Piotr Erchov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Piotr Pavlovitch Erchov (en russe : Пётр Па́влович Ершо́в, né le 22 février du calendrier julien / à Bezroukovo, gouvernement de Tobolsk, mort le 18 août du calendrier julien / à Tobolsk en Russie) était un poète, dramaturge et écrivain russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Piotr Erchov

Piotr Erchov naquit dans un petit village de l'ouiezd d'Ichim qui faisait partie du gouvernement de Tobolsk. Son père étant fonctionnaire devait déménager souvent et habita dans plusieurs villes ou villages de cosaques, dans des régions qui avaient été marquées autrefois par le soulèvement de Pougatchev. Après des années heureuses d'enfance à Beriozovo[1], ses parents l'envoyèrent, ainsi que son frère Nicolas, étudier au lycée de Tobolsk, où il fit partie d'un cercle ethnographique dont les travaux étaient consacrés à la Sibérie. Les deux frères étaient en pension dans une famille de marchands, les Pilenkov, cousins de leur mère. Ensuite la famille Erchov déménagea à Saint-Pétersbourg, où les deux frères étudièrent à l'université.

Il y fit connaissance de l'écrivain Piotr Pletniov (1791-1855), fameux critique littéraire, ainsi que de Vassili Joukovski et même d'Alexandre Pouchkine. Le jeune homme de dix-neuf ans soumit à leur jugement sa première œuvre, le conte en vers intitulé Le Petit Cheval bossu, qui puise dans la tradition du conte russe populaire. Ils apprécièrent grandement ce qui allait rester son chef d'œuvre. Des extraits en furent publiés en 1834 (tome III) dans la revue mensuelle pétersbourgeoise La Bibliothèque pour la lecture[2], premier journal à grand tirage de Russie. Ossip Senkovski en fit une recension remarquée.

Erchov publia ensuite d'autres contes, toutefois il ne put accéder aux cercles littéraires en vue de la capitale, ni prétendre aux postes qu'il visait. Son père et son cher frère moururent à cette époque, aussi retourna-t-il en Sibérie en 1836, où il travailla de longues années, comme professeur de littérature au lycée de Tobolsk[3].

Devenu veuf en 1845, il se remaria en 1847, mais sa seconde épouse mourut en 1852. Il n'eut pas une vie heureuse. Seuls six de ses quinze enfants survécurent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui dans le district autonome des Khantys-Mansis
  2. Cette revue (Biblioteka dlia tchtenia) parut de 1834 à 1865 et était largement prisée.
  3. Il deviendra directeur du lycée de Tobolsk à partir de 1858.