Place des femmes dans l'hindouisme

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Mariée hindoue
Auvaiyar, poétesse-sainte tamoule

La place des femmes dans l’hindouisme est souvent contestée, et les opinions vont de l'égalité de statut avec les hommes jusqu'à un statut restrictif[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'hindouisme est basé sur de nombreux textes, dont certains remontent à 2000 av. J.-C. ou plus tôt. Ils sont variés en position d'autorité, d'authenticité, de contenu et de thème, et ceux ayant le plus d'autorité sont les Védas. La place des femmes dans l'hindouisme est largement tributaire du texte et du contexte spécifique. Des références positives sont faites à la femme idéale dans des textes comme le Râmâyana et le Mahâbhârata, alors que certains textes tels que les Lois de Manu préconisent une restriction des droits des femmes (une femme doit obéir à son père, puis, épouse, à son mari, puis, lorsque son mari est mort, à ses fils) et considèrent que le dharma/devoir premier de la femme vivant en société, est de vénérer son époux comme son Dieu principal [2] :

« Bien que la conduite de son époux soit blâmable, bien qu'il se livre à d'autres amours et soit dépourvu de bonnes qualités, une femme vertueuse [sati] doit constamment le vénérer comme un Dieu.[3] »

Dans les temps modernes, la femme hindoue a été traditionnellement considérée comme quelqu'un qui doit à tout prix rester chaste ou pur[4]. Ceci est en contraste avec les traditions très différentes qui ont prévalu dans les temps anciens des royaumes hindous, qui comprenaient de très respectées courtisanes professionnelles (comme Ambapali de Vesali), des devadasis sacrées, des mathématiciens et des magiciens de sexe féminin (les basavis, les kulikas tantriques). Certains chercheurs européens ont observé chez les femmes hindoues du dix-neuvième siècle qu'elles étaient « naturellement plus chastes » et « plus vertueuses » que les autres femmes, bien qu'exactement ce qu'ils voulaient dire par là est sujet à controverse. En tout cas, en tant qu'hommes étrangers, ils n'auraient pas pu avoir accès aux espaces secrets et sacrés que les femmes ont souvent habités[5].

Le Mahâbhârata et les Lois de Manu affirment que les dieux ne sont ravis que lorsque les femmes sont vénérées ou honorées, sinon, toutes les actions spirituelles deviennent futiles[6], les Lois de Manu précisant bien que ceux qui violentent ou font souffrir les femmes, sont maudits par les Dieux :

« Celui qui méprise une femme, méprise sa mère. Les larmes des femmes attirent le feu céleste sur ceux qui les font couler.[7] »

— Lois de Manu.

L'Inde ancienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : période védique.
Carte de l'Inde védique de l'âge du fer, d'après Witzel (1989). Les tribus sont écrites en noir, les tribus étrangères mentionnées dans les textes védiques anciens en violet et les shakhas védiques en vert. Les rivières sont en bleu. le Désert du Thar est en orange.

Le statut de la femme dans l’Inde ancienne est toujours débattu : si certains universitaires[8] estiment que les femmes bénéficiaient de la parité avec les hommes dans tous les aspects de la vie civile, d’autres[9] sont plus réservés. Les écrits des anciens grammairiens indiens, tels Patanjali et Kātyāyana, nous indiquent en tous cas que les femmes avaient accès à l’instruction au cours de la période védique[10],[11]. Les versets du Rig Veda montrent que les femmes se mariaient à l’âge adulte et qu'elles pouvaient probablement choisir leur mari[12]. Enfin, les écrits sacrés : le Rig Veda et les Upanishads citent plusieurs femmes réputées pour leur sagesse ou leurs prophéties, entre autres Gargi et Maitreyi[13].

Très peu de sources traitent spécifiquement de la place des femmes dans la société ancienne[14] ; le Stri Dharma Paddhati de Tryambakayajvan, un notable de Tanjavûr qui écrivait vers 1730, constitue une exception notable[15]. Ce texte rassemble les contraintes sociales imposées aux femmes depuis la soutra Apastamba (vers le IVe siècle av. J.-C.). Le premier vers est : « mukhyo dharmaH smṛtiShu vihito bhartṛshushruShANam hi[16] ».

Dans certaines villes de l’Inde ancienne, la tradition locale invitait les épouses à concourir pour être couronnées nagarvadhu (« femme de la cité » ou courtisane royale) et ce titre n'était pas considéré comme tabou[17]. Amrapali est la plus célèbre nagarvadhu, et aussi disciple de Bouddha, à qui, selon les textes, elle a fait don d'un verger de manguiers. Une autre nagarvadhu est Vasantasenā, un personnage du classique de la littérature sanscrit du IIe siècle av. J.-C. Mṛcchakatika (en) (मृच्छकटिका, adapté en français au XIXe siècle sous le titre Le chariot de terre cuite), attribué à Shûdraka.

Cependant, avec l’entrée en vigueur de la manou smriti (Manusmṛti, sanskrit : मनुस्मृति), vers 500 av. J.-C., le statut social des femmes commence à régresser. Bien que certains versets tels que (III – 55, 56, 57, 59, 62) glorifient les femmes, d'autres versets (IX – 3, 17) semblent des attaques envers la position et la liberté des femmes.

La période indo-musulmane[modifier | modifier le code]

La reine gond Dourgavati règne quinze années avant de trouver la mort au combat en 1564 en s'opposant à la conquête par l'Empire Moghol

La condition de la femme indienne s'était détériorée au cours de la période médiévale[18],[8] avec la banalisation dans certaines communités des coutumes du suicide rituel, du mariage forcé et l'interdiction pour les veuves de se remarier.

Les conquêtes musulmanes des Indes s'accompagnèrent de la pratique du purdah. Dans certaines provinces de l'Inde, les prêtresses Devadasis furent rabaissées au rang de prostituées. La polygamie se répandit chez les princes Hindous de la caste des Kshatriya[19].

La reine gond Dourgavati d'origine rajput (Rajasthan) règne quinze années avant de trouver la mort au combat en 1564 en s'opposant à la conquête par l'Empire Moghol. Les bardes râjasthâni gardent la mémoire, dans leurs chants, des hauts faits d'armes de la lutte des rajputs contre les musulmans et les Moghols, et des suicides collectifs par le feu — ou jauhâr — de leurs femmes pour échapper à l'indignité de tomber entre les mains de l'ennemi.

Coutumes historiques controversées sous le Raj britannique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Raj britannique.
Représentation de la Sati, au moment où la veuve va se jeter dans le bûcher
Gravure britannique du sacrifice d'une veuve (1851).

Certaines traditions communautaires : la sati, le jauhar, et les prêtresses devadasi ont été proscrites sous l'Empire britannique et ont aujourd'hui pratiquement disparu en Inde, malgré des manifestations sporadiques dans les régions les plus rurales. Le purdah, en particulier, reste de mise dans certaines communautés, et les pédo-mariages, quoiqu'illégaux, ne sont pas rares.

Suicide rituel des veuves[modifier | modifier le code]

La satī est une coutume ancienne de certaines communautés pratiquement tombée en désuétude, qui consiste à ce que la veuve s’immole par le feu en se jetant sur le bûcher funéraire de son mari. Quoique cet acte soit en principe considéré comme un choix personnel de la femme, on pense que certaines veuves ont été contraintes de s'y soumettre. Les Britanniques l'abolirent en 1829. Depuis l'indépendance de l'Inde, on a dénombré environ quarante cas de satī[20]. En 1987, l'affaire Roop Kanwar, dans le Rajasthan, a débouché sur la création d'une Commission de surveillance de la Satī[21].

Pratique similaire, le jauhar est l’immolation volontaire des femmes et filles du guerrier vaincu, pour échapper à l'esclavage ou au deshonneur. Elle était notamment le fait des femmes kshatriya du Rajasthan.

Restrictions vestimentaires – la purdah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vêtements en Inde (en)

La purdah exige des femmes qu'elle couvrent leur peau de tissus pour ne pas laisser apparaître leurs formes. Elle leur impose également des restrictions de mouvement, leur interdit d'adresser librement la parole aux hommes et manifeste la subordination de la femme. Contrairement à une croyance répandue, cette coutume ne s'appuie ni sur l'enseignement de l'hindouisme, ni sur celui de l'Islam : ce sont bien plutôt l’ignorance et les préjugés sexistes des chefs religieux de ces deux confessions qui ont contribué à l'imposer.

Le purdah existe sous plusieurs formes dans les communautés hindoues et musulmanes principalement du sous-continent indien[22] et des pays arabes[23].

Deux devadasis des années 1920 en Tamilnadu, Inde du sud

Les devadasi[modifier | modifier le code]

Les devadasi sont des oblats mariées à une divinité ou un temple. Ce rite était déjà codifié au Xe siècle[24]. Elles sont des femmes consacrées au temple dès leur plus jeune âge, considérées comme des épouses de la divinité, surnommées « femmes à jamais favorables » (leur mari, Dieu, ne pouvant mourir de leur vivant) qui jouissaient de libertés sexuelles auxquelles les autres femmes mariées à un « mortel » n'avaient pas accès. Au fil des siècles, les devadasi furent contraintes à la prostitution, en particulier dans le nord de l'Inde.

