Pietro Sforza Pallavicino

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Pietro Sforza Pallavicino
Image illustrative de l'article Pietro Sforza Pallavicino
Biographie
Naissance 28 novembre 1607
à Rome États pontificaux
Naissance Rome
Ordination sacerdotale 1630, à Rome
Décès 5 juin 1667
à Rome États pontificaux
Décès Rome
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
9 avril 1657
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Salvatore in Lauro
Consécration épiscopale Non-évêque
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pietro Sforza Pallavicino (né le 28 novembre 1607 à Rome, alors la capitale des États pontificaux, et mort le 5 juin 1667 à Rome) était un prêtre jésuite italien, théologien et historien du concile de Trente. il fut fait cardinal en 1657 par le pape Alexandre VII.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Fils ainé de la famille aristocratique des Pallavicini de Parme, Pietro Sforza choisit la carrière ecclésiastique. Il étudie la littérature, la philosophie et la théologie au Collège romainRome) où il obtient le doctorat en philosophie en 1625, puis celui de théologie en 1628. Il fait également des études de droit à ‘La Sapienza’. En 1630 il est ordonné prêtre à Rome. Entré au service de l’administration de l’Église il exerce des fonctions au sein de la Curie romaine, Comme poète latin et italien il se fait un nom dans les cercles littéraires de Rome. Pour des raisons obscures il encourt la colère d’Urbain VIII (le pape Barberini) et est envoyé hors de Rome comme gouverneur des villes secondaires d’Orvieto et Camerino.

Dans la Compagnie de Jésus[modifier | modifier le code]

A 30 ans il renonce au patrimoine familial et à la carrière ecclésiastique. Contre le conseil de sa famille, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus (21 juin 1637), à Saint André-du-Quirinal. Quatre ans plus tard, le 2 février 1641, il fait déjà sa profession religieuse définitive.

Sa formation spirituelle de deux ans à peine terminée il est nommé professeur de philosophie au Collège romain (1639) où six ans plus tard il succède dans la chaire de théologie au célèbre Juan de Lugo, récemment fait cardinal, dont il avait été élève et disciple durant sa jeunesse. Il y continue son enseignement jusqu’en 1652. Innocent X lui confie des tâches délicates, comme celle de l’examen approfondi des écrits de Cornelius Jansen, évêque d'Ypres : il refuse de condamner les propositions jansénistes.

Théologien et historien[modifier | modifier le code]

Comme théologien Pallavicino est un écrivain prolifique. Il défend dans un essai l’opportunité de définir le dogme de l’Immaculée Conception. Dans le domaine spirituel il compose un traité en trois volumes sur l’Art de la perfection chrétienne’. Ses conférences théologiques sont rassemblées et publiées dans un recueil en neuf volumes.

Pallavicino est absorbé par la publication des ses commentaires de la ‘Summa Theologica’ de Thomas d’Aquin lorsque le pape Alexandre VII lui demande d’entreprendre une réfutation du livre écrit par Paolo Sarpi sur le concile de Trente (publié anonymement à Londres). Pour se donner entièrement à la tâche Pallavicino arrête l’enseignement au Collège romain. Il récupère des documents rassemblés par Terenzio Alciati, et les archives du Saint-Siège lui sont ouvertes par le pape. Quatre ans plus tard, en 1664 il publie en deux volumes une ‘Histoire du Concile de Trente’ extrêmement documentée - même si pas entièrement impartiale - qui fit autorité jusqu’au milieu du XXe siècle (dépassée alors par les études de Hubert Jedin) . Écrite en italien, l’œuvre est bientôt traduite et circule en latin, allemand, français et espagnol.

Élevé au cardinalat[modifier | modifier le code]

Alexandre VII qu’il connaissait comme ‘Fabio Chigi’ depuis sa jeunesse, le fait cardinal cardinal ‘in pectore’ le 9 avril 1657. Sa création est rendue publique le 10 novembre 1659. Cela ne change rien à sa vie personnelle: il continue à résider au Collège romain. Pallavicino est confesseur d'Alexandre VII.

Il continue à publier des œuvres aussi bien dans le domaine littéraire (surtout de poésies) que théologique et histoire ecclésiastique. A la surprise de beaucoup il devient ‘probabilioriste’ vers 1663, lui qui avait défendu le probabilisme dans un traité antérieur ‘De actibus humanis’.

Fin[modifier | modifier le code]

Malade, Pallavicino se retire au noviciat de Saint André en avril 1667. Il y meurt deux mois plus tard, le 5 juin 1667, deux semaines après celui dont il avait été un des principaux conseillers, le pape Alexandre VII. De son lit de malade il met en garde les cardinaux qui vont bientôt se réunir en conclave contre toute élection d'un pape qui serait porté au népotisme.

Sans être un génie, Pallavicino était un homme intellectuellement complet et équilibré. Il maitrisait remarquablement la langue italienne, et y était un poète accompli, autant que théologien et philosophe consommé.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Vindicationes Societatis Iesu..., Rome, 1649. Une œuvre en défense de la Compagnie de Jésus, écrite à la demande du Supérieur Général.
  • Assertiones theologicae, (8 vol.), Rome, 1649-1652. Collection de conférences et cours de théologie.
  • Disputationes in primam secundae D.Thomae, Lyon, 1653. Commentaires d'écrits de Saint Thomas d'Aquin.
  • Istoria del concilio di Trento, (2 vol.), Rome, 1656-1658.

Source[modifier | modifier le code]

  • Jerome Aixala: Black and Red S.J., Bombay, Messenger's Office, 1968.

Liens externes[modifier | modifier le code]