Place Émilie-Gamelin

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Place Émilie-Gamelin
Image illustrative de l'article Place Émilie-Gamelin
Situation
Coordonnées 45° 30′ 55″ N 73° 33′ 36″ O / 45.515414, -73.55996 ()45° 30′ 55″ Nord 73° 33′ 36″ Ouest / 45.515414, -73.55996 ()  
Pays Drapeau du Canada Canada
Région Drapeau : Québec Québec
Ville Montréal
Quartier Quartier latin à l'arrondissement Ville-Marie
Morphologie
Type Place publique
Forme Rectangle
Histoire
Création 1992
Anciens noms Parc Émilie-Gamelin, parc Berri, Square Berri, Place du Quartier Latin, Parc du Quartier Latin, parc UQAM, parc de Montigny
Monuments Gratte-ciel, cascades deau rues, ruisseaux...une construction,
Monument à Émilie Gamelin

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Place Émilie-Gamelin

Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal

(Voir situation sur carte : Région métropolitaine de Montréal)
Place Émilie-Gamelin

La place Émilie-Gamelin (également connue sous le nom de parc Berri, Square Berri, Place du Quartier Latin, Parc du Quartier Latin, parc UQAM, parc de Montigny) est une place publique du quartier latin de Montréal. Malgré sa petite taille, le parc est l'un des plus fréquentés et demeure un pôle important du centre-ville de Montréal.

Situation[modifier | modifier le code]

Nommé en l'honneur de la Bienheureuse Émilie Gamelin, le parc est bordé à l'ouest par la rue Berri, à l'est par la rue Saint-Hubert, au nord par le boulevard de Maisonneuve et au sud par la rue Sainte-Catherine.

Le parc est entouré par plusieurs institutions publiques et privées importantes : la station Berri-UQAM, la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, la Gare d'autocars de Montréal, l'hôtel des Gourverneurs, la Place Dupuis, le magasin Archambault et l'Université du Québec à Montréal. Le parc est également la porte d'entrée du quartier latin ainsi que ville souterraine.

Au sud, il est plat. On peut y installer une scène ou jouer aux échecs géants[1]. Au centre, il offre une pente ascendante gazonnée où le public peut se détendre. Il y a une différence d'environ un étage entre la base et le sommet. Au nord, il est plat, couvert de gravier rouge, où les montréalais jouent régulièrement à la pétanque.

Historique[modifier | modifier le code]

Maison-mère et chapelle des Sœurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1890

En 1843, Émilie Gamelin transforme une maison en hospice au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert (coin sud-est de l'actuel parc). Sur recommandation de Mgr Bourget, elle fonde l'Asile de la Providence et le confie à la Congrégation des Sœurs de la Providence[2].

Lors de la construction du métro de Montréal en 1962, cet espace est complètement éventré afin de construire l'axe des lignes verte, orange et jaune. Une fois la construction du métro terminée, l'espace est transformé en un vaste stationnement.

Durant les années 1980, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal étudient la possibilité d'y construire la nouvelle salle de l'Orchestre symphonique de Montréal. En janvier 1985, on annonce le choix d'un promoteur et la première pelletée de terre est levée le 11 juillet par le Premier ministre René Lévesque. Après la chute de son gouvernement le 2 décembre 1985, le projet est abandonné par le gouvernement libéral.

En septembre 1988, la Ville annonce un projet de square public pour le site. Officiellement inauguré le 17 mai 1992 dans le cadre des célébrations du 350e anniversaire de Montréal, le parc est réaménagé avec des dalles de pierre, des plans inclinés en gazon et des terrasses.

Monuments[modifier | modifier le code]

Monument à Émilie Gamelin
Monument à Émilie Gamelin 
Conçu et donné en 1999 par le sculpteur Raoul Hunter, le monument à Émilie Gamelin est fait de bronze et mesure 1,9 mètre de hauteur. Mère Gamelin est représentée main droite tendue portant un panier de vivres destiné aux nécessiteux de son temps. La sculpture n'est pas montée sur un socle, mais à hauteur d'homme, parmi les passants. Elle célèbre le bicentenaire de sa naissance (19 février 1800-2000)[3].
Gratte-ciel, cascades d'eau/rues, ruisseaux... une construction 
Commandée par la Ville de Montréal en 1992, l'installation créée par Melvin Charney est faite d'acier inoxydable, de béton, de granit noir «Atlantic black» de la région de Mégantic. D'une hauteur de 17 mètres sur 32 mètres de largeur, l'œuvre se compose de trois tours qui soutiennent une série de plans inclinés. De chacune des tours s'écoule un rideau d'eau qui se déverse dans un bassin situé à la base des tours. Le trop-plein s'évacue le long de quatre caniveaux chevauchés par sept petits ponts/passages délimités par des murets de granit. Le parcours de ces quatre ruisseaux prend fin dans les quatre bassins adossés au mur de granit délimitant la partie minérale de la place de son aire gazonnée. Les trois falaises/cascades évoquent à la fois les falaises du mont Royal et les gratte-ciel montréalais. Les caniveaux et les ponts reconstituent les eaux souterraines qui s'écoulent du mont Royal vers le fleuve Saint-Laurent[4],[5].
Échiquiers sur dalles, en 2008
Échiquiers sur dalles 
Conçus par l'artiste Roadsworth et inaugurés en juin 2007, les échiquiers sur dalles sont six immenses jeux d'échecs. La commande et le financement sont une initiative de la Ville de Montréal par le biais du groupe Dada Diffusion Art actuel et du programme de financement d'art public Vill'Art Marie[1]. À l'été 2009, vu que la peinture avait décollé, on a repeint les dalles, en noir et gris. On a encadré les damiers, chacun avec une couleur particulière. Un extrait de poème est inscrit dans la bordure. En 2010, on a encore repeint les dalles, en couleur. Des lettres, sur les cases, composent des expressions orales de part et d'autre des échiquiers.

Criminalité[modifier | modifier le code]

Il semble que ce soit un lieu prisé par les vendeurs de drogue[6].

Événements[modifier | modifier le code]

On y retrouve, l'été, plusieurs événements festifs dont :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Isabelle Paré, « Un échiquier géant pour la place Émilie-Gameli », Le Devoir,‎ 2007 (consulté en 26 août 2008)
  2. « Parc Émilie-Gamelin », Grand Québec (consulté en 26 août 2008)
  3. « Monument à Émilie Gamelin », Ville de Montréal (consulté en 26 août 2008)
  4. « Gratte-ciel, cascades d'eau/rues, ruisseaux...une construction », Ville de Montréal (consulté en 26 août 2008)
  5. Pour des raisons de propreté, on a fermé l'eau en 2008. On a rouvert l'eau en 2010.
  6. http://www.cyberpresse.ca/actualites/200809/08/01-651696-les-revendeurs-font-la-loi-a-berri-uqam.php
Vue panoramique de la place Émilie-Gamelin
Vue panoramique de la place Émilie-Gamelin