Les dêvadâçî ne furent jamais de simples « professionnelles » se donnant à quiconque les paie, mais des femmes attachées à un temple et au service de la divinité (Iyer 1927), et, de l'autre, des courtisanes-danseuses (Chandra 1945) initiées aux différents arts, dont l'érotique[25]. Pourtant le puritanisme britannique colonial, que relaya la « honte de soi » du colonisé (Srinivasan 1983), ravalèrent ces femmes au rang de prostituées[25]. Il reste que nombre de récits historiques, tant indigènes qu'étrangers, attestent qu'autrefois elles s'adonnaient néanmoins déjà au commerce charnel[25]. Cette coutume de la « servante de dieu » se développa surtout dans le sud de l'Inde, et, semble-t-il, à grande échelle : on affirmait qu'il devait y avoir autant de dêvadâçî que le temple comportait de piliers[25]; ainsi, les inscriptions du temple du roi Chola Râjarâja (1004 ap. J.-C.) font-elles état de quatre cent danseuses[25].

Leur tradition s'est éteinte par l'activité missionnaire chrétienne et des Indiens occidentalisés[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’invasion musulmane de Bâbur et de l’Empire Moghol, et enfin l’arrivée des Chrétiens ont beaucoup fait pour cantonner les femmes à un rôle subalterne[18], malgré les tentatives de certains mouvements réformateurs hindouistes comme le Jaïnisme de rendre aux femmes une place dans la Religion[27].

Famille[modifier | modifier le code]

Cérémonie de mariage au Rajasthan.

Mariage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mariage hindou.

Le mariage dans la tradition hindoue est à la fois l'union d'un homme et d'une femme, dans le but de former une famille, et l'alliance entre deux familles. Comme dans de nombreuses religions, l'hindouisme réglemente cette institution, aussi bien dans les pratiques rituelles que dans le vécu des individus[28],[29],[30].

Il constitue une cérémonie religieuse majeure qui dure une journée et parfois plusieurs jours selon les régions. Ainsi, les coutumes diffèrent selon les castes, les régions et les pays.

Le sari n'est habituellement porté que par les femmes mariées car c'est l'un des six signes du mariage au Sri Lanka et en Inde. Contrairement à une croyance répandue, la marque du bindi n'est pas propre aux femmes mariées : celles-ci se distinguent plutôt à la coloration rouge de la base de leur cheveux le long de la raie de leur coiffure ; coloration obtenue à partir d'une teinture appelée sindoor et dont le principal constituant est le vermillon[31].

Indira Gandhi est veuve en 1960 et première ministre de l'Inde en 1966

Veuvage et remariage[modifier | modifier le code]

Le droit hindou et le Hindu Widows' Remarriage Act, 1856 (en) traitent du remariage des veuves.

Dans certaines familles traditionnelles et certaines castes, les veuves portent des sari blancs et l'on s'attend d'elles à ce qu'elles se dévouent à une vie d'austérité[32]. Ces restrictions sont plus fortes dans les castes plus élevées et certaines veuves se rasent même les cheveux. Les plus hautes castes promulguent également de sévères restrictions sur le remariage[33].

Indira Gandhi est veuve en 1960 et première ministre de l'Inde en 1966.

En 2007, 3 % de la population indienne était veuve[34].

Divorce[modifier | modifier le code]

Aucune statistique officielle sur le divorce en Inde n'est disponible, mais on estime le taux à 1 pour 100 ou encore à 11 pour 1000 mariages en Inde[35].

La communauté hindoue est régie par le Hindu Marriage Act, mais les autres communautés indiennes ont leur propres lois concernant le divorce :

Un amendement à loi hindoue du divorce est en cours de révision pour les cas de « bris irréfutable du mariage », tel que l'un ou l'autre des époux le déclarerait[39],[40].

Saintes et guru hindoues[modifier | modifier le code]

