Tennis de table

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Tennis de table
Ping-pong

alt=Description de l'image Table tennis pictogram.svg.
Fédération internationale ITTF (1926)
Sport olympique depuis 1988
Joueurs licenciés 33 millions[1]
Joueurs pratiquants + de 260 millions[2]
Champions du monde en titre masculin Drapeau : République populaire de Chine Zhang Jike
féminin Drapeau : République populaire de Chine Li Xiaoxia
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Compétition de tennis de table en 2007.

Le tennis de table (ou « ping-pong » dans le langage courant) est un sport de raquette opposant deux ou quatre joueurs autour d'une table. Le tennis de table est une activité de loisir et aussi un sport olympique depuis 1988.

Il existe plusieurs dénominations de ce sport à travers le monde : ping pang qiu (, pīng pāng qiú, « balle ping-pang »), en République populaire de Chine et République de Chine (Taïwan), les caractères sont assez particulier puisqu'ils représentent des raquettes face à face. On peut également dire en Chine (, zhuō qiú, « balle de table »), qui ce prononce au Japon takkyū (卓球?). En revanche le mot ping-pong proviendrait de la marque commerciale sous laquelle le jeu est produit aux États-Unis au début du XXe siècle[3],[4]. Ce terme est plutôt utilisé pour désigner le jeu de loisirs, alors que le terme de tennis de table est plutôt utilisé pour désigner la pratique sportive ; malgré tout, un pratiquant de ce sport, y compris en compétition, s'appelle toujours un « pongiste ».

L'histoire de ce sport est marquée par une série d'évolutions techniques (nature des revêtements de raquettes, introduction puis interdiction d'usage de la colle rapide) qui ont conduit à des innovations dans le style de jeu (utilisation de la « prise porte plume » par les Hongrois puis les Asiatiques) et dans les tactiques employées au plus haut niveau comme l'apparition du topspin à la fin des années 1980. Le tennis de table moderne permet une grande variété de systèmes de jeu, avec les jeux d'attaque, de contre-initiative à la table ou à mi-distance, et les jeux de défense particulièrement spectaculaires.

Le nombre de pratiquants dans le monde est estimé à plus de 260 millions[5], et la Fédération internationale de tennis de table (ITTF) regroupe plus de 200 nations et 33 millions de licenciés qui se rencontrent à tous les niveaux de compétition, du tournoi de club jusqu'aux championnats du monde en passant par le Pro tour, un ensemble de tournois organisés par l'ITTF se déroulant sur tous les continents et qui concrétise une professionnalisation au plus haut niveau.

Sommaire

Étymologie et usage[modifier | modifier le code]

Le terme « ping-pong », bien que banni de la terminologie officielle, est resté très populaire et les joueurs sont toujours appelés des pongistes.

Plusieurs hypothèses sont énoncées au sujet de l'étymologie du terme ping-pong. Néanmoins, l'explication la plus probable de ce mot composé serait une onomatopée dérivée du son de la balle apparue en 1884 en Extrême-Orient[6], de « ping », bruit du choc de la balle contre la raquette, et « pong », bruit du rebond sur la table[7]. Le terme est devenu une marque déposée par John Jacques de Croydon en 1900 suivant certaines sources[7] ou vers 1891 pour d'autres[8]. En Chinois le caractère utilisés, ping ( pīng) et le caractère pang ( pāng), sont classés dans les onomatopées, le premier utilisé pour le tir d'arme à feu, le second pour un claquement violent.

Le « tennis de table », terme officiel de ce sport, est associé au tennis joué en miniature sur une table. À ses débuts, le terme tennis en salle était également utilisé[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts en Angleterre[modifier | modifier le code]

Boite du jeu de « ping-pong » original des frères Parker
Tennis de table à Berlin en 1930.

Le tennis de table trouve ses origines dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle. L'histoire la plus répandue sur la création du tennis de table est qu'au cours d'un diner, des notables de la société victorienne discutant de tennis ont voulu montrer quelques schémas de jeu sur la table. Ils se sont alors servis d'un bouchon de champagne en guise de balle, des boites de cigare pour les raquettes et des livres pour le filet[9].

Sa popularité croissante incite des fabricants de jeux à vendre des équipements. En 1890, l'Anglais David Foster introduit le premier jeu de tennis sur une table, suivi par Jacques Gossima en 1891[10]. Les premiers championnats nationaux sont organisés en Hongrie en 1897[8]. D'après d'autres sources, ce serait l'Anglais John Jaques qui en 1901 invente le Ping Pong, ce qui conduit son entreprise familiale à produire des équipements. Ce nouveau jeu est appelé à l'époque gossima[11].

En 1901, James Gibb, un Anglais passionné par ce jeu, rapporte d'un voyage aux États-Unis une balle en celluloïd, plus légère que les balles en caoutchouc utilisées précédemment[6]. En 1902, E.C. Gould, autre Britannique, introduit pour la première fois des raquettes recouvertes de caoutchouc et de picots caoutchoutés[6]. Un magazine consacré au tennis de table parait brièvement en 1902[10].

Avec la popularité grandissante du tennis de table, de nombreux tournois sont organisés. Les premiers matchs publics se disputent au Queen's Hall de Londres[6] et un championnat du monde officiel a lieu en 1902, la même année que la création de l'English Table Tennis, la fédération britannique de tennis de table. La discipline connaît à ce moment une montée de sa popularité en Allemagne, les premiers Championnats d'Europe ont lieu en 1907. Mais les activités sportives passent au second plan durant la Première Guerre mondiale.

Mise en place des structures[modifier | modifier le code]

En 1921, la « Table Tennis Association » est créée en Angleterre, suivie par une fédération internationale, l'« International Table Tennis Federation » (ITTF) en 1926[12], dont le premier président est le britannique Ivor Montagu[13]. Les premiers championnats du monde ont lieu à Londres en 1926[14]. La fédération groupe alors l'Angleterre, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne, la Tchécoslovaquie et la Suède[7]. Le premier champion du monde est le Hongrois Roland Jacobi et la première lauréate du championnat féminin est Maria Mednyanszky[12].

À cette période, il n'est pas rare que des champions de tennis pratiquent aussi le tennis de table en compétition, comme le britannique Fred Perry qui gagne plusieurs tournois du grand chelem de tennis et est champion du monde de tennis de table en 1929. Ann Haydon-Jones remporte également sept titres du grand chelem de tennis dont trois en simple et est trois fois vice-championne du monde en tennis de table.

La fédération française de tennis de table (FFTT) est créée en mars 1927, et les premiers français participeront, timidement, au championnat du monde de 1929 à Budapest. La section tennis de table UFOLEP a aussi fortement participé, par la suite, au développement de ce sport en France.

Viktor Barna, Hongrois naturalisé Britannique arrivé en France en 1931, est pour beaucoup dans l'essor que le tennis de table connait à cette époque[15].

Fin 1940, la FFTT est interdite par le Régime de Vichy selon son idéologie de Révolution nationale et est fusionnée en 1941 avec celle du tennis[16]. À noter que le tennis de table a été interdit en Union soviétique entre 1930 et 1950 environ, parce que les autorités pensaient qu'il était dangereux pour les yeux[17].

Parmi les grands champions des débuts de l'histoire du tennis de table figure l'Austro-Britannique Richard Bergmann, un des plus grands défenseurs, sacré champion du monde en 1937, 1939, 1948 et 1950. Un joueur emblématique de cette époque est le Franco-Polonais Alojzy Ehrlich, 3 fois vice-champion du Monde, ou l'américain Marty Reisman resté fidèle aux raquettes sans mousse.

Parmi les grandes joueuses, on peut citer la Roumaine Angelica Rozeanu, au palmarès impressionnant : 12 fois championne du monde en simples et en doubles, dont 6 de suite en simples dames (de 1950 à 1955), 5 fois championne du monde par équipes, 2 fois championne d'Europe en doubles dames. Elle fut internationale de 1936 à 1960.

Domination des pays de l'est et essor en Asie[modifier | modifier le code]

Le tennis de table est dominé par les pays de l'est de l'Europe dans les années 1930, en particulier les Hongrois avec des joueurs comme Victor Barna ou Miklos Szabados, puis par les Japonais dans les années 1950, ce qui s'est concrétisé par leur domination lors des Championnat du monde par équipes de tennis de table entre 1954 et 1959.

Les Japonais innovent en introduisant la mousse, qui permet des effets jusque là inédits avec les raquettes classiques. La suprématie chinoise commence dans les années 1960, seulement interrompue par les Hongrois comme Tibor Klampar en 1979 et surtout les Suédois dans les années 1990 avec Jan-Ove Waldner et Jörgen Persson en particulier. Chez les femmes la roumaine Angelica Rozeanu domine la spécialité en remportant six titres consécutifs entre 1950 et 1955, record inégalé à ce jour. Entre 1952 et 1957, les Japonais fournissent plusieurs champions du monde dont le premier est Hiroji Satō, et réalisent même le podium parfait en 1956 à Tokyo. Les années 1960 voient apparaitre une première vague de champions chinois dont Zhuang Zedong, triple champion du monde en 1961, 1963 et 1965, impliqué dans la diplomatie du ping-pong[18] qui a contribué à l'amélioration des relations sino-américaines à cette période.

