Parti des pirates (Allemagne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Piratenpartei)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti pirate.
Piratenpartei Deutschland
Image illustrative de l'article Parti des pirates (Allemagne)
Logo officiel
Présentation
Président Thorsten Wirth
Fondation 10 septembre 2006
Siège Berlin
Vice-présidente Carolin Mahn-Gauseweg
Directeur politique Björn Semrau
Secrétaire générale Stephanie Schmiedke
Trésorier Stefan Bartels
Députés européens
1 / 96
Idéologie Protection de la vie privée, liberté d'accès aux documents administratifs
Affiliation internationale PP International
Adhérents 33 359[1]
Couleurs Orange
Site web web.piratenpartei.de

Le Parti des pirates (Piratenpartei Deutschland ou PIRATEN en allemand), est un parti politique allemand créé en 2006, inspiré par le Piratpartiet suédois[2],[3]. De tous les partis membres de l'organisation internationale, c'est celui qui a le mieux réussi. Le parti est parvenu à décrocher des sièges lors des élections aux assemblées de quatre Länder depuis son entrée à la Chambre des députés de Berlin fin 2011. Il compte également plusieurs dizaines de conseillers municipaux.

Nom[modifier | modifier le code]

L'intitulé du parti en langue allemande s'éloigne légèrement du terme suédois original, Piratpartiet (pirat un adjectif). Piraten ne peut qu'être un nom, en l'occurrence au pluriel, ce qui fait de Piratenpartei « le Parti des Pirates ». Cette traduction est attestée par Le Figaro[4], France Culture[5], Radio France internationale[6], l'Agence France-Presse[7], l'Agence télégraphique suisse[8], Euronews[9] et Arte[10].

Historique[modifier | modifier le code]

Évolution des Membres[modifier | modifier le code]

Nombre de membres du Parti des Pirates allemand dans le temps. Mis à jour du 21 mai 2012

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

Les Pirates allemands ont l'habitude de renouveler régulièrement leur équipe dirigeante. Une élection est réalisée chaque année, notamment lors du décollage électoral du parti en 2011.

Bisherige Vorstände der Piratenpartei Deutschland
Année Président (Vorsitzender) Président adjoint Trésorier Directeur politique (Politischer Geschäftsführer) Secrétaire général Élection
2006-07 Christof Leng Jens Seipenbusch Peter Böhm Jan Huwald Stefan Lamprecht 10 septembre 2006
2007-08 Jens Seipenbusch Sven Riedel Peter Böhm Jan Huwald Bastian Grundmann 20 mai 2007
2008-09 Dirk Hillbrecht Jens Seipenbusch Sebastian Schäfer Bernhard Schillo Hauke Kruppa 18 mai 2008
Observateurs (Beisitzer)
2009-10 Jens Seipenbusch Andreas Popp Bernd Schlömer Stefan Koenig (le 10 mai 2010)[11], Nicole Hornung, Thorsten Wirth, Jan Simons 4 juillet 2009[12],[13]
2010-11 Jens Seipenbusch Andreas Popp Bernd Schlömer Benjamin Stöcker (démissionne le 5 août 2010)[14], Christopher Lauer, Daniel Flachshaar, Wolfgang Dudda 15 et 16 mai 2010
Directeur politique (Politischer Geschäftsführer) Secrétaire général Observateurs (Beisitzer)
2011-12 Sebastian Nerz Bernd Schlömer Rene Brosig Marina Weisband Wilm Schumacher Matthias Schrade, Gefion Thürmer 14 et 15 mai 2011
2012-13 Bernd Schlömer Sebastian Nerz, Markus Barenhoff Swanhild Goetze Johannes Ponader Sven Schomacker Klaus Peukert, Matthias Schrade, Julia Schramm 28 et 29 avril 2012
2013 Bernd Schlömer Sebastian Nerz, Markus Barenhoff Swanhild Goetze Katharina Nocun Sven Schomacker Klaus Peukert, Andreas Popp, Christophe Chan Hin 10 - 12 mai 2013

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Membres[modifier | modifier le code]

En décembre 2011, le Parti pirate réunit son premier congrès fédéral à Offenbach am Main, dans la Hesse. La motion adoptée, proposée par Johannes Ponader, obtient 66,9 % des voix de 1 200 délégués, prévoit la mise en œuvre d'une allocation universelle[15].

À chaque nouvelle entrée dans le parlement d'un Land, le parti connaît une forte progression dans les intentions de vote pour les élections fédérales de 2013[16]. Ils dépassent le seuil de représentativité des 5 % après leur entrée à Berlin en septembre, fluctuent ensuite autour des 7 % et lors des élections en Sarre en mars 2012, ils atteignent 12 %. Après leur entrée aux Landtag de Schleswig-Holstein et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en mai, leur résultat se tasse un peu toutefois. Enfin en 2013, leur résultat retombe autour de 2 % dans les élections régionales de Basse-Saxe, de Bavière ou de Hesse comme lors des élections législatives fédérales du 22 septembre.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Présence du Parti Pirate dans les Landtags allemands

Après quelques tentatives aux élections des Länder en 2008, le parti forme une liste aux élections européennes de 2009 où il reçoit moins de 1 % (229 117 voix)[17],[18]. Le même jour, la section suédoise remporte deux sièges, les premiers du mouvement international.

Quelques jours après, juste avant la clôture de la seizième législature du Bundestag, Jörg Tauss, député fédéral depuis sept ans, abandonne le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) dont il était membre depuis 38 ans, pour se joindre au Parti pirate. En effet, le SPD approuve la censure de la pédopornographie sur Internet, ce qui ouvre la voie selon lui à une plus grande intrusion de l'État dans la vie privée. Il n'est cependant pas réélu en septembre suivant, son parti réalisant 2 %.

