Pieter Franciscus Dierckx

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Pieter Franciscus Dierckx (né à Anvers le – décédé à Anvers le ) a fait ses études à l’Académie des Beaux Arts à Anvers et à l’Institut Supérieur à Anvers. Ses professeurs étaient parmi d'autres Juliaan De Vriendt, son frère Albert De Vriendt et Karel Verlat.

autoportrait Pieter Dierckx

Vie et oeuvres[modifier | modifier le code]

Il était membre du cercle artistique anversois « De Scalden ». En septembre 1896, il est nommé directeur à l’Académie de dessin à Tamise (en néerlandais Temse) et, en même temps, il devient responsable pour la classe de dessin. Il modernise l’école et en élève le niveau. Pieter Dierckx passe pour un des directeurs les plus importants dans l’histoire de l’Académie de Tamise. Comme aquafortiste et auteur graphique, il met ses talents à la disposition des organisations sociales (affiches, en-têtes, …). Ainsi, il illustre le « Studentenliederboek » (recueil de chansons d’étudiants - 1899) de Karel Heyndrickx. En 1910, il illustre quelques livres de Lodewijk Scheltjens (1861 – 1946), écrivain de contes pour enfants. En 1912, il coopère à la réalisation du cortège historique à Rupelmonde à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Mercator. Pendant la Première Guerre mondiale, il peint la vie rurale à Tamise qu’on retrouve dans les œuvres suivantes : « Les éplucheurs de pommes de terre au maison de repos », « Le repas sobre », « La distribution de la soupe », « l’Ecorcement de l'osier », «  La dentellière », « Le sabotier », « Le vannier », « Le petit quai » (1917), « La ferme brûlée », « La garde barrière », « La famille du tisserand », « Le rouet », etc.

la distribution de la soupe durant la 1e guerre mondiale à Tamise

La plupart de ses œuvres représentent des paysages. Les vues de forêts y prennent une place prépondérante. Faisant partie de l’école néo-impressionniste, la lumière joue un rôle très important dans ses œuvres. Il est aussi attiré par le genre historique. Sur la recommandation de Franz Courtens, qui avait une grande estime pour l’œuvre de Pieter Dierckx, il est chargé de peindre deux tableaux historiques pour la salle de conseil de la ville de Lokeren. L’un représente Charles Quint qui remet, en 1555, aux députés de la ville de Lokeren la charte permettant d’organiser une marché hebdomadaire. L’autre nous montre l’installation de la guilde Saint Sébastien par Albert et Isabelle en 1613. Il s’agit de grands tableaux qui confirment la gloire de l’école Leys et qui, en plus, montrent que Pieter Dierckx peut évoquer d’une manière magistrale les scènes historiques.

Orphée, le chanteur mélodieux

En mai 1919, il retourne à Anvers où il commence un atelier de peinture. Le tableau « La Prédication de Saint Willibrord au bord de l'Escaut  » mesurant plus de 5 mètres de largeur, confirme, une fois de plus, son talent de peintre historique. Cette œuvre se trouve à l’église du Sacré Cœur à Anvers, Lange Beeldekensstraat 18. Les œuvres La Ronde matinale des Sylphides et Orphée, le chanteur mélodieux de Trace (1942) représentent des thèmes mythologiques. Il a aussi prouvé son autorité en matière de portraitiste.

Depuis 1952, l’Académie de dessin à Tamise remet un prix biennal « Prix de Peinture Pieter Dierckx ». En 1986, la commune de Tamise a donné à une nouvelle rue le nom de Pieter Dierckx.

Pieter Dierckx fait partie de la tradition des grands maîtres de sa génération, où il occupe une place privilégiée.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1986 : « XII-ième Exposition du cercle artistique « Eigen Vorming » à Borgerhout (Anvers).
  • 6 juin 1897 : « Première Exposition des « De Scalden » » à Anvers.
  • 25 mars 1900 : «  Troisième Exposition des Arts Monumentales, Décoratives et Appliquées des « De Scalden » à Anvers, salle Verlat.
  • 1924 : Anvers, salle « Loquet ».
  • 30 novembre 1925 : Anvers, salle « Jordaens », Korte Klarenstraat.
  • Février 1977: à la maison communale de Tamise, à l’occasion du bicentenaire de l’Académie de dessin.
  • Du 24 juin 2006 jusqu’au 13 août 2006 : rétrospective au musée communal de Tamise.

Salons[modifier | modifier le code]

  • Anvers : 1901, 1904, 1908, 1911.
  • Bruxelles : 1903.
  • Liège : 1909.
  • Gand : 1913.
  • Budapest, Munich, Florence (1907 –1908), Paris.
  • « Exposition Triennale de 1911 » à la Salle de Fêtes et d’Expositions Place de Meir à Anvers.
  • « Deuxième Salon – décembre », organisé par la « Fédération Nationale des Artistes – Peintres et Sculpteurs de Belgique ».

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • « Ons Volk ontwaakt » (23 août 1913).
  • « Le Carnet Mondain » (7 décembre 1913).
  • «  Anvers Artistique » (15 avril 1924).
  • «  La Revue Moderne illustrée et de la Vie » (Paris, 15 mai 1939).
  • «  Künstlerlexikon des XIX Jahrhunderts », « Allgemeines Lexikon der bildeten Künstler des XX Jahrhunderts », herausgegeben von Hans Vollmer (1953) – VEB Seeman Verlag Leipzig.
  • « De Autotoerist » (4 février 1971) : la revue bimensuel du Vlaamse Automobilistenbond, Anvers.
  • Le livre d’art « Parels langs de Scheldekant, deel II » (1980), composé par Leo Busschaert, Waasmunster.
  • « Lexikon of the Belgian Romantic Painters » de W. Flippo (Éditions: International Art Press, art book Publisher, Anvers – 1981).
  • “Het Biofgrafisch Kunstenaarslexikon Arto” (1999), composé par Wim Pas (Éditions: De Gulden Roos).
  • “ Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 et 1875” (Éditions Laconti Brussels – P&V Berko Knokke).
  • « Openbaar Kunstbezit » de la ville de Lokeren (31 mai 2000).
  • Les Journaux “Het Nieuwsblad”, “De Standaard”, “De Gentenaar”, “Het Volk”, à l’occasion de la rétrospective au musée communale à Tamise (30 juin 2006).
  • « De Belgische Beeldende Kunstenaars uit de 19de en de 20ste eeuw » de Paul Piron. Éditions Art Belgium.
  • « Belgian Artists Signatures – Handtekeningen van Belgische Kunstenaars uit de XIXe en XXste Eeuwen » de Paul Piron (Éditions Arts, Antiques, Auctions).