En 1977, une évolution importante se produit, avec l'utilisation pour la première fois lors des championnats du monde de Birmingham du service lancé, appelé d'ailleurs « service chinois »[19] : le service devient un élément tactique essentiel alors qu'il n'est auparavant le plus souvent qu'une mise en jeu. C'est d'ailleurs lors de ces championnats du monde que la paire française Jacques Secrétin/Claude Bergeret emmenée par l'entraineur national Pierre Grandjean bat la paire japonaise en double mixte, et offre à la France son 1er titre de Champion du Monde, le titre en simple étant remporté par le japonais Mitsuru Kōno.

À cette période se produit aussi la révolution de la colle : les Yougoslaves et les Hongrois commencent à utiliser de la colle avec solvants pour les revêtements appelée « colle rapide », ce qui procure une vitesse plus importante à la balle et raccourcit la durée des échanges. Par la suite les Hongrois dominent la discipline, avec István Jonyer qui introduit la technique du topspin, et Tibor Klampár qui est parmi les premiers à utiliser la colle rapide. Ce type de colle est interdite en 2008[20], à cause des effets nocifs des solvants. L'histoire du tennis de table peut être vue comme une succession d'avancées techniques (apparition du topspin, améliorations du matériel, méthodes d'entraînements, etc.) et de réajustements des règlements (passage aux sets de 11 points, augmentation de la taille de la balle, interdiction de la colle, etc.)

L'école suédoise[modifier | modifier le code]

L'équipe de Suède, emmenée par Jan-Ove Waldner, Jörgen Persson et Mikael Appelgren, remporte les championnats du monde par équipes en 1989 à Dortmund devant la République populaire de Chine, ainsi qu'en 1991 à Chiba et en 1993 à Göteborg, et une dernière fois en 2000 à Kuala Lumpur, intermède dans la domination chinoise qui ne s'est pas démentie depuis. L'école suédoise innove dans les méthodes d'entrainement[19], produisant des joueurs comme Stellan Bengtsson, champion du monde en 1971, Peter Karlsson, champion d'Europe ou Erik Lindh, médaillé olympique.

Reconnaissance olympique[modifier | modifier le code]

Le tennis de table est devenu sport olympique en 1988 à Séoul, et voit la première médaille d'or attribuée au Coréen Yoo Nam-kyu, la Chine remportant le double messieurs. En 1992, c'est le suédois Jan-Ove Waldner qui s'est imposé devant le français Gatien. La discipline s'est professionnalisée avec l'apparition du Pro Tour en 1996, et est dominée par les Asiatiques depuis 1995, avec comme représentant emblématique Wang Liqin, qui est une véritable star dans son pays, triple champion du monde en simple et longtemps numéro 1 mondial. L'histoire du tennis de table actuel compte des champions européens comme le Belge Jean-Michel Saive, le Croate Zoran Primorac, l'Allemand Timo Boll, le Biélorusse Vladimir Samsonov, l'Autrichien Werner Schlager, champion du monde en 2003 ou encore le Danois Michael Maze, champion d'Europe en titre. Le tennis de table est dominé au niveau mondial par les Asiatiques, dont le Coréen Ryu Seung-min, mais surtout par les Chinois Ma Lin, Wang Liqin, Wang Hao, Ma Long no 1 en 2010, ou Zhang Jike champion du monde en 2011 et en 2013 à Paris,champion Olympique en 2012 à Londres, et Wang Nan ou Zhang Yining chez les féminines.

Le meilleur joueur du monde est en 2010 le Chinois Ma Long, la meilleure joueuse est la Chinoise Liu Shiwen. Il y a régulièrement au moins six Chinois dans les dix premiers mondiaux aussi bien chez les hommes que chez les femmes[21], ce qui concrétise la domination des Chinois dans ce sport actuellement.

Règlement[modifier | modifier le code]

Règles de base[modifier | modifier le code]

On joue sur une table séparée au milieu par un filet haut de 15,25 cm, écarté d'autant à l'extérieur du bord de la table[R 1]. Chaque joueur est équipé d'une raquette. Le but est de renvoyer la balle avec cette raquette sur la moitié de table adverse. Un point est gagné par le joueur chaque fois que son adversaire ne renvoie pas la balle, ou laisse rebondir la balle plus d'une fois sur sa demi-table, ou empêche la balle renvoyée par le joueur de rebondir sur sa propre demi-table (obstruction). Dans le cas où la balle est rattrapée en dehors de la table alors qu'elle n'avait pas touché celle-ci, le point est perdu par le joueur qui vient de jouer la balle. Un point est gagné aussi lorsque l'adversaire renvoie la balle qui touche un obstacle avant de toucher la demi-table adverse (sauf les poteaux du filet), ou touche la balle autrement qu'avec la raquette ou la main qui tient la raquette.

Timo Boll et Christian Süss en double en 2005.

Autres cas plus rares qui donnent le point au joueur[R 2] : la balle touche plus d'une fois la raquette de son adversaire, l'adversaire touche la surface de la table avec la main qui ne tient pas la raquette, l'adversaire fait bouger la table pendant le point, l'adversaire touche le filet, la balle est remise avec une raquette que l'adversaire ne tenait plus en main, l'arbitre juge que le service n'est pas régulier (masqué par exemple), l'arbitre, après avoir déjà averti le serveur, est à nouveau gêné pour s'assurer de la validité du service, ou encore le joueur effectue un retour grâce à toute autre chose que la raquette.

Une manche, on dit parfois improprement un « set », est gagnée par le premier joueur qui atteint 11 points, avec au moins 2 points d'avance sur son adversaire (jusqu'en 2001 les manches étaient de 21 points)[22]. S'il n'a qu'un point d'avance, la manche continue ; elle est gagnée par le premier qui obtient 2 points d'écart avec son adversaire (par exemple 11-9, 12-10, etc.).

Le premier serveur est déterminé par tirage au sort. Les adversaires font ensuite deux services chacun sauf si les joueurs ont chacun 10 points, auquel cas le service change à chaque point. Le premier serveur change à chaque manche.

Jeu en double[modifier | modifier le code]

Diagonale du service en double.

Dans le jeu en double, chacun des 2 joueurs doit renvoyer la balle à tour de rôle, sinon le point est perdu. Le service s'effectue systématiquement dans la diagonale, le 1er rebond devant avoir lieu dans la partie droite de la table. Une fois effectués ses deux services, le joueur laisse la place de relanceur à son partenaire.

Le service en double se fait toujours dans la même diagonale.

Règles du service[modifier | modifier le code]

Chaque échange commence par une mise en jeu, ou « service » : de sa main libre, un des joueurs lance la balle en l'air et la frappe dans sa phase descendante avec sa raquette de manière à ce qu'elle rebondisse une fois sur sa surface puis, sans toucher le filet, rebondisse au moins une fois sur la surface adverse. Le service est effectué en alternance par chacun des joueurs ou chacune des équipes tous les deux points tant que le score de 10-10 n'est pas atteint. Au-delà, l'alternance se fait à chaque échange. Si un service est correct mais que la balle a touché le filet, le service est à remettre. On dit alors traditionnellement « net » ou « let », mais le terme officiel en France est : « balle à remettre »[23]. Si la balle sort après avoir touché le filet, elle n'est pas à remettre, mais le point est perdu pour le serveur.

Le nombre de « net » ou « let » est illimité, mais il est rare qu'il y ait plus de quelques services let de suite.

Le service doit respecter certaines règles précises : au début du service, la balle doit reposer sur la paume de la main, qui doit être immobile et ouverte[R 3] ; la balle doit être lancée verticalement, sans effet, vers le haut à une hauteur de 16 cm (6 pouces) minimum[R 3] et doit être frappée dans sa phase descendante[R 3].

Depuis le début du service et jusqu’au moment où la raquette du joueur frappe la balle, la balle doit être au-dessus du niveau de la surface de jeu et derrière la ligne de fond du camp du joueur exécutant le service et elle ne doit être cachée par aucune partie du corps ou vêtement du joueur ou de son coéquipier en double, le joueur doit en particulier retirer immédiatement le bras lançant la balle. La balle doit être visible par les arbitres[R 3].

En cas d'incapacité physique, l'arbitre peut autoriser le joueur à servir sans respecter totalement ces points de règlement concernant le service[R 3]. C'est le cas de joueurs ayant perdu l'usage d'un bras et pouvant réaliser un service avec une seule main.

Article détaillé : Tennis de table (handisport).

Déroulement d'une partie[modifier | modifier le code]

Une compétition officielle de tennis de table au Brésil en 2007.

Nombre de manches[modifier | modifier le code]

Une rencontre de tennis de table se déroule généralement en trois ou quatre manches gagnantes de 11 points avec 2 points d'écart : le premier joueur qui a gagné le nombre de manches requises est déclaré vainqueur. Dans le cas de trois manches gagnantes, les joueurs peuvent donc jouer jusqu'à cinq manches. Pour quatre manches gagnantes, ils peuvent avoir à jouer jusqu'à sept manches[R 4].

Avant la partie[modifier | modifier le code]

Chaque partie commence par une période d'adaptation de 2 minutes maximum[R 5]. Cette période est faite d'échanges entre les deux adversaires, sans comptage des points pour permettre de prendre en compte tous les paramètres comme l'éclairage ou le rebond de la balle sur la table. Cette période permet aussi de commencer à « tester » l'adversaire pour commencer à envisager ses forces et faiblesses.

Comportement des joueurs[modifier | modifier le code]

Les joueurs n'ont pas le droit de s'exprimer bruyamment ou vivement au cours d'un échange (cri, réflexion, geste brusque, coup sur la table, coup de pied, etc.). En cas de perturbation extérieure, l'arbitre peut interrompre un échange : bruit gênant, deuxième balle faisant irruption dans l'aire de jeu, etc.. En cas de comportement inacceptable de la part d'un joueur, l'arbitre peut l'avertir (carton jaune), puis en cas de récidive le pénaliser d'un point (carton jaune plus rouge), s'il commet encore une faute il est pénalisé de deux points (carton jaune plus rouge), et le juge arbitre peut aller jusqu'à le disqualifier (carton rouge)[R 5].

Service[modifier | modifier le code]

À la fin de chaque manche, les joueurs changent de côté, et le premier service est donné à celui qui n'a pas fait le premier service à la manche précédente. En conséquence, tout au long d'une partie, le premier service d'une manche est toujours du même côté de la table. Chaque joueur sert deux fois de suite, puis c'est au tour de l'adversaire de servir deux fois, sauf lorsque le score atteint 10-10 : le service change alors de côté à chaque échange[R 6].

Dans le jeu en double, les joueurs alternent, c'est-à-dire qu'ils se positionnent pour que celui qui est au service serve sur celui qui lui effectuait les services au set précédent[R 6].

La « belle »[modifier | modifier le code]

Quand les joueurs sont à égalité avant d'avoir atteint le nombre de manches gagnantes (par exemple dans un jeu en trois manches gagnantes, chacun a gagné 2 manches), la dernière manche va servir à désigner le vainqueur. C'est pourquoi on l'appelle couramment la « belle ». Elle possède une règle particulière : les joueurs changent de côté de table dès que le premier d'entre eux a gagné 5 points[24]. Après ce changement, la partie continue normalement.

Règle d'accélération[modifier | modifier le code]

Si une manche dure plus de dix minutes de jeu effectif, on applique la règle suivante : chacun sert alors à son tour, et le relanceur gagne le point s'il remet treize fois de manière régulière la balle sur la table. Cette règle limite de facto la durée d'un échange en favorisant la prise de risque. Elle ne s'applique pas si un total de 18 points ou plus ont été marqués dans la manche en cours avant les dix minutes fatidiques (c'est-à-dire qu'à 9-9 ou 10-8, le jeu continue normalement). Elle a été instituée en 1948[25].

Cette règle est née à la suite de parties qui duraient plusieurs heures, notamment quand deux adversaires utilisaient le même style de jeu défensif. Les joueuses Ruth Aarons et Gertrude Pritzi se sont trouvées dans ce cas de figure lors de la finale des championnats du monde 1937 qui n'a pu les départager[26]. Actuellement, à la vitesse où vont les échanges, cette règle a rarement besoin d'être appliquée. Elle a cependant été mise en œuvre par exemple lors de la finale du championnat de France 2009 en simple dames, mais également aux Jeux olympiques de Londres en 2012 lors de la compétition par équipes dames entre Singapour et la Corée.

Évolutions des règlements[modifier | modifier le code]

Aux championnats du monde de 1936 à Prague, deux joueurs de style défensif mettent deux heures et quart pour jouer un seul échange, et une partie jouée par un Français, Michel Haguenauer, contre le Roumain Marin Goldberger a duré plus de sept heures et demie[27]. C'est devenu impossible à présent avec la règle d'accélération, instituée en 1948[28].

En 2000, la balle est passée de 38 à 40 millimètres de diamètre[22]. L'intérêt de cette modification est de ralentir la balle et de rendre les échanges plus faciles à suivre.

En 2001, le nombre de points nécessaires pour remporter une manche est passé de 21 points à 11 points[22]. Il est toujours nécessaire d'avoir deux points d'avance pour gagner la manche, mais le service change de côté tous les deux points au lieu de cinq auparavant. Au niveau national, trois manches deviennent nécessaires pour gagner le match contre deux manches en vingt-et-un points jusqu'alors. Au niveau international, quatre manches deviennent nécessaires au lieu de trois en vingt-et-un points jusqu'alors. Cette modification permet de rendre tous les points importants, même les premiers, ce qui rend le jeu plus attrayant à suivre. Elle rend également l'issue des matchs un peu plus incertaine, puisque cela laisse moins de temps pour entrer dans chaque set et que chaque point perdu peut s'avérer important.

En 2003, les règles du service sont complétées par l'interdiction de masquer la balle pendant le service, le bras qui lance la balle devant ainsi être complètement enlevé[22]. Auparavant il était en effet possible de masquer la balle et son impact avec la raquette avec le bras ne tenant pas la raquette. Il est alors difficile pour un spectateur non averti de comprendre pourquoi le relanceur n'arrive même pas à remettre le service sur la table. L'intérêt de cette modification est donc de rendre les services plus clairs, y compris pour les spectateurs, et de favoriser un jeu basé sur des échanges plutôt que sur une bonne maîtrise de services surprenants.

Depuis septembre 2008, la colle avec solvants organiques volatils (SOV) est interdite[20]. La liste des revêtements autorisés a également été revue : en particulier certains picots longs ne sont plus homologués[29].

Matériel et lieu de pratique[modifier | modifier le code]

Salle[modifier | modifier le code]

Table, raquette et balle de tennis de table dans une salle multisports.

Le sol doit être plat, c'est-à-dire sans bosses ou creux, et horizontal, il doit être bien fixé et non glissant. Il peut être manufacturé, collé ou en parquet; le parquet est accepté, mais est déconseillé car il peut être glissant. Les matériaux tels que le dallage, le carrelage, le linoléum, le béton, le bitume, l’enrobé, le ciment ainsi que les revêtements pelliculaires sans couche d’absorption des chocs, sont à éviter.

La hauteur sans obstacle (luminaires, poutres, etc.) doit être de 4,5 mètres minimum ou de 5 mètres pour les championnats du monde ou d'Europe[R 7]. L'éclairage et la température de la salle doivent être corrects : au moins 1 000 lux sur toute la surface de la table pour les championnats du monde et les jeux olympiques, 600 lux pour les autres compétitions[R 8]. L'aire de jeu doit mesurer au minimum 12 × 6 m ou 14 × 7 m pour les Championnats du monde ou d'Europe[R 8].

Les murs doivent être recouverts d'une teinte pastel, mate et uniforme sur au moins trois mètres de hauteur[R 7].

Matériel collectif[modifier | modifier le code]

Table de jeu[modifier | modifier le code]

Une table de compétition est rectangulaire, plane et horizontale. Elle mesure 2,74 mètres de long sur 1,525 mètre de large et le côté supérieur est situé à 76 cm au-dessus du sol[30]. La surface de jeu, appelée « plateau », est de couleur foncée et mate, généralement bleue ou vert foncé (plutôt souvent bleue aujourd'hui)[30]. Elle est entourée sur tous les bords par une bande blanche peinte de deux centimètres de large, appelée « ligne de fond » sur les bords les plus courts de la table, et « ligne de côté » pour les deux autres côtés[30]. Elle est divisée en deux camps identiques par un filet de 15,25 centimètres de haut, débordant de chaque côté[30]. Chaque demi-table est elle-même divisée en deux par une mince bande blanche de trois millimètres, qui ne sert qu'au service dans le cas du jeu en double[R 9].

Dimensions de la table de tennis de table.
Table d'extérieur en béton en Allemagne.

Pour les compétitions, la table doit être agréée en tant que telle. Dans ce cas, la mention « agréé » ou le logo « ITTF » sont indiqués sur les grands côtés de la table. La publicité éventuelle au niveau de la table, du filet ou des séparations est strictement règlementée[R 10].

Les tables non agréées pour la compétition sont appelées « tables de loisir ». Elles ont souvent la dimension et la hauteur des tables réglementaires, mais elles sont moins chères car de moins bonne qualité : les piétements sont plus fragiles, le plateau est moins plan et moins épais, le bois est moins dense (la balle rebondit moins bien), les renforts sont faibles ou inexistants. En contrepartie, elles sont parfois en matière peu sensible aux intempéries (acier inoxydable par exemple), ce qui permet de jouer en extérieur ; on parle alors de table « tous temps ». Dans les écoles et les ensembles urbains, on trouve aussi des tables en béton avec « filet » en béton ou en métal.

Il existe aussi des tables de petites dimensions dont on peut régler la hauteur, utilisées pour l'apprentissage du tennis de table aux jeunes enfants.

Balle[modifier | modifier le code]

Balles de 38 mm de marque Schildkröt, et de 40 mm de marque Nittaku.

C'est une sphère en celluloïd, ou autre matière plastique (polypropylène) aux propriétés voisines, de couleur orange ou blanche en compétition, elle pèse 2,7 g et a un diamètre de 40 mm (avant 2000, le diamètre de la balle était de 38 mm[31]). La balle doit respecter certaines conditions de rebond : lâchée de 30 cm au-dessus de la table, elle doit rebondir d'au moins 23 cm[R 11].

Lors des compétitions officielles, les joueurs jouent avec des balles de catégorie « trois étoiles ». Ces balles sont de meilleure qualité, c'est-à-dire plus rondes et plus dures, elles sont également plus fragiles et plus chères que les balles ordinaires. Pour le loisir ou les séances d'entraînement, les joueurs utilisent des balles beaucoup moins chères, codifiées 2 étoiles, 1 étoile ou sans étoile.

Malgré sa minceur (visible lorsqu'elle est déchirée), la balle apparaît très rigide. Il s'agit d'une propriété mécanique générale des surfaces courbes, appelées coques. C'est aussi le cas de la coque de certains fruits ou de la coquille des œufs ou des mollusques.

Le président de l'ITTF, Adham Sharara, a souhaité trouver une alternative au celluloïd pour la fabrication des balles, en raison de la présence de solvants dangereux pour la santé et hautement inflammables. Les compétitions internationales utilisent les nouvelles balles en plastique depuis le 1er juillet 2014[32], une des premières compétitions concernées étant le championnat d'Europe qui s'est déroulé au Portugal en septembre 2014[33]. Deux types de balles en plastique existent: avec ou sans jointure. Quatre fabricants sont agréés par l'ITTF: DHS, Double Fish, Nittaku (avec jointure), et Xushafoa (sans jointure)[34].

Autres éléments du matériel collectif[modifier | modifier le code]

Des séparations, d'une hauteur uniforme d'environ 75 cm[R 12] entourent l'aire de jeu ou séparent les aires de jeu quand il y en a plusieurs. Ces petits « murs » sont très légers : un arceau de métal creux soutient une bâche plastique arrivant au ras du sol. Les séparations gardent les balles dans l'aire de jeu, pour limiter le déplacement et éviter qu'elles perturbent le déroulement d'un autre match. Sur ces séparations, les joueurs peuvent mettre une serviette pour s'essuyer le visage mais ne sont pas autorisés à mettre de quoi boire et manger.

Le marqueur est un panneau composé de deux séries de chiffres, de 1 à 25 en général, utilisé par l'arbitre pour afficher le score de chaque joueur et le nombre de manches gagnées au cours d'un match. Une table d'arbitrage est utilisé pour poser le marqueur. La table est positionnée sur un des côtés de la table de jeu, face au filet et à environ 1 m d'écart de celui-ci. Dans les rencontres officielles, une feuille de match récapitule tous les matches et les résultats obtenus lors d'une rencontre entre deux équipes.

Une pige permet de vérifier que le filet est à la hauteur réglementaire de 15,25 cm[R 13] et que les revêtements sur les raquettes ne dépassent pas le maximum autorisé de 4 mm pour la mousse et le caoutchouc[R 14].

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Matériel individuel[modifier | modifier le code]

Le seul matériel indispensable à un pongiste est sa raquette et sa tenue de sport. Il doit en plus se munir de sa licence pour pouvoir participer à une compétition officielle.

Tenue[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Saive (à gauche) et Kalínikos Kreánga (à droite) lors d'une compétition officielle.

La tenue de jeu se compose d'un short ou d'une jupette, d'une chemisette, de chaussettes et de chaussures de sport « indoor ». Lorsque l'on fait partie d'un club, on doit également avoir le maillot du club pour les compétitions par équipe ou individuelles. En effet, le règlement impose que tous les joueurs d'une équipe d'un club portent le même maillot, de même que les deux joueurs d'un double s'ils sont du même club. La couleur du maillot doit être nettement différente de celle de la balle[R 15]. En dernier recours la décision de conformité de la tenue revient au juge arbitre de la rencontre[R 15].

Raquette[modifier | modifier le code]

Raquette de tennis de table.

La forme de la raquette, sa dimension et son poids ne sont pas réglementés, seule l'épaisseur des revêtements est limitée à quatre millimètres[35]. Les revêtements en caoutchouc mousse apparaissent en 1951 et initialisent une modernisation du matériel jusqu’à nos jours avec les colles rapides à solvant qui seront interdites.

Le corps de la raquette, appelé « bois », doit être plat et rigide. Au moins 85 % de son épaisseur totale doit être en bois naturel[R 14]. Les faces utilisées pour frapper la balle doivent être recouvertes d'un revêtement en caoutchouc d'un seul tenant, d'épaisseur et de couleur uniforme, une des faces est obligatoirement rouge vif, et l'autre noire. Entre le revêtement et le bois, il est fréquent d'avoir une épaisseur de mousse synthétique. Les fédérations publient chaque année une liste des revêtements autorisés[36].

Les plaques et les bois sont choisis en fonction du style de jeu recherché : on distingue le jeu offensif (jeu rapide mais peu de contrôle de la balle), le jeu défensif (bon contrôle mais balles plus lentes) et le jeu allround (vitesse moyenne et contrôle correct). On considère généralement que les plaques sont responsables à 80 % du style de jeu, et le bois 20 %. Les joueurs pouvaient en plus utiliser des colles spéciales dont le solvant influe sur l'élasticité des plaques en gonflant les alvéoles de la mousse (le collage est interdit en compétition depuis 2008). Ceci avait pour résultat d'augmenter la vitesse de frappe ou l'amplitude des effets. Ces colles ne sont efficaces que quelques heures au mieux pour donner tout leur potentiel ; il existe aussi des colles rapides dont l'effet est de dix jours qui prennent un peu plus de temps pour sécher. Les colles à base de solvants (les « COV ») sont interdites dans toutes les compétitions par les règlements de l'ITTF depuis la fin des Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Les débutants utilisent souvent des raquettes achetées toutes faites (plaques et bois), peu chères car assemblées en série et facilement disponibles dans les grands magasins. Après un peu de pratique et une meilleure connaissance de son style de jeu, un joueur préfère une raquette personnalisée, c'est-à-dire dont il a choisi lui-même le bois et chacun des deux revêtements parmi les nombreux modèles proposés par les catalogues des fabricants.

Pour désigner une raquette de tennis de table, on utilise parfois le terme « palette »[37].

Revêtement de la raquette

Le revêtement fait l'objet d'un soin particulier : c'est lui qui est au contact de la balle et qui donne le plus de sensations. Il se compose d'une surface extérieure au contact de la balle, et souvent d'une mousse synthétique intercalée entre cette surface et le bois de la raquette. Un revêtement possède deux caractéristiques : son adhérence (qualité du contact entre la balle et le revêtement) et la vitesse à laquelle il est capable de renvoyer la balle. En se combinant, ces caractéristiques se traduisent par les qualités suivantes recherchées par les pongistes : capacité à renvoyer la balle dans une direction précise (on parle de la capacité à bien placer la balle), capacité à donner de l'effet à la balle, et vitesse de renvoi.

Pour les revêtements, la classification la plus courante et la plus évidente se base sur l'apparence physique du revêtement. Il existe ainsi :

Revêtement picots longs (Double Happiness C-8).
Revêtement picots retournés « backside » (Double Happiness G888).
  • le « picot long » : le caoutchouc est composé de petites piques disséminées régulièrement sur la surface du caoutchouc qu'on appelle des picots. La hauteur des picots est uniforme pour un même revêtement, mais il existe plusieurs hauteurs de picots. Historiquement, ce sont les premiers revêtements en caoutchouc qui sont apparus. Les picots donnent à la balle un effet « flottant » déstabilisant pour l’adversaire : sa spécificité est de renvoyer l'effet inverse de celui mis par l'adversaire : une balle liftée revient coupée et inversement ;
  • le « soft » : revêtement avec des picots très courts et plus larges, qui permet un jeu à base de frappe ou de contre à la table[38]. Il est parfois utilisé pour défendre loin de la table ;
  • le « picot mi-long » : revêtement hybride entre le soft et le picot long, il permet un jeu déstabilisant à base de balles fusantes mais il permet aussi un jeu à base de contre ou de frappe sans ou avec très peu de rotation ;
  • le « backside » ou picot retourné : le picot est collé sur la mousse, et on joue avec le côté plat du revêtement ; c'est de loin le revêtement le plus répandu et le plus facile à prendre en main, du moins pour les revêtements les plus courants. Sa caractéristique essentielle est son adhérence : pour ce revêtement très populaire, les fabricants proposent un vaste choix, allant des revêtements très adhérents (offrant en général beaucoup de contrôle sur la balle) à des revêtements lisses, sans adhérence (cf. le revêtement antitop) ;
  • l’« antitop » : c'est un revêtement très lisse de type « backside », très peu adhérent. Sa particularité est de ne pas être sensible à l'effet imprimé par l’adversaire ; la contrepartie est qu'il ne permet pas de mettre de la rotation dans la balle.

Certains revêtements de type "picots" sont devenus interdits par l'ITTF, jugés trop « gênants » et « incontrôlables » pour l'adversaire, en voici une liste :

Mais le revêtement est aussi caractérisé par sa mousse, qui se situe sous le caoutchouc. Il existe divers types de mousses :

  • supersoft : Mousse très tendre, employée pour un retour rapide de la balle ou au contraire l'amortir lors du contact balle/raquette ;
  • soft : Mousse tendre, permettant un bon contrôle de balle ;
  • medium : Une mousse standard, avec un rapport équilibré entre vitesse et contrôle ;
  • hard : Beaucoup de vitesse, moins de contrôle, offrant davantage de possibilités en topspin frappé.

Il est autorisé d'avoir un type de revêtement différent sur chaque face de la raquette. Seuls certains revêtements sont autorisés en compétition, la liste des revêtements autorisés est disponible sur le site de la fédération internationale. Il est obligatoire d'avoir une face rouge et une face noire afin de pouvoir différencier les revêtements utilisés par l'adversaire. De plus, un joueur peut avoir un seul côté muni d'un revêtement et laisser l'autre nu. Cependant il doit peindre son bois de la couleur opposée au revêtement et ne pas utiliser ce côté de la raquette sinon il perd le point[R 2].

Autres éléments du matériel individuel[modifier | modifier le code]

Le tennis de table, sport d'intérieur, ne nécessite rien d'autre qu'une raquette et la tenue décrite ci-dessus. C'est donc un sport relativement économique pour les débutants, d'autant plus que l'on peut commencer avec des raquettes peu onéreuses. Les joueurs peuvent acheter une housse de protection pour préserver les revêtements de l'usure et des chocs, des chaussures plus adaptées, une petite serviette de bain pour éponger la sueur. Parmi les achats habituels, on note : les balles d'entraînement, des revêtements de rechange (un des principaux investissements), de la colle rapide (qui accélère la vitesse et la rotation des balles mais qui n'est plus autorisée en compétitions) et un produit d'entretien pour revêtement avec son éponge. Les colles rapides à base de solvants volatils sont interdites dans le monde entier depuis le 1er septembre 2008[R 16] car les solvants utilisés sont nocifs.

Licence[modifier | modifier le code]

Pour les compétitions officielles, le joueur doit présenter sa licence avant le début de la compétition. Cette licence — au format d'une carte de crédit — affiche le numéro et le nom du club, son nom, son adresse, sa nationalité, son numéro de licencié, sa signature, son classement et sa catégorie.

Marques de matériel de tennis de table[modifier | modifier le code]

Le principal matériel vendu est le revêtement de raquette, du fait de son importance dans le toucher de balle et de son renouvellement fréquent lié à l'usure. Viennent ensuite le bois, les balles et les colles. Toutes les marques ont plusieurs produits à leur catalogue, elles sont classées ici en fonction du produit pour lequel elles sont les plus connues. La grande distribution ne vendant souvent que du matériel de débutant ou de loisir (peu cher mais peu performant), les clubs s'approvisionnent auprès de distributeurs spécialisés qui proposent l'ensemble des produits et diffusent souvent un catalogue papier en complément d'un site Internet.

Parmi les principaux fournisseurs de matériels figurent[39] Andro, Banco,techno pro; Butterfly,Sanwei, Cornilleau, Donic, Dr Neubauer, Friendship (revêtements uniquement), Joola, Nittaku (balles et revêtements), Donier, Schildkröt, Tibhar, TSP, Stiga, Yasaka (tables, balles et raquettes).

Techniques de jeu[modifier | modifier le code]

Prises de raquette[modifier | modifier le code]

Les joueurs occidentaux jouent principalement avec une prise de raquette européenne. Le manche est tenu dans la main, l'index est tendu le long du bois. Les joueurs asiatiques jouent surtout en prise porte plume. La raquette est tenue comme un « porte-plume ». Cette prise fait travailler dans un axe anatomique donnant beaucoup plus de mobilité, mais le côté revers (joué sur la même face que le coup-droit) est plus difficile à maîtriser. Deux techniques existent en porte-plume, la technique « japonaise », où le majeur est étendu sur la face arrière de la raquette. Le manche est alors asymétrique, et une plaque de liège recouvre le côté non utilisé. Avec la technique chinoise, les doigts arrières sont repliés. Le manche est symétrique et très court. Les deux faces ont alors une mousse. Le joueur peut choisir sur chaque point ou selon qu'il est serveur ou relanceur avec quelle plaque il va jouer. Des joueurs chinois comme Jiang Jialiang, puis Liu Guoliang et Ma Lin, utilisant la prise porte-plume, sont capables de jouer très agressivement en topspin avec la face arrière. Certains joueurs comme Wang Hao ou Xu Xin ne jouent quasiment qu'en revers à l'envers. Néanmoins, beaucoup de jeunes chinois comme Ma Long utilisent la prise classique[40].

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Touché de balle, frappe de la balle et effets[modifier | modifier le code]

Dans les premiers temps, les raquettes étant en bois brut, la balle est contrôlée uniquement par l'inclinaison de la raquette au moment de l'impact et par la puissance de frappe. Puis, le plastique tendre avec picots, mais sans épaisseur, qui recouvre le bois permet d'amortir davantage les coups. En 1902, l'utilisation de mousses synthétiques (collées entre le bois et le revêtement extérieur) augmente la vitesse de propulsion. Ensuite l'arrivée des revêtements lisses (picot tourné vers l'intérieur) améliore l'adhérence entre la raquette et la balle. Ainsi, progressivement, les joueurs peuvent varier les effets sur la balle et accélérer la vitesse des échanges[41]. Les effets les plus courants sont le « coupé » et le « topspin »

Coupé[modifier | modifier le code]

Une balle coupée est frappée en mettant la raquette quasiment à l'horizontale et en passant en dessous de la balle[42]. La raquette part du haut et s'avance vers le bas et en avant. Le coupé peut se faire soit :

  • au-dessus de la table : on parle alors de « poussette ». Ce coup n'est en général possible qu'en début de point, quand la balle n'a pas encore acquis trop de puissance ;
  • loin de la table : on parle alors d'un coup d'attente ou de défense, car il a pour effet de ralentir la balle, permettant à son auteur de se replacer correctement ou de préparer son prochain coup.

Dans les deux cas, le but est d'empêcher l'adversaire d'attaquer dans de bonnes conditions. En effet, une balle coupée a tendance à « plonger » dans le filet après son rebond ; plus la balle est coupée et plus l'adversaire va être obligé de la lever pour passer le filet, avec une marge étroite d'action : s'il ne lève pas assez la balle, elle part dans le filet ; s'il la lève trop, elle risque de sortir de la table ou d'être haute, ce qui permet en retour une frappe facile. Cela donne un avantage si l'adversaire n'est pas assez attentif. Mais il faut faire attention au retour si l'adversaire est un joueur expérimenté.

Décomposition des effets d'une balle coupée : la balle a tendance à « plonger » vers le bas.

Topspin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Topspin.

Variante apparue avec les raquettes à revêtement synthétique à picots (plus adhérent que les revêtements lisses), le topspin consiste à « frotter » la balle de bas en haut de manière à imprimer à la balle une rotation d'arrière en avant, c'est-à-dire que le contact entre la raquette et la balle soit le plus long possible grâce à un ample mouvement de « brosse » appelé aussi « effet Magnus »[43]. Un bon topspin est un compromis entre frotter la balle le plus finement possible et une accélération au moment de l'impact. Si la raquette possède un revêtement adhérent, la balle va tournoyer en prenant une trajectoire parabolique : après être montée, elle va plonger très rapidement et accélérer en touchant la table, ce qui est déstabilisant pour l'adversaire. Pour renvoyer la balle sur la table, celui-ci est obligé de « fermer » l'angle de sa raquette (ce qu'on appelle « faire un bloc »), sinon la balle repart en montant encore plus (à cause de l'effet lifté) et sort. Un échange de balle en topspin amène la balle à une vitesse approchant les 200 km/h[44].

En général, lorsqu'un joueur reçoit une balle coupée longue, il renvoie soit en coupé soit en topspin.

Il existe un coup appelé un « contre topspin ». Lorsqu'un joueur effectue un topspin, son adversaire peut effectuer un autre topspin (s'il en a le temps), c'est un coup de contre-attaque. On peut différencier le « contre-top » à la table du « contre-top » effectué à mi-distance de la table. Ces deux coups sont réservés aux joueurs de bon niveau, et nécessitent une condition physique et une réactivité importantes.

Décomposition des effets topspin :
1: phase ascendante
2: la balle redescend
3: rebond et accélération
4: bloc.

Side spin[modifier | modifier le code]

Alternative au topspin, le side spin permet de donner un effet latéral à la balle en plus du lift[45]. Il s'effectue presque comme un coup classique mais la raquette doit frotter la balle sur le côté, de l'arrière vers l'avant. Cette technique est difficile à réaliser mais si l'adversaire n'est pas attentif, il peut facilement se faire surprendre car, au lieu de monter, la balle part sur le côté. On effectue généralement le side spin (ou « topspin latéral ») en coup droit. Ce coup est souvent une technique appréciée des gauchers, car leur side spin arrive sur le revers adverse, avec de l'effet latéral qui force l'adversaire à se déplacer.

Dévié[modifier | modifier le code]

Le plan de rotation de la balle est perpendiculaire à la trajectoire. Si on étudie le mouvement d'un point de la balle, il suit une trajectoire hélicoïdale.

Du fait de la difficulté d'appliquer cet effet, on ne le retrouve qu'au service : le service dévié. Bien dosé, ce service permet à la balle de tourner à près de 90° au second rebond. La rotation peut être vers la gauche ou vers la droite.

Frappe[modifier | modifier le code]

Théoriquement, le joueur n'imprime aucun effet à la balle, le geste se fait à plat et permet de faire un coup rapide, pour surprendre l'adversaire et essayer de finir le point.

Flip[modifier | modifier le code]

Le flip est effectué sur une balle courte, au-dessus de la table[46]. C'est surtout avec le poignet que s'effectue le mouvement. Pour renvoyer une balle coupée, le flip est exécuté en passant par-dessous et en portant la balle avec le poignet : c'est un flip porté qui a pour caractéristique de retourner l'effet coupé à l'adversaire tout en envoyant une balle rapide. Si le service est lifté ou mou, on peut flipper en donnant une petite claque à la balle. Il est toujours long mais peut aussi être joué très croisé. Cependant, le flip n'est pas qu'une remise de service: il peut, en effet, être effectué sur n'importe quelle balle courte d'un échange. Le flip peut être exécuté du coup droit ou du revers. Dans les deux cas, avancer la jambe droite pour les droitiers et la jambe gauche pour les gauchers permet de gagner en « allonge ».

Tactique[modifier | modifier le code]

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs tactiques de base au tennis de table. Les principales sont l'attaque, la défense et la contre-initiative. La distance par rapport à la table, appelée « ligne de sol », est un des principaux critères pour définir le système de jeu d'un pongiste[47].

Le jeu d'attaque consiste à prendre un maximum de risques dans le but de prendre son adversaire de vitesse. Les coups principalement utilisés par les attaquants sont le topspin et la frappe. Ce système de jeu impose à son utilisateur de jouer près de la table afin de prendre les balles le plus tôt possible quand la balle est molle (ou avec une légère rotation) et doit être prise en phase descendante lorsque la balle est coupée. Les revêtements de raquette utilisés par les attaquants sont des backsides très rapides avec une grosse épaisseur de mousse. L'Allemand Timo Boll ou le Français Jean-Philippe Gatien sont des joueurs offensifs dont le système de jeu est basé sur une grande prise de risque en coup droit[48].

Le jeu de défense consiste à provoquer la faute chez l'adversaire. Il s'agit en effet de remettre les coups offensifs de l'adversaire (topspin et frappe) le plus souvent possible afin que ce dernier finisse par commettre une faute. Les coups principalement utilisés par les défenseurs sont la poussette et la défense. Cette dernière est efficace lorsque le défenseur maîtrise la variation des effets : en effet, la défense peut être coupée, molle ou liftée. La défense molle est un coup très utile car, hormis le coup de poignet, elle s'exécute comme la défense coupée. Les joueurs pratiquant ce système de jeu jouent loin de la table et utilisent souvent une raquette combinée avec un backside mi-lent(pour attaquer et défendre) et un picot-long. À haut niveau, les défenseurs ne peuvent se contenter de jouer en défense et sont donc capables de prendre l'initiative et d'effectuer des coups offensifs efficaces. On peut citer comme exemples typiques de joueurs défenseurs le Sud-Coréen Joo Se Hyuk[47] ou l'Autrichien Chen Weixing.

Le jeu de contre-initiative consiste à laisser l'initiative du jeu à l'adversaire afin de le contrer. Les coups principalement utilisés dans ce système de jeu sont les blocs et les contre-tops. Les principaux joueurs de contre-initiative sont le Suédois Jan-Ove Waldner et le Chinois Wang Tao.

Placement[modifier | modifier le code]

Les bons joueurs savent utiliser les placements pour se mettre en position de force par rapport à l'adversaire, c'est-à-dire être toujours à la bonne distance de la balle quand elle arrive sur son côté de table, et à obliger l'adversaire à se mettre dans une position difficile pour lui : trop loin de la table ou trop sur le côté. Il s'agit de le faire se déplacer pour qu'il se fatigue, qu'il soit surpris ou qu'il perde de la précision ; en général cela consiste à le « balader » (terme consacré) de gauche à droite de la table ou à l'obliger à reculer puis à avancer précipitamment dans l'espoir qu'il se fatigue ou qu'il rate son renvoi. Le « ventre pongiste » (balle arrivant sur le joueur) est une zone où l'adversaire a le moins de possibilité de renvoyer une balle puissante, et qui permet de se procurer par la suite une balle d'attaque[48].

Choix du revêtement[modifier | modifier le code]

Le choix des revêtements influence la tactique de jeu : un revêtement rapide s'adresse plutôt aux attaquants, un revêtement avec beaucoup de contrôle avantagera un défenseur. Certains revêtements sont réputés pour déstabiliser l'adversaire ; ainsi un « anti-top » va permettre d'annuler un topspin tandis qu'un « picot long » catapulte la balle en lui donnant des effets difficilement prévisibles et bien souvent inversés. Bien utilisées, ces plaques permettent de déstabiliser un adversaire peu habitué à leur action. Cependant, pour être correctement utilisées, elles nécessitent une longue habitude d'utilisation et présentent malgré tout des faiblesses qu'un adversaire entraîné saura exploiter. Un anti-top s'utilise le plus souvent en raquette « combi », c'est-à-dire d'un seul côté seulement, l'autre étant un revêtement classique[49].

Importance du service[modifier | modifier le code]

Le chinois Wang Hao au service

Le service est aussi un moment tactique crucial. Le serveur dispose d'un avantage important sur son adversaire puisque c'est lui qui décide de la vitesse et de l'effet donné à la balle, il prépare donc déjà sa deuxième balle. Il est impératif pour un joueur de soigner son service, car contrairement au tennis, le serveur ne bénéficie pas d'un deuxième service. Le plus souvent le service est accompagné d'un effet lifté, coupé ou latéral. Il permet au joueur qui sert d'obtenir de la part de son adversaire un « retour » qui lui convient[50].

La voie est étroite entre un service réussi mais trop facile pour l'adversaire qui prend ainsi le contrôle de l'échange, et un service rapide ou avec beaucoup d'effet, mais difficile à réussir. Bien servir est un apprentissage long et difficile, et se travaille au panier de balles durant de longues séances. Les entraîneurs diront que le service est le tiers du point car après avoir fait un service gênant on obtient généralement une balle facile à jouer qui permet de clore le point (trois touches de balle pour faire un point).

De nombreux types de service sont possibles[51] : service coupé (souvent court), lifté (court ou long), rentrant (court ou long), « service mou » (court ou long), latéral (court ou long), service « marteau » (court ou long, lent ou rapide), service « sauté » (long et lent), service sortant (court ou long et lent ou rapide), service « bombe » (service très rapide auquel un des effets précédents peut être ajouté), etc. Tous ces services peuvent être effectués du coup droit ou du revers (sauf le rentrant qui est un service coup droit).

D'après une étude réalisée par François Orfeuil, entraîneur national[52], 23 % des points sont gagnés en une balle (service ou remise de service) et 35,6 % en deux balles (service ou remise puis coup fort) ce qui montre bien l'importance du service dans le tennis de table moderne.

