre en parallèle avec le temps de rotation de la planète d'une durée de 60 ans terrestres, le temps d'une vie, l'hiver durant 15 ans.

Le roman commence par la rencontre entre Rolerie, indigène, habitante de Tévar, une des Cités d'Hiver, et Jacob Agat Autreterre, descendant des colons de la cité des Hors Venu. Ce dernier la sauvera de la dangereuse marée montante en lui parlant en esprit, chose réputée impossible vu la différence de race.

En parallèle de cela, la Sudaison approche, le grand flux migratoire des peuples du nord, les Gaal. Mais à la différence de l'année passée (60 ans terrestre avant), les peuples se sont unis autour d'un chef, et s'emparent des Cités d'Hiver de différents peuples, massacrant les hommes, capturant les femmes, et laissant quelques-uns d'entre eux dans chaque Cité d'Hiver pour les retrouver lors de leur retour.

Agat ira trouver le vieux Wold, grand-père de Rolerie, pour créer un alliance entre les Cités d'Hiver proches, Askatévar, Allakskat et Pernmek, et les Hors Venus, contre les Gaal. Les Gaal, estimés à 60 000, contre à peine 2000 Hors-Venu, et quelques centaines d'habitants des Cités d'Hiver. Il y avait avant bien plus d'Hors Venu, mais « Il est difficile de survivre en un monde pour lequel on n'est pas fait[3] ».

À cause de la relation amoureuse de Rolerie et d'Agat, l'alliance n'aura pas lieu. les Gaal détruiront Tévar, mais une partie des habitants seront sauvés grâce à Agat et les Hors Venus. Ceux-ci, dans leur guérilla contre les Gaal, ne pouvant utiliser que les techniques des indigènes, suite à la politique de la Ligue : l'Embargo Culturel.

Après Tévar, les Gaal attaqueront la cité des Hors Venu, mais renonceront, vaincu par l'arrivée de l'hiver.

Un nouvel espoir arrivera alors.

D'abord par l'infection des blessures que les Hors Venu ont eu, marquant la fin de l'immunité biologique qu'ils avaient d'être un peuple étranger à ce monde. Mais aussi de la violation de la loi; les Hors Venu, à l'encontre de l'avis d'Agat, écouteront les pensées des Gaal pour connaître leurs attaques à l'avance.

Une possibilité d'union et d'enfantement entre les deux peuples devient alors possible.

La Sudaison[modifier | modifier le code]

«  La vallée qui serpentait du nord au sud au pied du mont de Tévar en direction de la rivière coulant à l'est de la forêt, cette vallée était pleine - pleine comme une rivière en crue, grouillant et regorgeant de monde. S'écoualnt vers le sud, c'était un flot paresseux, confus et sombre, qui s'étirait et se contractait, s'arrêtait et repartait, avec des hurlements, des cris, des appels, des claquements de fouets, le braillement rauque des hann, les vagissements des bébés, la mélopée sans harmonie des tireurs de litières, une note de couleur vive ici et là, tente roulée de feutre rouge, bracelets peints d'une femme, panache rouge, fer de lance; vacarme et puanteur, mouvement continu dirigé vers le sud : la Sudaison. Mais jamais dans le passé il n'y avait eu de Sudaison comme celle-ci, aussi massive. Au nord à perte de vue, dans la vallée qui s'élargissait, on voyait arriver d'autres Gaal, et d'autres encore derrière eux, puis d'autres encore. Et ce n'était là que les femmes, la marmaille et l'équipage... À côté de ce lent torrent humain, la Cité d'Hiver de Tévar n'était rien. Un galet au bord d'une rivière en crue. »

— p110 ldp 7054

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Livre de poche n°7054. (c) 1972 OPTA. Traduction Jean BailHache
  2. p43 ldp 7054
  3. p38 ldp 7054