Piré-sur-Seiche

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Piré-sur-Seiche
La place de l'église de Piré-sur-Seiche
La place de l'église de Piré-sur-Seiche
Blason de Piré-sur-Seiche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Janzé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Châteaugiron
Maire
Mandat
Dominique Denieul
2014-2020
Code postal 35150
Code commune 35220
Démographie
Gentilé Piréen
Population
municipale
2 303 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Population
aire urbaine
28 707 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 37″ N 1° 25′ 45″ O / 48.0102777778, -1.42916666667 ()48° 00′ 37″ Nord 1° 25′ 45″ Ouest / 48.0102777778, -1.42916666667 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 86 m
Superficie 36,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pire-sur-seiche.fr

Piré-sur-Seiche est une commune française rurale, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Depuis le 1er janvier 2012, elle fait partie de la Communauté de communes du Pays de Châteaugiron[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Piré-sur-Seiche est située au sud-est de Rennes et à 8 kilomètres de Janzé.

C’est une commune rurale traversée par la Seiche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Aubin-du-Pavail Domagné Chancé Rose des vents
Amanlis N Moulins
O    Piré-sur-Seiche    E
S
Janzé Essé Boistrudan

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de cars départemantal Illenoo :

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Du latin Piriacum (lieu planté de poiriers) en 1030 et 1040[réf. nécessaire], Plebe Pire en 1052[2], puis Pireium en 1197. La commune prend le nom de Piré en 1516 ; il est modifié en Piré-sur-Seiche en 1920.

Le nom de la commune traduit en breton est Pereg[2]. En gallo, le nom s’écrit Pirae[3].

Les habitants sont appelés les Piréens et Piréennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Propriété de Brient (ou Briant), fondateur de Châteaubriant au XIe siècle, ce dernier cède l'église Saint Pierre de Piré et tous ses droits au prieuré de Saint Sauveur de Béré et aux moines de Marmoutier. Conan II de Bretagne, duc de Bretagne approuva et d'autres propriétés furent transmises par la suite par Geoffroi Ier de Châteaubriant, fils de Brient, puis par Gaultier de Méral et Herbert, évêque de Rennes en 1197. Le seigneur de Châteaubriant, Geoffroy III, confirma les mêmes religieux dans la possession de leurs terres en Piré en 1217, ce qui devint le prieuré de la Franceule. Les terres appartenant aux abbés de Marmoutier étaient très étendues et la paroisse de Piré très importante.

Sous la Révolution française, la population de la commune était paraît-il, selon une publication parue dans une revue de 1905 (l'année de la promulgation de la Loi de séparation des Églises et de l'État), favorable aux changements apportés par la Révolution, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire était celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté, fêtée à partir de 1795[4].

En juin 1796, sur le territoire de la commune, se déroula la Bataille de Piré entre les chouans et les républicains.

Le fief de la famille de Rosnyvinen[modifier | modifier le code]

Piré fut le fief des seigneurs de la famille de Rosnyvinen à partir du XVe siècle jusqu'à la Révolution française.

Article détaillé : Famille de Rosnyvinen.

La devise des Rosnyvinen est : Non ferit nisi læsus ("Il ne frappe que s’il est blessé"), adopté par la commune ainsi que leur cri : « Défends-toi ! »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château de Plessis-Guériff[modifier | modifier le code]

Construit sur l'emplacement d'un manoir qui datait de 1317, les Anglais le détruisent par le feu, chassant la famille Bonenfant. Ces derniers reprennent le château qui passe par alliance aux Rosnivinen le 29 janvier 1471. Le domaine comprend alors près de 300 fermes, moulins et manoirs. Le Nôtre crée le parc au XVIIe s. Vendu par la Révolution, il revient de nouveau à la famille en 1802, dévasté. Restauré par le Général d'Empire Hippolyte-Marie-Guillaume de Rosnyvinen, comte de Piré, en 1818, il est finalement vendu par le dernier descendant en 1854 au vicomte de Nicolay. Il passe ensuite en 1866 à la famille Carron-de-la-Carrière jusqu'en 1932 pour abriter la congrégation des Pères du Saint-Esprit puis est revendu en 2011. Le petit cimetière près du château abrite les sépultures de 37 pères Spiritains.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre dont il est fait mention dès le XIe siècle, est à l'emplacement d'une première église construite par Conan II au XIe s. et reconstruite au XVIe s. Un décor Renaissance orne le bas-côté nord, le bas-côté sud est ajouté au bâtiment vers 1603. Le retable du maître-autel en pierre et en marbre de Mayenne fut construit de 1632 à 1634 par deux Lavallois, l'architecte Pierre Corbineau et le sculpteur Pierre Biardeau. Le tableau central est surmonté d'une statue de saint Pierre, œuvre du sculpteur nantais Barré. Jean de Rosnyvinen fait reconstruire entre 1752 et 1775 le chœur frappé par la foudre en 1741. Agrandie dans la seconde moitié du XIXe s., de 1871 à 1875, le recteur, l'abbé Moison ajouta un clocher de 58m de haut, où furent accrochées quatre cloches. Le clocher s'effondra sur une quinzaine de mètres à la suite d'une tornade le 23 juin 1967 et causa de gros dégâts à l'intérieur de l'église. La reconstruction nécessita deux années de travaux[5].
  • La chapelle de la Croix-Bouessée (1527-XVIIe-XVIIIe siècle), dans le cimetière[6].
  • Le calvaire (1587) du cimetière (1587).
  • L’ancien presbytère (XVIe-XVIIIe siècle).
  • Le château du Plessis-Guériff.
  • Le château de la Beauvais (XVIIe-XIXe siècle).
  • Le château de l’Espinay ou Epinay (XVIIe siècle)
  • Le manoir de la Bréhonnière (XVe-XVIIIe siècle).
  • La maison (XVIIe siècle), située 22 rue d’Anjou.
  • La ferme (XVIIe-XIXe siècle), située au lieu-dit la Touche-Marzelle ;
  • Les moulins à eau de Neuf, de la Joncherays, de Connag, de Berrue, Champusel, d’Atillé, de Taillepied.
  • Les moulins à vent des Grées, de Taillepied, du Clos-Corron.
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Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919[7]  ?? Boursier    
 ??  ??  ??    
mai 1945 juillet 1946 François Cordelier    
juillet 1946 mars 1965 Julien Mellier    
mars 1965 mars 1977 Gaston Guais    
mars 1977 mars 1995 Émile Grégoire   Agriculteur
mars 1995 mars 2001 Auguste Monnier   Directeur de banque
mars 2001 mars 2008 Léon Rupin   Agriculteur, retraité
mars 2008 en cours Dominique Denieul[8]   Agriculteur
  • L'avis de décès de Monsieur Julien Boursier ancien maire et conseiller d'arrondissement se trouve sur l'édition de Rennes de L'Ouest-Éclair du 01 Juillet 1922, no 7545. --lecture en ligne

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 303 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 048 3 172 3 420 3 707 3 564 3 772 3 782 3 725 3 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 603 3 442 3 412 3 233 3 235 3 022 2 958 2 771 2 667
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 546 2 477 2 413 2 084 2 136 2 153 2 100 2 171 2 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 005 1 950 1 743 1 809 1 730 1 877 2 030 2 116 2 283
2011 - - - - - - - -
2 303 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Un point de suivi de la qualité des eaux du Quincampoix est présent sur la commune[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La CCPC
  2. a et b « Résultats concernant « Piré-sur-Seiche » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 13 janvier 2014).
  3. Fiche descriptive de la ville de Piré-sur-Seiche sur Geobreizh.
  4. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  5. « Notice no IA00130805 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA00131040 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  8. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. « Qualit'eau 35 n°30 p.5 - bulletin du réseau de suivi de la qualité des eaux superficielles en Ille-et-Vilaine » (consulté le 20 novembre 2013)
  12. Erwan Le Gall, « Léon Letort : pionnier rennais de l’aviation », En Envor (consulté le 11 décembre 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]