Gestion de l'effort[modifier | modifier le code]

Une compétition est un moment d'intense activité musculaire, cardiaque et nerveuse, et la consommation d'énergie est importante. Il est important de penser à renouveler cette déperdition (boisson, nourriture légère) et de savoir réguler ses efforts pour rester performant sur l'ensemble des parties à jouer. Il existe une préparation spécifique pour le tennis de table, qui nécessite des efforts brefs mais intenses et répétés[53].

Risques de blessures et contre-indications[modifier | modifier le code]

Le principal risque d'accident ou blessure est l'entorse de la cheville ou les différentes pathologies du poignet. Les seules contre-indications sont anatomiques (lombalgies) ou physiologiques de type cardiaques[54]. Il est possible de pratiquer y compris en compétition jusqu'à un âge relativement avancé, comme le montre l'exemple de Marty Reisman, champion des États-Unis à l'âge de 67 ans.

Techniques d'entraînement[modifier | modifier le code]

Un robot d'entrainement au tennis de table.

Il y a plusieurs types d'entraînement. Une première méthode est l'entraînement individuel, avec des paniers de balles et un robot ou avec un entraîneur[55]. Une autre technique plus classique pour s'entraîner est l'entraînement avec un partenaire pour travailler les schémas de jeu.

L'intérêt de l'entraînement est d'acquérir une bonne technique de frappe (bonne position du corps et de la raquette) adaptée au résultat recherché (attaque, défense, etc.) et utilisable quasiment sans réflexion (acquisition d'automatismes). Les automatismes, indispensables pour un jeu où la balle atteint des vitesses difficiles à suivre pour l'œil, s'acquièrent à l'entraînement grâce à la répétition d'un même geste, l'entraîneur étant là pour montrer la bonne position du corps et de la raquette.

Cependant un des points essentiels d'un entraînement efficace est de varier les situations et les partenaires d'entraînement, car la répétitivité de certains enchaînements peut conduire à un manque d'adaptation à des situations nouvelles ; d'autre part la répétitivité limite le développement des habiletés motrices, et peut nuire également à la motivation des joueurs[19].

Classement des joueurs et types de compétitions[modifier | modifier le code]

Les joueurs licenciés se voient attribuer un classement reflétant en principe leur niveau, et permettant en particulier de les répartir en différentes catégories lors de compétitions ou de tournois. Le système est différent suivant les pays ; pour les compétitions internationales, la fédération internationale publie un classement chaque mois[56], basé sur les résultats des joueurs lors des compétitions officielles. Les principales compétitions internationales sont le championnat du monde individuel et par équipes qui ont lieu tous les deux ans en alternance, et le tournoi olympique depuis 1988 où sont décernés quatre titres : simple messieurs, simple dames, doubles masculins et féminins jusqu'en 2004, par équipes depuis 2008. En marge de ces compétitions les plus prestigieuses, la Coupe du monde de tennis de table réunit tous les ans seize participants, dont les champions de chaque continent et les meilleurs joueurs du moment. Le système de classement international est utilisé jusqu'aux compétitions continentales comme le Championnat d'Europe de tennis de table ou le Pro Tour, qui est une série de tournois organisés dans différents pays pour les pongistes professionnels.

Tenants du titre dans les principales compétitions[modifier | modifier le code]

Compétition Tenant du titre
messieurs
Tenant du titre
dames
Numéro 1 au classement mondial (juin 2013)[56] Drapeau : République populaire de Chine Xu Xin Drapeau : République populaire de Chine Ding Ning
Jeux olympiques 2012 Drapeau : République populaire de Chine Zhang Jike Drapeau : République populaire de Chine Li Xiaoxia
Jeux olympiques par équipes 2012 Drapeau : République populaire de Chine Chine Drapeau : République populaire de Chine Chine
Championnat du monde individuel 2013 Drapeau : République populaire de Chine Zhang Jike Drapeau : République populaire de Chine Li Xiaoxia
Championnat du monde par équipes 2012 Drapeau : République populaire de Chine Chine Drapeau : République populaire de Chine Chine
Pro-Tour 2013 Drapeau : République populaire de Chine Xu Xin Drapeau : République populaire de Chine Liu Shiwen
Coupe du monde de tennis de table 2014 Drapeau : République populaire de Chine Zhang Jike Drapeau : République populaire de Chine Ding Ning
Championnat d'Europe 2013 Drapeau : Allemagne Dimitrij Ovtcharov Drapeau : Suède Li Fen
Championnat de France 2014 Drapeau : France Stéphane Ouaiche Drapeau : France Li Xue
Coupe du monde par équipes 2013 Drapeau : République populaire de Chine Chine Drapeau : République populaire de Chine Chine
Championnat d'Europe par équipes 2014 Drapeau : Portugal Portugal Drapeau : Allemagne Allemagne

Systèmes de classement[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tennis de table en Belgique et en France.

En Belgique le système de classement est basé sur un code composé d'une lettre et un chiffre, avec des variantes suivant la fédération considérée. En France, les joueurs licenciés sont répartis en trois séries : la série nationale comprend les joueuses numérotées 1 à 300 et les joueurs numérotés 1 à 1 000, la série régionale qui comprend les joueuses et joueurs classés 13 et plus et non numérotés (ayant donc plus de 1 300 points, et moins de 2060 points environ), et la série départementale qui comprend les joueuses et joueurs classés 12 à 5. Un joueur ou une joueuse commençant le tennis de table démarre avec 500 points sur sa licence. Il ou elle est donc « classé(e) 5 ». Chaque partie remportée rapporte entre 0 et 40 points qu'il faut pondérer par un coefficient en fonction du type de compétition; chaque partie perdue coûte entre 0 et 29 points selon la différence de points avec l'adversaire (suivant le coefficient de la compétition cela peut être plus). Une victoire sur un joueur mieux classé est appelé une performance ou une « perf » dans le langage courant. Une défaite contre un joueur moins bien classé est appelée une contre-performance ou plus simplement une « contre ». En Suisse, les joueurs licenciés reçoivent un classement composé d'une lettre et d'un nombre, allant de D1 (le moins fort) à A20 (le plus fort) : D1-D5, C6-C10, B11-B15, A16-A20. Un classement par points (appelé Ranking) existe pour les joueurs classés A ou B.

Tennis de table féminin[modifier | modifier le code]

La Polonaise Natalia Partyka

Le tennis de table est un des sports où le taux de pratique par les femmes est le plus faible, avec seulement 30 %[57], soit moins que le basket-ball (33 %) ou le tennis (32 %)[57]. Le pourcentage est encore plus faible si on tient compte uniquement des licenciées, à savoir 17 %, et même seulement 11,4 % si on ne comptabilise que des licences traditionnelles[58]. Cela est du à des causes multiples, dont l'aspect duel lié à la compétition est probablement le plus important. Une étude de l'INSEP[59] montre que les hommes sont davantage motivés par la compétition que les femmes. La plupart des joueuses pratiquant le tennis de table depuis moins de deux ans considèrent cette activité plutôt comme un loisir ou un amusement[60], mais celles qui le pratiquent depuis plus de cinq ans se sentent plus concernées par des notions de progression et de compétition. Il faut noter que les instances dirigeantes, aussi bien nationales qu'internationales, se préoccupent de promouvoir la participation féminine au tennis de table, qu'elles ont bien perçu que c'est un enjeu majeur pour le développement de ce sport[61]. Elles tentent d'atteindre l'objectif du Comité international olympique d'assigner au moins 20 % de femmes aux postes cadres[61].

Le premier tournoi spécifiquement féminin a sans doute eu lieu dès 1931, mais la tendance a été rapidement l'organisation de compétitions mixtes[60]. Le premier classement publié en 1928 montre bien la place accordée aux femmes, avec la présence de sept joueuses aux côtés des 19 joueurs de première série de l'époque, dont la plupart pratiquaient aussi le tennis[60].

Dans le tennis de table moderne, les titres mixtes ne sont plus disputés lors de compétitions comme les championnats de France depuis 2007 ou les championnats d'Europe depuis 2008.

Variantes du tennis de table[modifier | modifier le code]

Hardbat[modifier | modifier le code]

Il existe une discipline, le « hardbat », qui ressemble au tennis de table des années 1940 : seuls les revêtements à picots courts sans mousse sont autorisés, comme à l'époque de « l'Âge d'Or » (Golden Era) des années 1930-1940, avant l'apparition de la mousse dans les années 1950. Un des joueurs emblématiques de cette discipline est l'américain Marty Reisman.

Article détaillé : Hardbat.

Ultimate ping[modifier | modifier le code]

L'ultimate ping, originaire d'Allemagne, est une variante qui se joue sur quatre tables mises côte à côte, avec un filet deux fois plus large que le filet habituel.

Article détaillé : Ultimate ping.

Autour du tennis de table[modifier | modifier le code]

Tennis de table en Chine[modifier | modifier le code]

Mao Zedong, qui a encouragé la pratique du tennis de table en Chine (30 millions de pratiquants), a dit : « Considérez la balle comme la tête de votre ennemi capitaliste. Tapez dedans avec votre raquette socialiste et vous aurez gagné un point pour la mère patrie[62]. »

En 1971, les Chinois ont invité les joueurs américains à un tournoi en République populaire de Chine. C'est ce qu'on appelle à cette époque la « diplomatie du ping-pong ». Elle est suivie par la première visite d'un président des États-Unis en Chine, Richard Nixon.

Le tennis de table et les médias[modifier | modifier le code]

Le tennis de table apparaît au cinéma dans des films comme Forrest Gump où il est fait allusion à la « diplomatie du ping-pong », ou d'autres comme Match Point (2005), Mongolian Ping Pong (2006), Balles de feu (2007) ou Pingpong, prix de la semaine de la critique au Cannes en 2007.

La diffusion à la télévision française est relativement confidentielle, avec par exemple 53 minutes de temps d'antenne consacré à ce sport en 2003[63], à comparer aux 152 heures consacrées au tennis cette même année.

Des chaînes sportives diffusent ponctuellement les grands évènements comme les Jeux olympiques, les Championnats du monde de tennis de table ou les épreuves du pro-tour[64], en particulier sur Eurosport[65] en Europe et CCTV-5 en République populaire de Chine. De plus en plus de compétitions sont diffusées en streaming[66].

Il existe également plusieurs mangas consacrés à ce thème, comme par exemple Ping Pong de Taiyō Matsumoto.

Ping-pong et informatique[modifier | modifier le code]

Sur un réseau informatique, le « ping » est une commande qui envoie un message à un serveur pour savoir si ce serveur est opérationnel. Si oui, le serveur enverra une réponse, parfois appelée "pong" dans certains protocoles de communication. Si non, aucune réponse n'a lieu et le serveur est considéré comme étant hors service.

Le ping-pong a inspiré le premier jeu vidéo à succès, Pong, jeu de tennis de table virtuel.

Pratique du tennis de table en loisir[modifier | modifier le code]

Le tennis de table est une activité de loisir très répandue[67], du fait de son faible coût et de sa simplicité. Sa pratique s'est répandue de façon à peu près égale dans toutes les catégories socio-culturelles[68]. 17 % des familles en France possèdent une table de ping-pong[2] et on estime à plus de trois millions le nombre de pratiquants occasionnels[8]. La plupart des campings proposent une table d'extérieur. Une des variantes souvent pratiquée est la partie « tournante »[69], lorsque les joueurs tournent autour de la table en renvoyant la balle chacun son tour, le joueur ne renvoyant pas correctement la balle étant éliminé. La pratique en loisir est reconnue pour contribuer à la diminution du stress et améliorer la qualité de vie, en particulier dans certains types de handicaps[70].

Le tennis de table dans le monde[modifier | modifier le code]

Associations par continent[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale de tennis de table (ITTF) est structurée en cinq fédérations continentales, qui rassemblent 207 fédérations nationales au total, réparties de la façon suivante:

Continent Fédération[71] Nombre d'associations[72]
Afrique Confédération Africaine de tennis de table[72] 45
Asie Asian Tennis Table Union (ATTU)[73] 45
Europe European Table Tennis Union (ETTU)[74] 57
Amérique latine Union Latinoamericana de Tenis de Mesa (ULTM)[75] 35
Amérique du Nord (voir ci-dessous) 4
Océanie Oceania Table Tennis Federation (OTTF)[76] 21
Total 207

Il n'y a pas de fédération pour l'Amérique du Nord, mais des fédérations nationales, dont USA Table Tennis (USATT) aux États-Unis, et Table Tenis Canada (TTCAN) au Canada.

Le président actuel de la Fédération Internationale est le Canadien Adham Sharara, depuis octobre 1999[77]

Nombre de licenciés de quelques pays[modifier | modifier le code]

Timbre de l'ex-Allemagne de l'Est sur le tennis de table

Le tennis de table est l'un des sports les plus populaires du monde: plus de dix millions de joueurs participent à des tournois chaque année[78]. Le nombre de pratiquants est estimé à vingt-deux millions dans le monde, ce qui placerait le tennis de table au 6e rang mondial[1].

Nombre de licenciés de quelques pays
Pays Nombre de licenciés[8]
Drapeau : République populaire de Chine Chine 10 000 000
Drapeau : URSS Ex-URSS 3 000 000
Drapeau : Allemagne Allemagne[79] 630 000
Drapeau : Indonésie Indonésie 385 000
Drapeau : Japon Japon 300 000
Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 220 000
Drapeau : France France[80] 191 202
Drapeau : Tchécoslovaquie Ex-Tchécoslovaquie 110 000

Pour la France, l'évolution du nombre de licenciés par sport est visible sur la page Sport en France#Nombre de pratiquants et nombre de licenciés

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cours de l'UFRSTAPS » (consulté le 23 janvier 2010), p. 4 [PDF]
  2. a et b « Site lacompanaise - historique » (consulté le 10 février 2010)
  3. (en) Greg Letts, « A Brief History of Table Tennis/Ping-Pong », sur http://tabletennis.about.com (consulté le 11 février 2010)
  4. Certaines sources créditent aussi Gibb de l'invention du nom « ping pong ».
  5. « Site clesdusport » (consulté le 10 février 2010) [PDF]
  6. a, b, c, d et e Wojciech Liponski, L'encyclopédie des sports, Poznan, Atena, 2003, p.502 (ISBN 2-7000-1227-5)
  7. a, b et c Le Robert des Sports, Dictionnaire de la langue des sports, 1982, (ISBN 2-85036-098-8)
  8. a, b, c et d « Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  9. « Balles, clubs et raquettes : le tennis de table », sur http://www.notretemps.com,‎ 25 mai 2005 (consulté le 14 janvier 2010), p. 1
  10. a et b « Ittf Museum » (consulté le 10 février 2010)
  11. « jaqueslondon »
  12. a et b « Tennis de table - Historique », sur http://www.rmc.fr (consulté le 14 janvier 2010)
  13. « Site IFFT » (consulté le 3 février 2010)
  14. (en) « First World Championships held in London, England »
  15. Encyclopédie des sports 1961
  16. Ceci est le cas aussi du rugby à XIII, du jeu de paume, du badminton et de la FSGT. En avril 1942, le régime de Vichy interdit même deux autres fédérations amateures multi-sports et scolaires : UFOLEP et USEP
  17. (en) « pongworld » (consulté le 15 février 2010)
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  19. a, b et c Tactique et stratégie en tennis de table, Dominique Bodin, 2000, (ISBN 2-7027-0653-3)
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  27. « Les clés du sport - Le tennis de table p.13 » (consulté le 19 mars 2010) [PDF]
  28. « Site nicecpc » [PDF]
  29. « I T T F Rubber »
  30. a, b, c et d (en) « The laws of table tennis », sur http://www.ittf.com (consulté le 14 janvier 2010)
  31. Cette modification a été apportée pour ralentir la balle et allonger les échanges entre les joueurs, de manière à rendre ce sport plus attrayant pour la diffusion télévisuelle des compétitions.
  32. « La balle au ban » (consulté le 20 mai 2013)
  33. « Nouvelle balle, nouvelle ère ? », sur L'Equipe,‎ 16 juillet 2014
  34. [PDF] « Comité directeur fédéral FFTT »,‎ avril 2014
  35. Brochure technique T4 de l'ITTF
  36. « Site ittf.com - Liste revêtements homologués » (consulté le 5 février 2010)
  37. « Clés du sport - le tennis de table » (consulté le 10 février 2010)
  38. « Principes du soft » (consulté le 15 février 2010)
  39. « tennis-de-table liste de matériels »
  40. « Domination de Ma Long en prise classique », sur http://www.tabletennismaster.com
  41. Aujourd'hui, les revêtements chinois sont ceux à la mousse la plus dure (donc avec un moins bon toucher de balle) mais aussi ceux à la surface la plus adhérente parfois on les dit même « collants »
  42. « techniques du jeu » (consulté le 11 février 2010)
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  44. (en) « The Physics of Spin in Table Tennis » (consulté le 11 février 2010)
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  68. Le Loisir et la Ville, Joffre Dumazedier, Nicole Samuel, Ed Seuil, 1976
  69. « Périphérique intérieur » (ISBN 978-2-296-05372-4)
  70. Qualité de vie pour les personnes présentant un handicap, collectif, Ed. De Boek Université, 1999, p102 (ISBN 2-8041-2759-1)
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  16. « Message ITTF » (consulté le 15 septembre 2009) [PDF]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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