Polypore du bouleau

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Le Polypore du bouleau est un champignon lignicole de la famille des Polyporacées.

C'est l'une des quelques espèces de champignons recherchés en 2014 dans le cadre du programme français de science participative dit Observatoire de la biodiversité des forêts (OBF) par le Muséum, l'association Noé Conservation et l'INPN[1]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les polypores sont des champignons lignicoles, saprophytes, plus rarement parasites, développant un carpophore charnu, coriace élastique dont le chapeau peut être sec, feutré à écailleux portant des tubes disposés en couches minces, à pied central ou excentré et dont les spores sont blanches.

Description[modifier | modifier le code]

Le polypore du bouleau est un champignon ayant la forme d'une hernie ou d'un rein dans son jeune âge et qui s'étale et prend alors la forme d'un beau chapeau (6 à 20 cm de diamètre), épais (2 à 6 cm), ressemblant à la base d'un sabot de cheval qui s'épaissit et s'arrondit vers le bord de sa face inférieure en un beau bourrelet, couvert d'une mince pellicule beige à brun clair, avec des tubes très courts de couleur blanche et des pores très fins de la même couleur. D'habitude il s'allonge vers l'arrière en un faux pied.

Sa chair blanche ou légèrement jaune est tendre, presque gélatineuse, devenant rapidement coriace. Elle dégage une odeur aigrelette et à une saveur acidulée. Il pousse uniquement sur les bouleaux.

Utilisation[modifier | modifier le code]

C'est un champignon qui, vu sa consistance subéreuse (consistance du liège), n'est pas comestible. Dans le passé on s'en servait pour aiguiser les lames de rasoirs à barbe. Ötzi, la momie des Alpes vieille de 4 546 ± 15 ans BP portait ce champignon autour de son cou. Coupé en dés et bouilli 3 à 4 heures, sa décoction (un verre à vodka de 10 cl) contient un nombre important de substances actives, ce qui en fait une mini pharmacie à lui seul : antibactérien, antidiarrhéique, anti-inflammatoire - ses effets ont surtout l'estomac et l'intestin pour cibles. Son étude intéresse en ce moment au plus haut point l'industrie pharmaceutique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Titres de livres en français comportant plus de renseignements sur ce champignon :

  • Régis Courtecuisse, Bernard Duhem: Guide des champignons de France et d'Europe (Delachaux & Niestlé, 1994-2000).
  • Marcel Bon: Champignons de France et d'Europe occidentale (Flammarion, 2004)
  • Dr Ewaldt Gerhardt: Guide Vigot des champignons (Vigot, 1999) - ISBN 2-7114-1413-2
  • Roger Phillips: Les champignons (Solar, 1981) - ISBN 2-263-00640-0
  • Thomas Laessoe, Anna Del Conte: L'Encyclopédie des champignons (Bordas, 1996) - ISBN 2-04-027177-5
  • Peter Jordan, Steven Wheeler: Larousse saveurs - Les champignons (Larousse, 1996) - ISBN 2-03-516003-0
  • G. Becker, Dr L. Giacomoni, J Nicot, S. Pautot, G. Redeuihl, G. Branchu, D. Hartog, A. Herubel, H. Marxmuller, U. Millot et C. Schaeffner: Le guide des champignons (Reader's Digest, 1982) - ISBN 2-7098-0031-4
  • Henri Romagnesi: Petit atlas des champignons (Bordas, 1970) - ISBN 2-04-007940-8

Notes et références[modifier | modifier le code]