Pink Flamingos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Flamingos.

Pink Flamingos

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

John Waters

Réalisation John Waters
Scénario John Waters
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Sortie 1972
Durée 93 min.
réédition
108 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pink Flamingos est un film américain de John Waters, sorti en février 1972.

C'est un film culte volontairement trash à conseiller uniquement à un public averti et dont les scènes aussi inouïes que dérangeantes divisent autant la critique que les spectateurs. On y retrouve parmi d'autres l'acteur fétiche de John Waters toujours sous les traits de Divine, qui lutte pour maintenir son statut de « personne vivante la plus immonde », en anglais the filthiest person alive.

Ce film est un monument du cinema underground. Il fut diffusé aux séances de minuit aux États-Unis. Seuls quelques films underground ont marqué les esprits dans les années 1970, parmi lesquels Pink Flamingos (1972), The Rocky Horror Picture Show (1975) de Jim Sharman et Chelsea Girls (1966), l'œuvre d'Andy Warhol.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule dans les années 1970 à Baltimore, Maryland (États-Unis).

Divine – qui pour se cacher de la police se fait appeler Babs Johnson – vient d'emménager dans une caravane avec sa mère Edie, simple d'esprit qui ne vit que par amour des œufs, son fils Crackers, aux mœurs sexuelles particulières, et leur amie Cotton qui a tendance au voyeurisme. Ensemble ils mènent une vie tranquille, jusqu'au jour où Divine est nommée par un magazine « l'être vivant le plus dégoûtant de la planète ». C'est alors qu'un couple de fétichistes tout aussi abjects, empreints de jalousie, va chercher par tous les moyens à détrôner Divine. Ce sont Connie et Raymond Marble. Les Marble gèrent un trafic d'enfants : ils kidnappent de jeunes femmes qu'ils font féconder par leur majordome et les séquestrent le temps de la gestation, pour ensuite revendre les bébés à des couples lesbiens. L'argent ainsi gagné leur sert à financer un réseau de dealers vendant de l'héroïne dans les écoles. Raymond est également exhibitionniste. Pour accomplir leur dessein ils vont tout d'abord engager Cookie pour espionner Divine…

Divine, qui trouve cette attitude hérétique, finit par les condamner à mort pour avoir voulu lui voler son titre et les exécute elle-même devant des journalistes qu'elle a prévenus.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre: Pink Flamingos
  • Réalisation: John Waters
  • Scénario: John Waters
  • Photo: John Waters
  • Costumes et maquillages : Van Smith
  • Monteur: John Waters
  • Musique : John Waters
  • Producteur: John Waters
  • Distribution : New Line Cinema
  • Budget : 10 000 $
  • Pays d'origine: États-Unis
  • Langue : anglais
  • Format : Couleurs - 16 & 35 mm
  • Durée: 102 min
  • Date de sortie : 1972

Distribution[modifier | modifier le code]

Bande Originale[modifier | modifier le code]

  • Ooh! Look-A There, Ain't She Pretty - Bill Haley and His Comets
  • (How Much Is) That Doggie In the Window - Patti Page

Références[modifier | modifier le code]

  • À la Famille Manson : le film est dédicacé à Sadie, Katie and Les, trois des membres. Sadie étant le surnom de Susan Atkins, qu'on voit dans le film en photo sur une table chez Connie et Raymond Marble. De plus lorsque Divine se rend en ville elle passe devant un mur sur lequel est tagué FREE TEX WATSON XX, soit « Libérez Tex Watson », membre de la Famille également et bras droit de Charles Manson.
  • Au film La Blonde et moi : la scène où Divine se pavane dans les rues de Baltimore sur l'air de The Girl can't help it de Little Richard est tirée du film de Frank Tashlin, lorsque Jayne Mansfield en déambulant provoque l'émoi des personnages masculins. Ici Divine attire les regards, mais davantage en raison d'une allure marginale que d'une allure de pin-up.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Dans son one-man-show This Filthy World (2006), John Waters révèle que la scène où Divine mange un étron est authentique.
  • L'acteur qui joue le rôle du « trou du cul chantant » à la fête de Divine a souhaité ne pas apparaître dans les crédits.
  • Dans le documentaire Divine Trash (1998), Mink Stole dit que pour avoir cette couleur de cheveux orange (qui n'existait pas en teinture à l'époque), elle les teignait d'abord en blanc, puis mélangeait de l'encre à du shampooing et se lavait les cheveux avec la veille des jours de tournage. David Lochary, lui, utilisait la cartouche d'un feutre bleu qu'il ouvrait en deux et se frottait les cheveux avec.
  • Tex Watson, à qui le réalisateur fait référence, a été reconnu coupable et condamné en octobre 1971, et le film date de février 1972 ; c'est un fait alors actuel.

Liens externes[modifier | modifier le code]