Place des femmes dans l'Église catholique

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La place des femmes dans l'Église catholique est souvent discutée de nos jours. Les grands principes de la hiérarchie catholique (égalité en dignité entre femmes et hommes, reconnaissance de femmes comme bienheureuses, saintes, Docteurs de l'Église, voire Mère de Dieu, pas d'ordination de prêtresses, etc.), s'alignent sur les positions traditionnelles - avec, à la fois, une ouverture sur certains sujets notamment dans la lettre Mulieris dignitatem du pape Jean-Paul II, et une fin de non recevoir aux revendications nouvelles[Lesquelles ?].

Nature de la femme[modifier | modifier le code]

Selon la doctrine catholique, hommes et femmes sont différents par nature, complémentaires[réf. souhaitée] et égaux en dignité[1].

L'âme des femmes[modifier | modifier le code]

Sainte Hélène, impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin..
Article détaillé : Légende du Concile de Mâcon.

Selon la légende du Concile de Mâcon, un « concile » aurait été nécessaire pour établir que « la femme avait une âme ». L'Église n'a pourtant jamais mis en doute que les femmes aient une âme. Une difficulté d'ordre linguistique signalée par un chroniqueur lors des débats du synode de Mâcon, déformée et reprise par la suite par des polémistes protestants, a été à l'origine de ce mythe. Il entre d'ailleurs en contradiction avec le baptême des femmes attesté dès l'origine du christianisme, le culte progressivement voué aux saintes à l'instar de Marie de Nazareth ou de martyres comme Agnès de Rome, Cécile de Rome, Agathe de Catane, Blandine de Lyon...

Pour le christianisme, le statut de la personne et sa dignité sont indépendants de l'origine ethnique, de la situation sociale ou de la dimension sexuelle, comme l'indique explicitement l’apôtre Paul de Tarse quand il rappelle l'égalité fondamentale de tous les baptisés :

« Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n'y a ni esclave ni homme libre ; il n'y a ni masculin ni féminin ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. »

— Ga 3. 27-28

Les Pères de l'Église s'interrogèrent cependant sur les spécificités de la nature de la femme, comme sur la question de l'origine de l'âme[2].

Ils s'appuient sur les récits du livre de la Genèse, en particulier le passage qui décrit la création de l'homme et de la femme : « Dieu créa l'homme à son image; il le créa à l'image de Dieu : il les créa mâle et femelle » ainsi que celui concernant le péché originel et la malédiction qui s'ensuit.

La chute assortie de la promesse de salut de Dieu est attribuée au couple « Adam et Ève »[3].

Parmi les nombreux passages de la littérature patristique à ce sujet, on peut en épingler un qui présente une certaine similitude avec le célèbre incident du concile de Mâcon. Basile de Césarée[4], après avoir cité la parole de la Genèse « Et Dieu créa l'Homme à son image », suppose que la femme objecte : « L'Homme [grec anthrôpos] ! En quoi cela me concerne-t-il ? C'est le mari qui a été créé (...) ». Et Basile répond : « Eh non ! pour que personne, par ignorance, ne prenne l'expression 'homme' pour le seul sexe masculin, l'Écriture a ajouté : 'Homme et femme il les créa.' (...) Que la femme ne dise pas : ' je suis faible'. La faiblesse est le fait de la chair; dans l'âme [grec psuchè] réside la force. »

Le modèle marial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théotokos.

À l'opposé de la figure d'Ève, l'idéal féminin proposé par les théologiens de l’antiquité chrétienne et du haut Moyen Âge est celui de la Vierge Marie.

La virginité est exaltée comme un moyen de sanctification incontournable[réf. nécessaire], tout comme les souffrances que subissent les martyres.
Au cours des siècles, l’Église catholique a canonisé quelques veuves à la vie exemplaire, entrées au couvent à la mort de leur mari, la vie monastique étant considérée comme une garantie de chasteté. Ce groupe de pieuses femmes est cependant limité face à celui des vierges qui représentent environ les trois quarts des saintes et autres bienheureuses. Des mères de famille ont également été canonisée ou béatifiées : Sainte Hélène (mère de Constantin), Sainte Monique (mère de St Augustin), la Bienheureuse Zélie (mère de Sainte Thérèse de Lisieux)...

