Pietà Rondanini
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| Pietà Rondanini | |
| Artiste | Michel-Ange |
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| Année | vers 1564 |
| Technique | Statue en marbre |
| Dimensions (H × L) | 194 cm × ? cm |
| Localisation | Castello Sforzesco |
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La Pietà Rondanini est une sculpture inachevée de Michel-Ange représentant la Vierge, debout, soutenant le corps du Christ. Elle mesure 1,94 mètre de hauteur et est exposée au Castello Sforzesco de Milan.
La Pietà Rondanini est la dernière œuvre réalisée par Michel-Ange. On sait par une lettre de Daniele da Volterra à Leonardo Buonarroti qu’il y travaillait encore six jours avant sa mort, survenue le 18 février 1564. C’est son fidèle serviteur, Antonio del Franzese, qui en hérita. Un catalogue répertorie la Pietà Rondanini en 1807 parmi la collection du marquis Rondanini à Rome. On ignore cependant la date exacte où elle entra dans cette collection. Goethe qui habita en face du Palais Rondanini de novembre 1786 à avril 1788, et connaissait sa collection, ne la mentionne pas[1]. La ville de Milan en a fait l’acquisition auprès du comte Sanseverino Vimercadi en 1952.
Cette dernière sculpture de Michel-Ange a le plus souvent été lue à la lumière de la crise spirituelle qu'il traversa pendant les dernières années de sa vie, souhaitant « renoncer complètement au monde et reporter toutes ses pensées à Dieu[2]». À cause du traitement par Michel-Ange des deux personnages, comme deux blocs blottis l'un contre l'autre (il est allé jusqu'à détacher le bras droit du Christ du reste de son corps), du rythme ascensionnel, de l'épurement des formes, la Pietà Rondanini a ainsi été rapprochée de la statuaire gothique[réf. nécessaire].
Notes et références [modifier]
- Ludwig Goldscheider, Michel-Ange, édition française 2003
- Antony Blunt, La théorie des arts en Italie de 1450 à 1600, 1956