Le Parti des pirates, après avoir obtenu de faibles scores, se renforce à la fin d'une année 2011 très chargée électoralement. C'est aux élections régionales de Berlin que, pour la première fois, les Piraten remportent des sièges dans un parlement local. Ils entrent à la Chambre des députés après une campagne sur un ton décalé, provocateur, qui réussit auprès des jeunes Berlinois[19].

En 2012, les Pirates font alors véritablement leur entrée dans la politique allemande en obtenant 4 sièges (sur 51) lors des élections en Sarre de mars[20]. En mai, ils en remportent 6 (sur 69) lors des élections du Landtag de Schleswig-Holstein[21] et 20 sièges (sur 237) lors des élections en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Mais cette percée aussi soudaine qu’inattendue fait long feu. À la fin de l'année 2012, les intentions de vote fédérales en faveur du PP décroissent, éloignant la perspective d'une entrée du parti au Bundestag. Lors des élections du Landtag de Basse-Saxe, le 20 janvier 2013, le PP n'obtient que 2,1 % des suffrages exprimés, très loin du seuil de 5 % permettant d'obtenir des élus. Le 15 septembre suivant, le parti n'obtient que 2 % des voix lors des élections législatives régionales en Bavière et aucun élu. Enfin, lors des élections fédérales du 22 septembre, le parti ne totalise que 2,2 % des suffrages.

Élection Date Nombre de voix  % Nombre de sièges  %
Régionales en Hesse janvier 2008 6 962 0,3 0 0
Régionales à Hambourg (de) février 2008 1 773 0,2 0 0
Régionales en Hesse janvier 2009 13 796 0,5 0 0
Européennes juin 2009 229 464 0,9 0 0
Régionales en Saxe août 2009 34 620 1,9 0 0
Régionales dans le Schleswig-Holstein septembre 2009 28 837 1,8 0 0
Fédérales septembre 2009 847 870 2,0 0 0
Régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie mai 2010 121 046 1,6 0 0
Régionales à Hambourg février 2011 73 126 2,1 0 0
Régionales en Saxe-Anhalt mars 2011 13 828 1,4 0 0
Régionales en Rhénanie-Palatinat mars 2011 29 319 1,6 0 0
Régionales dans le Bade-Wurtemberg mars 2011 103 618 2,1 0 0
Régionales à Brême mai 2011 24 935 1,9 0 0
Régionales au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale septembre 2011 12 727 1,9 0 0
Régionales à Berlin septembre 2011 129 795 8,9 15 10,07
Régionales en Sarre mars 2012 35 646 7,4 4 7,84
Régionales dans le Schleswig-Holstein mai 2012 108 740 8,2 6 8,70
Régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie mai 2012 608 957 7,8 20 8,44
Régionales en Basse-Saxe janvier 2013 75 539 2,1 0 0
Régionales en Bavière septembre 2013 112 928 2,0 0 0
Fédérales septembre 2013 959 177 2,2 0 0
Régionales en Hesse septembre 2013 60 459 1,9 0 0
Européennes mai 2014 424 510 1,45 1 1,04


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. membres en temps réel du Parti pirate allemand
  2. [www.fr-online.de/spezials/wahlleiter-laesst-kleine-parteien-zu-freie-fahrt-fuer-die-piraten,1472874,2828142,item,0.html « Freie Fahrt für die Piraten », Peter Steinke, Frankfurter Rundschau, 19 décembre 2008]
  3. [www.sueddeutsche.de/digital/razzia-wegen-bundestrojaner-bedingt-abhoerbereit-1.687620 « Bedingt abhörbereit », Mirjam Hauck, Süddeutsche Zeitung, 17 septembre 2008]
  4. « Le Parti des pirates supplante les Verts en Allemagne », Patrick Saint-Paul, 11 avril 2012, Le Figaro
  5. émission Frontières du 10 mai 2012, « Le parti des pirates allemands », présentée par Alexis Ipatovtsev
  6. « Allemagne : le Parti des pirates s'interroge sur son succès »
  7. « Le Parti des pirates fait son apparition en Autriche », 15 avril 2012, LaPresse.ca, reprenant l'AFP
  8. « Le parti des Pirates réfute les critiques », 28 avril 2012
  9. « Succès retentissant pour le parti des Pirates lors de l‘élection régionale à Berlin », Euronews, 19/09/11
  10. [www.arte.tv/fr/6622950,CmC=6629938.html « Les pirates en pleine adolescence politique », 1er mai 2012, Arte Journal, arte.tv]
  11. (en) « POLITICOOL – Politik im 21. Jahrhundert: Viel Glück, Piraten! », Aaron-koenig.blogspot.com,‎ 2010-05-26
  12. Die Welt
  13. Der Spiegel
  14. Benjamin Stöcker, « Von meinem Rücktritt als Bundesvorstand »,‎ 2006-08-05
  15. « En Allemagne, le Parti Pirate veut un revenu minimum vital pour tous », RFI, 4 décembre 2011.
  16. « Le Parti des pirates supplante les Verts en Allemagne », Le Figaro, 11 avril 2012.
  17. (de) Résultats officiels des élections européennes en Allemagne
  18. (sv) « Piratpartiets framgång internationell nyhet », dn.se
  19. « Le Parti pirate entre au Parlement du Land de Berlin », lemonde.fr
  20. Entrée du Parti pirate dans le Land de la Sarre
  21. Victoire du Parti pirate au Schleswig-Holstein

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :