Piment oiseau

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Piments martin

Le piment oiseau ou piment martin (Capsicum frutescens) est un petit piment rouge ou vert. Il fait partie de la famille des Solanacées qui compte quelque 2500 espèces. Dans la mesure de la force des piments, échelle de Scoville, il est classé à un degré 8, légèrement plus fort que le piment de Cayenne. Autrefois, avant que les traitements chimiques soient utilisés, ces piments se trouvaient en abondance dans les champs de canne. Les oiseaux mangeaient les piments (ils en sont friands) et en rejetaient les graines dans leurs fientes. C’est probablement de cette forme de dissémination que son nom proviendrait. Le nom martin serait issu de celui du martin triste (Acridotheres tristis), oiseau de la famille des Sturnidae[1].

À la Réunion, dire d’une jeune fille que c’est un piment martin est une façon de dire qu’elle a un tempérament de feu.

À la Réunion, le piment oiseau est utilisé dans de nombreuses préparations :

  • les huiles pimentées que l’on agrémente d’ail, de clous de girofle de grains de poivre noir.
  • Le rougail mangue composé de mangues vertes mixées, de piments, d’oignons émincés, de sel, servi frais il accompagne de nombreux plats.
  • Les bonbons piment à base de pois du cap, de gingembre, de cumin, d'oignon vert, de curcuma, de piments verts et de coriandre.

Pour avoir du piment vert toujours sous la main, on peut le congeler.

On peut également le conserver dans un petit bocal, que l’on aura rempli par moitié d’eau bouillie refroidie et par moitié de vinaigre blanc et auquel on aura ajouté une cuillère à café de sel (à consommer après macération). Ou encore sous forme de « piment la pate », forme sous laquelle le piment vert ou rouge est moulu avec du gingembre et conservé en bocaux avec de l'huile.

Bonbons piment

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chemin faisant, il fallait ouvrir l’œil et ramasser brèdes “lastrons, morel”, cueillir les piments qui ont été semés dans les fientes des “martins”, d’où son nom « piments martin »...KICHENAPANAÏDOU Marc (2008) : « Un patriarche de Villentroy Saint-Paul à ne pas oublier : Emilien Niflore » in Témoignage, 9 décembre 2008, [en ligne] URL : http://www.temoignages.re/un-patriarche-de-villentroy-saint-paul-a-ne-pas-oublier-emilien-niflore,33961.html (page consultée le 13/05/13)