Plaine, ma plaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Plaine, ma plaine est un célèbre chant russe (titre : Полюшко-поле, Poljuško-Pole). On prétend qu’il a été écrit pendant la Révolution russe et qu’il était chanté par l’Armée rouge. En fait, ce chant a été composé en 1934 par Lev Knipper pour les parties chorales de sa quatrième symphonie Poème aux jeunes soldats, les paroles étant de Victor Goussev. Ce n'est que suite à l'enthousiasme déclenché par la partie chorale de la symphonie que le chant en a été dissocié pour former Plaine, ma plaine.

Une version française, sur des paroles de Francis Blanche, a été chantée par Armand Mestral puis reprise par les Compagnons de la chanson, mais il ne s'agit pas d'une traduction puisque la version russe est plutôt un hymne guerrier d'encouragement aux « héros de l'Armée rouge » (Красной Армии герои). Cette chanson a également été reprise en arabe par Fairuz, sous le titre Kanou Ya Habibi en 1974.

Texte et traduction en français[modifier | modifier le code]

Полюшко-поле, полюшко, широко поле,
Eдут по полю герои,
Эх, да красной армии герои.

Девушки плачут,
Девушкам сегодня грустно,
Милый надолго уехал,
Эх, да милый в армию уехал.

Девушки, гляньте,
Гляньте на дорогу нашу,
Вьётся дальняя дорога,
Эх, да развесёлая дорога.

Только мы видим,
Видим мы седую тучу,
Вражья злоба из-за леса,
Эх, да вражья злоба, словно туча.

Эх, девушки, гляньте,
Мы врага принять готовы,
Наши кони быстроноги,
Эх, да наши танки быстроходны.

Эх, пусть же в колхозе
Дружная кипит работа,
Мы дозорные сегодня,
Эх, да мы сегодня часовые.

Plaine, ma chère plaine, large plaine, ma chère plaine!
Des héros marchent à travers la plaine,
Ah ! Ce sont les héros de l'Armée rouge.

Les jeunes filles pleurent,
Aujourd’hui, les jeunes filles sont tristes,
Leurs amants sont partis pour longtemps.
Ah! Leurs amants sont partis à l'armée.

Jeunes filles, regardez,
Regardez notre route !
La route serpente au loin.
Ah ! La joyeuse route !

Cependant, nous voyons,
Nous voyons un nuage gris.
L'hostilité de l'ennemi vient de la forêt.
Ah! L'hostilité de l'ennemi est comme un nuage.

Eh ! Jeunes filles, regardez !
Nous sommes prêts à recevoir l’ennemi !
Nos chevaux ont le pied rapide
Et que nos chars vont vite !

Que, dans le kolkhoze,
tous travaillent dans une effervescence amicale !
Aujourd’hui nous patrouillons,
Ah! Aujourd'hui, nous sommes de garde!