Une image de Akkamahadevi dans un temple de son lieu de naissance, Udathadi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Jayapalan, Indian society and social institutions, Atlantic Publishers & Distri.,‎ 2001 (ISBN 978-81-7156-925-0, lire en ligne), p. 145,146
  2. L'hindouisme, anthropologie d'une civilisation, Madeleine Biardeau, éditions Flammarion.
  3. Le Grand Secret, Maurice Maeterlinck, éditions transatlantiques, ISBN 2922941140
  4. Tanika Sarkar, Hindu Wife, Hindu Nation: Community, Religion and Cultural Nationalism, New Delhi, Permanent Black,‎ 2001. (page manquante à ajouter)
  5. Abbe Jean Antoine Dubois, Hindu Manners, Customs, and Ceremonies, translated from the French by Henry King Beauchamp, (Oxford: Clarendon Press, 1897)
  6. (ManuSmriti 3.56) (Mahabharata 13-45.5), Prabhākara Mācave, Hinduism, its contribution to science and civilisation,‎ 1979 (ISBN 978-0-7069-0805-3, lire en ligne) — In Manu Smriti 3.56 and Mahabharata 13-45.5 it was said: Yatra ... Where women are worshipped, there the Gods are delighted. But where they are not worshipped, all religious ceremonies become futile
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées lgs.
  8. a et b R. C. Mishra, Towards Gender Equality, Authorspress,‎ 2006 (ISBN 81-7273-306-2, lire en ligne)
  9. Raj Kumar Pruthi, Rameshwari Devi et Romila Pruthi, Status and Position of Women: In Ancient, Medieval and Modern India, Vedam books,‎ 2001 (ISBN 81-7594-078-6, lire en ligne)
  10. Cf. le « commentaire de Pāṇini » (vārttika) de Kātyāyana, chap. 125, v. 2477
  11. Commentaires à l’Ashtadhyayi (§§3.3.21 et 4.1.14) de Patanjali
  12. R. C. Majumdar et A. D. Pusalker (editors): The history and culture of the Indian people. Volume I, The Vedic age. Bombay: Bharatiya Vidya Bhavan 1951, p.394
  13. Subhamoy Das, « Four Famous Female Figures of Vedic India – About Ghosha, Lopamudra, Maitreyi and Gargi » (consulté le 26 mai 2012)
  14. D'après Shweta Singh, Examining the Dharma Driven Identity of Women: Mahabharata’s Kunti - In The Woman Question in the Contemporary Indian English Women Writings, Sarup: Delhi, Ed. Indu Swami,‎ 2009.
  15. D'après Tryambakayajvan (trad. Julia Leslie), The perfect wife: strIdharmapaddhati (guide de conduite des femmes), Penguin,‎ 1995 (ISBN 0-14-043598-0).
  16. Les femmes doivent être au service de leur mari.
  17. Spectrum lead article, The Sunday Tribune, Dec 24, 2000
  18. a et b « Women in History », National Resource Center for Women (consulté le 24 décembre 2006)
  19. D’après Jyotsana Kamat, Social Life in Medieval Karnataka, New Delhi, Abhinav,‎ 1980 (lire en ligne)
  20. Vimla Dang, « Feudal mindset still dogs women's struggle », The Tribune,‎ 1998 (lire en ligne)
  21. « The Commission of Sati (Prevention) Act, 1987 » (consulté le 24 décembre 2006)
  22. (en) Simmi Jain, Encyclopaedia of Indian women through the ages, Gyan Publishing House,‎ 2003 (ISBN 8178351757, lire en ligne), p. 266
  23. (en) Om Gupta, Encyclopaedia of India, Pakistan and Bangladesh, Gyan Publishing House,‎ 2006 (ISBN 8182053897, lire en ligne), p. 1955
  24. K. L. Kamat, « The Yellamma Cult », sur Dr. Kamat's potpourri,‎ 31 juillet 2000 (consulté le 25 mai 2012)
  25. a, b, c, d et e la colère de la déesse décapitée, Jackie Assayag CNRS éditions ISBN 2 222 04707 2 p.154, 155, 156
  26. le modèle indou, Guy Déleury, éditions Kailash
  27. D'après Sujata Madhok, « Women in India : Background and perspectives », sur Infochange India
  28. Marriage is a Sacred Bond and Pledge http://www.akhandjyoti.org/?Akhand-Jyoti/2003/Mar-Apr/MarriageSacredBond/
  29. Official Website of All World Gayatri Pariwar http://www.awgp.org/
  30. Magazine of All World Gayatri Pariwar http://www.akhandjyoti.org/
  31. « Hindu Red Dot », sur snopes.com (consulté le 3 avril 2012)
  32. Bowker, John H.; Holm, Jean, Women in religion, London, Continuum,‎ 1994 (ISBN 0-8264-5304-X), p. 79
  33. C. J. Fuller, The Camphor Flame: popular Hinduism and society in India, Princeton, N.J, Princeton University Press,‎ 2004 (ISBN 0-691-12048-X), p. 23
  34. « Aid plan for India's 33m widows », BBC News,‎ 2007-12-22 (lire en ligne)
  35. (en) « India moves to make it easier to divorce », BBC News,‎ 2010-06-10 (lire en ligne)
  36. (en) « The Parsi Marriage And Divorce Act, 1936 », Indiankanoon.org (consulté le 2012-03-27)
  37. (en) « The Dissolution Of Muslim Marriages Act, 1939 », Indiankanoon.org (consulté le 2012-03-27)
  38. (en) « The Foreign Marriage Act, 1969 », Indiankanoon.org (consulté le 2012-03-27)
  39. (en) Rina Chandran, « An easier end to unhappy marriages in India? », India insight, sur Blogs.reuters.com,‎ 11 juin 2010 (consulté le 19 mai 2013)
  40. (en) « Press Information Bureau English Releases », Pib.nic.in (consulté le 27 mars 2012)