Article détaillé : Martyre de la pureté.

Place des femmes dans la société d'après la hiérarchie catholique romaine[modifier | modifier le code]

Place dans le mariage et le couple[modifier | modifier le code]

Le mariage chrétien[modifier | modifier le code]

Continuant une tradition bien établie dans les Gaules, l'Église a toujours proscrit la polygamie et reconnu aux deux sexes l'égalité de capacité juridique dont atteste l'existence du régime dotal chez les Gaulois[5]. De plus, accordant des droits matrimoniaux égaux aux deux conjoints, elle a proscrit la répudiation d'une épouse, quelle qu'en soit la raison, y compris l'adultère, tout en reconnaissant qu'un certain nombre de fautes justifient la séparation de corps.

Ensuite, rompant avec de nombreuses traditions que l'on rencontre encore chez des peuples primitifs et qui établit le mariage sur la seule volonté des familles ou des clans, voire sur l'échange collectif d'épouses ou le Rapt coutumier, l'Église a voulu que le mariage chrétien soit fondé sur le libre consentement individuel des époux, et particulièrement celui de la femme.

Pour cela, l'Église a voulu que le mariage donne lieu à une cérémonie publique et qu'il soit annoncé préalablement par la publication de bans dans les paroisses des deux familles. Ainsi, le caractère secret d'un mariage a-t-il toujours été considéré par les tribunaux ecclésiastique comme une raison suffisante pour prononcer son annulation du fait de l'impossibilité d'établir la réalité d'un consentement des époux.

La place de la femme dans le couple[modifier | modifier le code]

Concevant la famille comme une société volontaire, l'Église a donné au mari le rôle de chef en se fondant sur l'épître dans laquelle l'apôtre Paul de Tarse préconise la soumission de la femme à son époux, tout en recommandant à ce dernier de l'aimer comme un autre soi-même :

Épître aux Éphésiens 5.22 à 5.28
« Soyez soumis les uns aux autres comme au Seigneur Jésus.
Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ;
en effet, le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses ».

« Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Église, et s'est livré pour elle
afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau,
afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible». « De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. »

L'interprétation de ce texte au cours des siècles a cependant porté à le nuancer. L'encyclique Casti Connubii de Pie XI en 1930 précisait :

« Cette soumission, d'ailleurs, ne nie pas, elle n'abolit pas la liberté qui revient de plein droit à la femme, tant à raison de ses prérogatives comme personne humaine, qu'à raison de ses fonctions si nobles d'épouse, de mère et de compagne ; elle ne lui commande pas de se plier à tous les désirs de son mari, quels qu'ils soient, même à ceux qui pourraient être peu conformes à la raison ou bien à la dignité de l'épouse ; elle n'enseigne pas que la femme doive être assimilée aux personnes que dans le langage du droit on appelle des « mineurs », et auxquelles, à cause de leur jugement insuffisamment formé, ou de leur impéritie dans les choses humaines, on refuse d'ordinaire le libre exercice de leurs droits, mais elle interdit cette licence exagérée qui néglige le bien de la famille ; elle ne veut pas que, dans le corps moral qu'est la famille, le cœur soit séparé de la tête, au très grand détriment du corps entier et au péril — péril très proche — de la ruine. Si, en effet, le mari est la tête, la femme est le cœur, et, comme le premier possède la primauté du gouvernement, celle-ci peut et doit revendiquer comme sienne cette primauté de l'amour. Au surplus, la soumission de la femme à son mari peut varier de degré, elle peut varier dans ses modalités, suivant les conditions diverses des personnes, des lieux et des temps ; bien plus, si le mari manque à son devoir, il appartient à la femme de le suppléer dans la direction de la famille. »

En 1988, dans sa lettre apostolique Mulieris Dignitatem, Jean-Paul II interprète la soumission dont parle Saint Paul comme réciproque entre mari et femme:

« L'auteur de la Lettre aux Éphésiens ne voit aucune contradiction entre une exhortation ainsi formulée et la constatation que « les femmes doivent se soumettre à leurs maris, comme au Seigneur ; en effet, pour la femme, le mari est la tête » (cf. 5, 22-23). L'auteur sait que cette attitude, si profondément enracinée dans les mœurs et la tradition religieuse du temps, doit être comprise et vécue d'une manière nouvelle, comme une « soumission mutuelle dans la crainte du Christ » (cf. Ep 5, 21) ; d'autant plus que le mari est dit « chef » de la femme comme le Christ est chef de l'Église ; il l'est pour « se livrer pour elle» (Ep 5, 25), et se livrer pour elle c'est donner jusqu'à sa vie. Mais, tandis que dans la relation Christ-Église, la seule soumission est celle de l'Église, dans la relation mari-femme, la « soumission » n'est pas unilatérale, mais bien réciproque ! »

Place dans la société[modifier | modifier le code]

Hedwige Ire de Pologne, sainte patron des reines.

L'Église catholique estime qu'à travers le culte de Marie, le christianisme donne à la femme la dignité de mère de Dieu. Vierge choisie pour manifester le dessein salvateur de Dieu, la femme est par conséquent appelée à être respectée dans son corps et son âme, dans sa vocation historique, et à manifester la tendresse de Dieu.

Par ailleurs, l'Église s'est préoccupée du sort des femmes sans famille, situation sociale de vulnérabilité particulière, à travers des institutions destinées aux enfants abandonnés, filles-mères, prostituées, femmes Indigentes âgées ou malades, femmes en instance de séparation, femmes détenues, etc..

Position de l'Église catholique face à l'émancipation féminine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les béguines furent les premières femmes à s'émanciper. Il s'agit de femmes qui se vouent à Dieu, sans entrer au couvent. Bien qu’elles se réunissent souvent en petites communautés pour se protéger, s'entraider et surtout vivre leur dévotion, elles peuvent tout aussi bien vivre seules, ou dans leur famille. Elles se proclamaient religieuses mendiantes. À l’origine, beaucoup travaillent pour gagner leur vie et l’argent de leurs aumônes. Elles possèdent parfois leurs propres ateliers, notamment de tissage (mais aussi de poterie et la copie de livres). L’emploi comme domestique, notamment dans les hôpitaux, en raison du dévouement aux pauvres et aux malades exigé, est aussi fréquent chez elles.

Les béguines, ne prononçant pas de vœux, restent laïques. La hiérarchie ecclésiastique voit d'abord d'un bon œil cette expression de la piété et cette pauvreté voulue et assumée, mais le clergé séculier et les ordres monastiques se sentent concurrencés et s'estiment dépossédés des donations et legs reçus par les béguines.

En 1139, plusieurs décrets du concile de Latran-II s’élèvent contre les femmes qui vivent sans règle monastique, mais se font passer pour moniales, renouvelle l’obligation de vie selon une règle, et leur interdit de se mêler aux moines. Au concile de Mayence (1233), l’inquisiteur Conrad de Marbourg les dénonce. Soupçonnées d’hérésie, les béguines sont parfois persécutées, comme Marguerite Porete, brûlée vive en 1310. En 1311, le concile de Vienne les condamne, pour fausse piété, et hérésie, avec les béguins, frères du libre-esprit et fraticelles.


Renaissance[modifier | modifier le code]

Réaction au féminisme[modifier | modifier le code]

Le féminisme chrétien et non-chrétien a souvent critiqué l'attitude de l'Église envers les femmes. Le cardinal Joseph Ratzinger, devenu ensuite pape sous le nom de Benoît XVI, a reproché, dans une lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi adressée aux évêques de l’Église catholique romaine en juillet 2004, au « féminisme radical » de vouloir reconstruire une identité féminine aux dépens de l'identité masculine.

« Une première tendance souligne fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation. La femme, pour être elle-même, s’érige en rivale de l’homme. Aux abus de pouvoir, elle répond par une stratégie de recherche du pouvoir ».

