Pilotwings

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pilotwings
Éditeur Nintendo
Développeur Nintendo
Concepteur Shigeru Miyamoto (producteur), Tadashi Sugiyama (directeur)[1]

Date de sortie Drapeau : Japon 21 décembre 1990
Drapeau : États-Unis 13 août 1991
Drapeau : Europe 21 janvier 1993
Genre Simulation aérienne
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Super Nintendo
Média Cartouche 4 Mbits
Contrôle Manette

Pilotwings (パイロットウイングス?) est un jeu vidéo de simulation aérienne développé par Nintendo, sorti en 1990 sur Super Nintendo. C'est une simulation de vol qui permet d'utiliser un avion biplan, un deltaplane, un parachute et un jetpack. Il est connu pour être un classique de la Super Nes, et est souvent considéré comme une « démo technique » du Mode 7.

Une suite a été développée sur Nintendo 64, Pilotwings 64, une autre pour la sortie de la 3DS. (Pilotwings Resort, se déroulant sur l'île Wuhu, de Wii Sports Resort et Wii Fit Plus)

Principe du jeu[modifier | modifier le code]

Le joueur incarne un pilote en cours d'apprentissage. Il doit pour cela passer une série d'épreuves, présenté par un moniteur spécifique à chaque niveau. C'est ce dernier qui valide le niveau, selon un barème de points, sur 100. À chaque niveau gagné, le joueur obtient une licence, et de nouveaux objectifs sur une aire de vol différente.

Développement[modifier | modifier le code]

Le développement du jeu fut rendu possible par l'apparition du mode 7 et l'adjonction dans la cartouche d'un coprocesseur étendant les possibilités du mode 7, le DSP-1. Le mode 7, inclus en hardware dans la console, permet de redimensionner des éléments de décor par rotation ou zoom. Dans le jeu, il permet de gérer le sol en arrière plan, et de lui appliquer un effet de perspective. La musique, riche et variée, est créée par Koji Kondo et Soyo Oka. Le mode 7 n'agissant que sur des éléments plans, les immeubles et éléments de décor n'ont aucun relief à la différence de Star Fox réalisé en vraie 3D.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Les épreuves consistent à accomplir un parcours prédéfini en passant à travers des cercles de couleurs, ou passer sur des cibles en l'air, puis à se poser au sol. La difficulté des niveaux va croissante. Si les premiers niveaux s'enchainent aisément, la situation se corse vite, et les dernières missions sont d'une très grande difficulté. Les cibles deviennent mobiles, et se resserrent de plus en plus. Pour l'obtention de chaque niveau, il faut obtenir un certain score dans chaque critère défini, comme le style, la vitesse, la précision... Suivant le score, les moniteurs se fâchent où s'étonnent, avec des mimiques amusantes.

L'avion[modifier | modifier le code]

Il est disponible sur toutes les aires d'entrainements. On dirige l'avion avec la croix multidirectionnelle, toutefois la liberté de mouvements est limitée. Les figures acrobatiques sont impossibles. On peut régler la puissance de l'appareil, ce qui détermine la vitesse. Celle-ci est cruciale pour l'atterrissage. Ici, le joueur doit passer à travers des anneaux lumineux, passer sur des points lumineux, atterrir, parfois décoller. La précision de l'atterrissage est notée au bilan final. Les points sont distribués selon le nombre d'anneaux franchis, ou de points lumineux, et le temps écoulé.

Le deltaplane[modifier | modifier le code]

C'est sans doute le mode le plus original du jeu. Le joueur part avec une impulsion de départ, et doit suivre un parcours fait de barres lumineuses à franchir. Pour conserver son altitude, il doit composer avec des vents ascendants. La montée est visible par une série de petits nuages verticaux. L'inclinaison du deltaplane influe sur la vitesse. Le reste se contrôle par la croix multidirectionnelle.

Le parachute[modifier | modifier le code]

Le joueur se retrouve lâché d'un hélicoptère. Il s'ensuit une chute libre où l'on se dirige sur des anneaux via la croix multidirectionnelle. L'inclinaison influe sur la vitesse du saut, qui est notée, et le déplacement du parachutiste. En fonction de l'altitude, une sonnerie se fait entendre qui ordonne l'ouverture du parachute, manuelle. Le reste de la simulation consiste en un savant dosage de pilotage pour arriver sur une cible, parfois en mouvement.

la rocketbelt (jetpack)[modifier | modifier le code]

La simulation consiste à traverser des anneaux, des barres, des points, dans le désordre sur une vaste aire d'entrainement, puis à se poser sur une cible. On contrôle la rotation et l'inclinaison des tuyères avec la croix, et la puissance des gaz. La principale difficulté est de gérer l'inertie du personnage, qui altère la précision.

L'hélicoptère[modifier | modifier le code]

Une fois le jeu fini, on peut débloquer des missions bonus avec un hélicoptère de type Apache. C'est le seul engin qui permette de tirer. On peut contrôler sa direction, la vitesse de rotation des pales. Après avoir complété les 4 missions de certifications pour obtenir la licence ultime, le joueur est chargé d'une mission de sauvetage. Un espion, infiltré dans une base ennemie à Izamu Island, a demandé l'aide des instructeurs, qui ont échoué. Le joueur voit alors les deux missions les plus difficiles du jeu. En plus du pilotage, il doit gérer les tirs de l'artillerie ennemie. L'hélicoptère est très vulnérable, puisqu'il suffit d'un seul tir pour s'écraser. Après cette première étape, l'artillerie doit être détruite à coup de missiles, puis le joueur doit atterrir, embarquer les prisonniers, et s'échapper de l'île.

À noter[modifier | modifier le code]

L'atterrissage sur des plateformes mobiles dans le jeu permet d'accéder à des missions bonus.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]