Pineuilh

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Pineuilh
Image illustrative de l'article Pineuilh
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Sainte-Foy-la-Grande
Intercommunalité Communauté de communes du pays Foyen
Maire
Mandat
Didier Teyssandier
2014-2020
Code postal 33220
Code commune 33324
Démographie
Gentilé Pineuilhais
Population
municipale
4 371 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 55″ N 0° 13′ 42″ E / 44.8319, 0.228344° 49′ 55″ Nord 0° 13′ 42″ Est / 44.8319, 0.2283  
Altitude Min. 7 m – Max. 125 m
Superficie 17,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pineuilh.fr/

Pineuilh (Pinuelh en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Ses habitants sont les Pineuilhais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Pineuilh est la plus peuplée des communes du Canton de Sainte-Foy-la-Grande (4 201 habitants en 2008). Commune de la Gironde, sur les bords de la Dordogne (rivière), Pineuilh se situe aux portes du Périgord et à quelques kilomètres du Pays de Duras (Lot-et-Garonne). L'INSEE rattache Pineuilh à l'agglomération de Bergerac (unité urbaine de Bergerac).

La commune enserre la bastide de Sainte-Foy-la-Grande, dans la plaine de la Dordogne et s'étend jusque sur les coteaux, constituant une transition entre la plaine alluviale et le plateau viticole de l'Entre-Deux-Mers.

Géologie[modifier | modifier le code]

La basse plaine de la Dordogne, dans laquelle se situe la plus grande partie de Pineuilh est constituée d'alluvions modernes. Ces alluvions sont formées de limons argilo-sableux et de graviers où l'élément quartzeux prédomine.

Au pied des coteaux, on trouve des alluvions anciennes qui se présentent à l'état de bandes étroites. Elles sont formées de dépôts en partie décalcifiés et rubéfiés (argiles sableuses et graviers siliceux, quartz, silex, granites, quelques galets de basalte).

Les parties moyennes et inférieures des coteaux sont constituées de molasses de l'éocène supérieur. Elles forment avec la molasse du Fronsadais la pente des coteaux. Cette dernière est composée de sables plus ou moins grossiers, parfois accompagnés de grès, ou d'une argile généralement chargée de sables quartzeux et micacés.

La partie supérieure des coteaux est boisée, elle est constituée d'une barre rocheuse le calcaire de Castillon : calcaire lacustre blanchâtre de l'oligocène inférieur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pineuilh
Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt,
Sainte-Foy-la-Grande
Saint-Avit-Saint-Nazaire
Pineuilh Saint-Philippe-du-Seignal
Saint-André-et-Appelles La Roquille Ligueux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il était traditionnellement admis que le nom Pineuilh avait une origine celtique signifiant « Pointe du roc »[réf. nécessaire].

Le dictionnaire Le Robert propose quant à lui une autre explication : on trouve, en effet, dans les textes les plus anciens le nom Pinolio (cf. infra) qui viendrait du gaulois ialo (la clairière) et du latin pinus (le pin). Le nom Pinolio signifierait donc « la clairière des pins ».

Jusqu'au XVIIe siècle, on écrivait Pineil, parfois Pineuilh et, au XVIIIe siècle, on trouve Pineuil. L'orthographe actuelle Pineuilh est donc relativement récente.

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire

Les récentes recherches archéologiques attestent que la plaine de Pineuilh a été occupée dès le Néolithique final. On peut supposer qu'un hameau a été implanté à cette période.

De même, des indices d'occupation remontent au Bronze final. Toutefois ces indices ne s'accordent pas avec un habitat permanent et semblent plutôt relever d'activités saisonnières[2].

L'époque gallo-romaine

En 1851, les découvertes de l'abbé Audierne attestent d'une occupation du site à l'époque gallo-romaine : « Nous y avons retiré plusieurs médailles romaines du Haut-Empire... [et] quelques fragments de statues »[3]. De manière générale, des vestiges d'habitat ont été trouvés disséminés le long de la Dordogne.

En dehors de ces informations archéologiques, nous ne disposons d'aucun élément précis sur cette période.

La période féodale et l'Ancien Régime[4].

En 2002-2003 a été fouillé sur le territoire de Pineuilh, dans un site gorgé d'eau au lieu-dit La Mothe, un habitat remontant à la fin du Xe siècle[5]. Il s'agit des vestiges d'une motte castrale de 30 m de diamètre entourée d'un fossé que traversait une passerelle en rondins d'aulne sur poteaux de chêne. Dans le mobilier retrouvé, il y a abondance de fers à cheval et de pièces de harnachement et d'armement, ainsi que deux pions provenant de deux jeux d'échecs différents.

La paroisse de Pineuilh. Sous l'Ancien Régime, Pineuilh était une paroisse de l'Agenais située, au nord et à l'est à la limite avec les diocèses de Périgueux et de Sarlat. Le premier document prouvant le rattachement de la paroisse de Pineuilh au diocèse d'Agen est le Cartulaire de Conques (cf. infra) datant du XIe siècle. Par contre, nous ne disposons pas d'éléments nous permettant de déterminer à quelle période Pineuilh est passée sous l'influence agenaise. Au XIe siècle, le diocèse d'Agen est organisé en trois archidiaconés. Pineuilh fut intégrée dans l'archidiaconé de Besaume dont le siège se situait au Mas-d'Agenais. Le nom de l'église apparaît pour la première fois dans le Cartulaire de Conques : Sanctus Martinus de Braigs (Saint Martin de Braigs).