La lutte des sexes, selon le cardinal, serait donc une stratégie de recherche du pouvoir adoptée par des femmes qui s’estiment confinées dans une condition de subordination vis-à-vis des hommes. D'après lui, les courants de « féminisme radical » pousseraient les femmes à s'affirmer en réaction et par opposition (aux hommes) et non en étant pleinement elles-mêmes.

« Toute perspective qui entend être celle d’une lutte des sexes n’est qu’un leurre et un piège »

La même lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, intitulée De la collaboration des hommes et des femmes dans l’Église et dans le monde, s'élève aussi contre les discriminations de carrière et de rémunération que subissent les femmes au travail. Elle affirme également que le modèle de la maternité n'est pas le seul et qu'il convient de « ne pas enfermer la femme dans un destin purement biologique ».

Place des femmes dans l'Église catholique d'après la hiérarchie catholique romaine[modifier | modifier le code]

Abbesses et prieures[modifier | modifier le code]

L'abbesse est la supérieure d'une abbaye, équivalent féminin d'un abbé. Elle est élue par ses consœurs réunies en chapitre pour diriger l'abbaye. Certaines abbesses, grands seigneurs à la tête de vastes domaines, eurent une influence politique voire économique considérable. Ainsi les abbesses de l'abbaye de Fontevraud dirigeaient non seulement l'abbaye des femmes mais aussi celle des hommes.

Les congrégations religieuses féminines[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l'Église offrait aux femmes la possibilité d'accéder à la culture au sein notamment des ordres religieux, suscitant la vocation de grandes érudites et penseurs. Sainte Scolastique, la sœur de saint Benoît de Nursie, a fondé une communauté religieuse féminine, probablement selon la règle de saint Benoît. Les Sœurs dominicaines sont des sœurs contemplatives, et les sœurs apostoliques de l'ordre Dominicain.

Les salésiennes forment la congrégation religieuse des femmes la plus importante au monde. L'ordre du Carmel et l'ordre franciscain comptent aussi un grand nombre de membres. Parmi les autres ordres notables, on peut citer les Petites sœurs des pauvres, fondées en 1839 par Jeanne Jugan et engagées dans une action caritative internationale, pour l’accueil et le soin des personnes âgées pauvres et isolées ; les Sœurs de la Miséricorde fondées par Catherine McAuley en 1831 ; les Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur fondées en 1866 par Mary MacKillop ; et les Missionnaires de la Charité fondées en 1950 par mère Teresa.

Docteurs de l'Église[modifier | modifier le code]

Hildegarde de Bingen recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval.

Au cours du XXe siècle, trois femmes ont été reconnues docteurs de l'Église : Thérèse d'Avila et Catherine de Sienne en 1970, puis Thérèse de Lisieux en 1997. En 2012, le pape Benoît XVI annonce la proclamation d'Hildegarde de Bingen comme Docteur de l'Église.

Saintes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de saints catholiques.

On compte de nombreuses femmes parmi les saints de l'Église, c'est-à-dire des personnalités distinguées par leur élévation spirituelle et proposées aux croyants comme modèles de vie en raison d'un trait de personnalité ou d'un comportement réputé exemplaire.

L'ordination des femmes[modifier | modifier le code]

Selon le pape Jean-Paul II l'impossibilité d'ordination des femmes serait directement issue des choix du Christ lui-même[6]  :

  • « En n'appelant que des hommes à être ses Apôtres, le Christ a agi d'une manière totalement libre et souveraine. Il l'a fait dans la liberté même avec laquelle il a mis en valeur la dignité et la vocation de la femme par tout son comportement, sans se conformer aux usages qui prévalaient ni aux traditions que sanctionnait la législation de son époque »
  • « D'autre part, le fait que la très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Église, n'ait reçu ni la mission spécifique des Apôtres ni le sacerdoce ministériel montre clairement que la non-admission des femmes à l'ordination sacerdotale ne peut pas signifier qu'elles auraient une dignité moindre ni qu'elles seraient l'objet d'une discrimination; mais c'est l'observance fidèle d'une disposition qu'il faut attribuer à la sagesse du Seigneur de l'univers. »
  • « C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église. »
  • Voir également la Déclaration de la sacrée Congrégation de la Doctrine de la Foi sur la question de l’admission des femmes au sacerdoce ministériel[7].

Place des femmes dans l'Église catholique d'après des organisations de laïcs[modifier | modifier le code]

Plusieurs organisations de laïcs et laïques catholiques réfléchissent à la place des femmes dans l'Églises. On peut citer le Comité de la jupe, créé en 2008 par Christine Pedotti et Anne Soupa à la suite d'un mot malheureux du cardinal archevêque de Paris André Vingt-Trois[8] Également l’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES), créé en 2011 de la fusion des associations Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), créées respectivement en 1969 et 1987.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Historiographie[modifier | modifier le code]

  • Dans la revue Clio[1] : la France contemporaine (Étienne Fouilloux, n° 2, 1995 ; Bruno Dumons, n° 15, 2002), la vie religieuse au Moyen Âge (Paulette Lhermitte-Leclerc, n° 8, 1998), la maternité (Anne Cova, n° 21, 2005) ; Georges Duby et l’histoire des femmes (Plusieurs articles dans le n° 8-1998, dont une bibliographie anglo-saxonne)
  • Monique Alexandre, « La place des femmes dans le christianisme ancien. Bilan des études récentes », in Pascale Delage, Les Pères de l’Église et les femmes, Actes du colloque de La Rochelle, 2003, Association Histoire et culture, 2003.
  • Angela Berlis, Charlotte Methuen (éd.), « Approches féministes de l'histoire et de la religion », Annuaire de l'association européenne des femmes pour la recherche théologique, n° 8, 2000, 318 p., (ISBN 90-429-0903-X) [2]
  • Geneviève Bührer-Thierry, Didier Lett, Laurence Moulinier-Brogi, « Histoire des femmes et histoire du genre dans l’Occident médiéval », Historiens et Géographes, n° 392, octobre 2005, pp. 135-146.
  • Mathilde Dubesset, « Genre et fait religieux », Revue Sens public, 6 octobre 2003 [En ligne] URL : http://www.sens-public.org/spip.php?article45
  • Mathilde Dubesset et Geneviève Dermenjian (éd.), "Chrétiennes", revue Clio, Histoire, femmes et sociétés, n° 15, 2002.
  • Monique Dumais, « Synergie : Femmes et religion au Québec depuis 1970 », Religiologiques, n° 11, printemps 1995, pp. 51-64. [En ligne] URL : http://www.religiologiques.uqam.ca/no11/synergie.PDF
  • Isabelle Ernot, Didier Lett, Rebecca Rogers (dir.), dossier « Les médiévistes et l'histoire du genre en Europe », Genre & Histoire, n°3, automne 2008. En ligne.
  • Margo Gravel-Provencher, La Déclaration Inter Insigniores. analyse et prospectives à partir de la pensée de Hans Urs von Balthasar. http://www.interinsigniores.ca.
  • Marie-Élisabeth Henneau, « La Femme et le cloître à l'époque moderne. Bilan historiographique et perspectives de recherches », in G. Leduc (dir.), Nouvelles sources et nouvelles méthodologies de recherche dans les études sur les femmes, Paris, L'Harmattan, 2004, p.59-73.
  • Élizabeth J. Lacelle (dir.), La femme et la religion au Canada français : un fait socio-culturel. Perspectives et enjeux…, Montréal : Éditions Bellarmin, coll. « Femmes et religions », n° 1, 1979, 232 p.
  • Claude Langlois, « Catholicisme au féminin ou féminisation du catholicisme ? Délimiter ou définir : un nouveau champ de recherche en histoire et en sociologie » in École pratique des hautes études. Section des sciences religieuses, Annuaire. Résumé des conférences, T. 102, 1993-1994, p. 379-385.
  • F. Lautman (éd), Ni Ève ni Marie. Luttes et incertitudes des héritières de la Bible, Paris : Ed. Labor et Fides, 1997 [Etat des lieux sur les recherches conduites en sociologie et en histoire]
  • Didier Lett, « Les médiévistes et l’histoire du genre en Europe », Genre & Histoire, n° 3, automne 2008. [En ligne]
  • Rebecca Rogers, « Réflexions méthodologiques et historiographiques sur les études “genre” et l’histoire des religions » in Nadine Weibel (éd.), Weiblicher Blick-Männerglaube. Religions d’hommes, regards de femmes : Beiträge zur Genderperspektive in den Weltreligionen, Münster : éditions Waxmann, 2008, p. 15-27.

Histoire générale des chrétiennes[modifier | modifier le code]

Histoire générale
  • (fr) Dans la revue Clio[3] (référence sur l’histoire des femmes et du genre), voir les numéros thématiques : n° 2 « Femmes et religions » en 1995 ; n° 15 « Chrétiennes » en 2002 ; n° 26 « Clôtures » en 2007.
  • (fr) Georges Duby et Michèle Perrot (dir.), Histoire des femmes en Occident, Plon, 5 volumes, 1991-1992. [Synthèse fondatrice. Importante bibliographie]
  • (fr) Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes. L’autre moitié de l’Évangile, Montrouge, Bayard, 2008, 1258 p.
  • (fr) Pierre Grimal (dir.), Histoire mondiale de la femme, plusieurs tomes, Paris : Nouvelle librairie de France.
  • (fr) A.-M. Pelletier, Le Christianisme et les femmes, Paris : Le Cerf; Coll. « Histoire du christianisme », 2001, 194 pages.
  • (fr) Suzanne Tunc, Brève histoire des chrétiennes, Paris : Éditions du Cerf, coll. « Parole présente », 1989 [Comment, à partir des disciples égaux de Jésus s’est progressivement constituée une structure hiérarchique et masculine, prisonnière du Lévitique, du droit romain et des philosophes grecs. Comment des femmes ont pourtant pris l’initiative et transmis le message du Christ]
Pour le Moyen Âge
  • (fr) Régine Pernoud, La Femme au temps des cathédrales, LGF, coll. « Livre de poche », 1982, (ISBN 2253030341)
  • (fr) Paulette L'Hermitte-Leclercq, L’Église et les femmes dans l’Occident chrétien des origines à la fin du Moyen Âge, Turnhout : Brepols, 1997.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Catéchisme de l'Église Catholique, article 369 et suivants  :" Égalité et différence voulues par Dieu-369 L’homme et la femme sont créés, c’est-à-dire ils sont voulus par Dieu : dans une parfaite égalité en tant que personnes humaines, d’une part, et d’autre part dans leur être respectif d’homme et de femme. " Être homme ", " être femme " est une réalité bonne et voulue par Dieu : l’homme et la femme ont une dignité inamissible qui leur vient immédiatement de Dieu leur créateur (cf. Gn 2, 7. 22). L’homme et la femme sont, avec une même dignité, " à l’image de Dieu ". Dans leur " être-homme " et leur " être-femme ", ils reflètent la sagesse et la bonté du Créateur." L’un pour l’autre " – " une unité à deux " -article 371 Créés ensemble, l’homme et la femme sont voulus par Dieu l’un pour l’autre.
  2. L'âme de la femme est-elle formée de celle de l'homme ?? Genèse - commentaire au sens littéral, Saint Augustin
  3. http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1D.HTM
  4. Basile de Césarée, Sur l'origine de l'homme, introd., texte critique, trad. et notes par A. Smets et M. Van Esbroeck, Paris, Éd. du Cerf, Coll. Sources chrétiennes, n° 160, Paris, 1970, Homélie I (dite aussi Homélie X de l'Hexaéméron), ch. 18, pp. 213-215.
  5. En mentionnant l'usage pour la famille du mari d'accorder en biens au moins l'équivalent de la dot de la fille, Polybe II 17 nous informe de l'existence du régime dotal chez les Gaulois, et donc de la capacité pour une femme d'avoir des biens propres. Voyez : Albert Bayet, La Morale des Gaulois, 1927, Alcan.
  6. Extraits de la Lettre apostolique Mulieris dignitatem
  7. Inter Insigniores
  8. Le Figaro, 5 décembre 2008, « André Vingt-Trois accusé de propos sexistes ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]