Pile à bactéries

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Ces piles sont basées sur le principe des piles à combustible[1]: la cathode est alimentée en oxygène (en général par l'air) et l'anode est constituée d'une électrode placée au sein d'une chambre contenant des bactéries et de quoi les nourrir. Elles sont également désignées par l'acronyme MFC provenant de la dénomination anglo-saxonne : microbial fuel cell (littéralement : Pile à combustible microbienne).

Principe[modifier | modifier le code]

Les molécules carbonées produites par les êtres vivants le sont sous des formes réduites qui peuvent être oxydées sous l'action du dioxygène de l'air. La chaîne respiratoire des êtres vivants est d'ailleurs basée sur ce principe. Il est donc possible de produire de l'énergie à partir de molécules carbonées. Il existe d'ailleurs des piles qui fonctionnent sans bactéries, l'oxydation du glucose se faisant naturellement. Mais la bactérie, avec son cycle catalytique, peut augmenter de manière spectaculaire la cinétique de la réaction et permettre à des piles de fournir des intensités surfaciques supérieures au mA.cm-2[2]. Cette réaction, qui pourrait permettre de produire de l'énergie à partir des eaux sales, suscite beaucoup d'intérêts[3]. Le méthanol, les acides organiques, le glucose[4] voire la cellulose[5] peuvent servir de carburant pour le fonctionnement de ces piles.

liens[modifier | modifier le code]

http://www.microbialfuelcell.org

Références[modifier | modifier le code]

  1. Monier J.M. ; Haddour N. ; Niard L. ; Vogel T. et Buret F. Les biopiles - La revue 3 EI, n° 47, décembre 2006
  2. Fritz Scholz, Uwe Schröder, « bacterial batteries », nature biotechnology, 21, 1151-1152
  3. Hong Liu, Ramanathan Ramnarayanan, Bruce E. Logan, « production of electricity during wastewater treatment using a single chamber microbial fuel » environ. sci. technol. 38, 2281-2885
  4. Eugenii Katz, Andrew N. Shipway and Itamar Willner « Biochemical fuel cells », Handbook of fuel cells-fundamentalsn technology and application
  5. J.Niessen, U. Schröder, F. Harnisch and F. Scholtz « Gaining electricity from in situ oxydation of hydrogen produced by fermentative cellulose degradation » Letters in applied microbiology 41, 286-290