Le château de Pineuilh. Nous savons peu de choses du château de Pineuilh qui apparaît pour la première fois en 1168 dans le Grand Cartulaire de La Sauve-Majeure sous le terme de « castrum ». Le château aurait été édifié sur le promontoire naturel qui se dresse au-dessus du bourg et de l'église, à environ 90 mètres d'altitude, et du haut duquel on domine la boucle de la Dordogne et toute la plaine entre Sainte-Foy-la-Grande et Gardonne. De même, de fortes incertitudes demeurent quant à la place des seigneurs de Pineuilh dans le système de vassalité du Moyen Âge. Le fait que les Bouvilles aient été seigneurs de Pineuilh peut laisser supposer que Pineuilh était rattachée à la vicomté de Besaume. Les Bouvilles furent eux-mêmes vicomtes de Besaume pendant un temps. De même cette hypothèse offre une certaine cohérence avec le rattachement de la paroisse à l'archidiaconé de Besaume même si ces deux notions doivent être distinguées.

La donation à l'abbaye de Conques. Les plus anciens documents concernant Pineuilh se trouvent dans le Cartulaire de Conques, rédigé entre 1074 et 1076. Il y est fait état d'un don consenti par Falco de Barta (ou Falcon de la Barde) qui abandonnait en alleu à l'abbaye de Conques (cf. l'article sur l'abbatiale Sainte-Foy de Conques), abbaye bénédictine du Rouergue), l'église « Sanctus Martinus de Braxis de Pinolio » (Saint-Martin-de-Braigs de Pineuilh) avec tout le fief presbytéral en dépendant. Falcon de la Barde accordera en 1076 un second don à l'abbaye de Conques, son manse du Veneyrol, à charge d'y bâtir une église.

La fondation de la bastide de Sainte-Foy. Ce manse fera l'objet d'une seconde donation au XIIIe siècle. Alphonse de Poitiers, frère du roi de France saint Louis, avait épousé la fille de Raymond VII, comte de Toulouse. À la mort de ce dernier, il devint le maître de l'Agenais dont dépendait Pineuilh et les paroisses voisines. Il saisit tout de suite l'intérêt de ce territoire qui s'enfonçait tel un coin dans les possessions aquitaines du roi d'Angleterre. En 1255, Alphonse de Poitiers obtint donc du prieur de « Sainte-Foy près de Pineuilh » la cession du terrain nécessaire à la construction d'une bastide. Ce terrain devait correspondre à peu près à l'ancien manse du Veneyrol de Falcon de la Barde.

Il convint dès lors de régler les relations entre la bastide de Sainte-Foy, placée sous la protection directe du comte de Poitiers, et les alentours de la nouvelle bastide dépendants de seigneurs locaux, d'autant que les habitants de la bastide disposaient de privilèges, ce qui pouvait inciter les populations avoisinantes à s'installer dans l'enceinte de la bastide. Aussi, le prieur de Sainte-Foy avait prévu que ses hommes demeurant hors les enceintes et leurs descendants ne seraient pas reçus dans la bastide. De leur côté, Ysarn et Arnaud de Boville, seigneurs de Pineuilh, conservaient leur droit de justice à l'intérieur de leur château et sur leurs hommes. Ils continuaient à percevoir les droits de péage, cens...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1938 1969 Pierre Marbouty    
1969 1995 Georges Gerthofer RPR  
1995 2014 Jean-Pierre Chalard UMP Conseiller général (1995-2008)
2014 en cours Didier Teyssandier    

NB: Pour les périodes anciennes, le terme « étiquette » ne saurait être compris au sens actuel du mot « parti » mais plutôt en tant que « famille politique » à replacer dans son contexte historique.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 371 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 002 1 170 1 147 1 018 1 063 1 027 1 043 1 134 1 123
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 229 1 243 1 269 1 341 1 290 1 256 1 309 1 336 1 390
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 463 1 504 1 330 1 572 1 584 1 854 2 079 2 089 2 514
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
3 057 3 493 3 542 3 512 3 645 4 072 4 195 4 371 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin de Pineuilh, qui fut amplement restaurée et agrandie à la fin du XIXe siècle.
  • Le moulin du lieu-dit les Bournets.
  • Les lavoirs ruraux des lieux-dits les Mangons et les Bournets.
  • Les communes de Sainte-Foy-la-Grande et Pineuilh ont la particularité d'avoir un monument aux morts commun, situé sur le territoire de la bastide foyenne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Lanrezac (dit Roger Lanzac), homme de télévision et de spectacle, fondateur du cirque éponyme.
  • Marguerite Plaisir, enseignante, auteur d'un ouvrage autobiographique Gens de Pineuilh ainsi que d'un second ouvrage intitulé Lettre à Bobo : hommage posthume à un jeune de Pineuilh mort en prison à Fresnes, à l'âge de 22 ans, par manque de soins. Ces deux ouvrages sont publiés aux éditions La Fontaine secrète.
  • Pierre-Raymond Villemiane, coureur cycliste né le 12 mars 1951 à Pineuilh.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

On se reportera très utilement à l'étude de Sylvie Faravel, maître de conférences en histoire et archéologie médiévales à l'Université Bordeaux Montaigne, portant sur Pineuilh entre le Xe et le XIIIe siècle[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 20 juin 2014.
  2. Sources : Bilans scientifiques 2001, 2002 et 2003 édités par le Service Régional de l'Archéologie de la DRAC d'Aquitaine.
  3. Abbé Audierne, Le Périgord illustré, Périgueux, 1851.
  4. L'histoire de la baronnie de Pineuilh a fait l'objet d'une étude détaillée réalisée par M.et Mme Patry et publiée dans les cahiers n° 3 et 4 Les Amis de Sainte-Foy et sa région en octobre 1981.
  5. Le Figaro, 21 avril 2003. Fouille préventive de l'INRAP menée à l'occasion de la construction de la rocade de Sainte-Foy-la-Grande.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Rapport d'opération de fouille archéologique réalisé en 2007 par l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives.