Pierre d'Ornellas

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Pierre d'Ornellas
Image illustrative de l'article Pierre d'Ornellas
Pierre d’Ornellas le 9 mars 2011 à Rennes.
Biographie
Naissance (60 ans)
à Paris (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Jean-Marie Lustiger
Archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo
Depuis le
Précédent François Saint-Macary
Archevêque coadjuteur
de Rennes, Dol et Saint-Malo
Évêque auxiliaire de Paris
Évêque titulaire de Naraggara

Blason
« Propter nimiam caritatem suam »
« À cause de votre grand amour »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Monseigneur Pierre d'Ornellas à Ecclesia Campus 2012.

Pierre d'Ornellas, né le à Paris, est un évêque catholique français, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo depuis le 26 mars 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi des classes préparatoires scientifiques au lycée Janson-de-Sailly à Paris, il a intégré l'école d'ingénieur des Hautes Études Industrielles à Lille. Sa formation philosophique et théologique a été répartie entre le studium de l'Institut Notre-Dame de Vie à Venasque dans le Vaucluse, la faculté de théologie de Fribourg en Suisse et la faculté de théologie de l'Institut catholique de Toulouse. Il y a obtenu un doctorat de théologie.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Prêtre[modifier | modifier le code]

Il a été ordonné prêtre le 15 août 1984, incardiné dans l'Institut Notre-Dame de Vie. Après un premier ministère comme enseignant de théologie au Studium de l'Institut Notre-Dame de Vie et comme aumônier de collège et de lycée, il a été appelé par le cardinal Jean-Marie Lustiger pour devenir son secrétaire particulier, charge qu'il a assumée de 1986 à 1991. Après avoir ouvert une maison accueillant à Bruxelles des séminaristes et des prêtres venus suivre des cours dans plusieurs lieux de formation de la capitale belge, il est revenu à Paris comme directeur de l'école cathédrale de l'archidiocèse.

Évêque[modifier | modifier le code]

Nommé évêque auxiliaire de Paris le 4 juillet 1997, il a été consacré le 10 octobre de la même année par l'archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger. Le 19 octobre 2006, il a été nommé archevêque coadjuteur de Rennes pour assister François Saint-Macary alors touché par la maladie[1]. Il en est devenu l'archevêque titulaire le 26 mars 2007, à la mort de Mgr Saint-Macary. Le 28 novembre 2008, il reçoit un évêque auxiliaire en la personne de Mgr Nicolas Souchu[2].

Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été membre de la Commission de la doctrinale et est actuellement membre du comité « Études et projets ». Le 8 novembre 2008, il a été réélu comme membre du Comité études et projet de la conférence des évêques de France pour un mandat de trois ans[3] et élu en 2011 président de la Commission épiscopale catéchèse et le catéchuménat[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Sur la recherche sur l'embryon humain[modifier | modifier le code]

À l'automne 2006, alors qu'une polémique s'est engagée en France à propos du Téléthon dont une partie des dons sont utilisés pour la recherche sur l'embryon humain, Mgr Pierre d'Ornellas rappelle que l'Église veut défendre la dignité intrinsèque de tout être humain dès sa conception, c'est pourquoi elle n'accepte de recherche sur l'embryon humain que celle qui a un but thérapeutique direct pour l'embryon lui-même[5].

Enseignement catholique[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, à peine installé dans l'archidiocèse de Rennes, il appelle les écoles privées catholiques à ne pas avoir peur d'affirmer leur caractère catholique[6].

Affaire d'excommunications au Brésil[modifier | modifier le code]

En 2009, il critique l'attitude de l'archevêque Sobrinho dans une affaire d'excommunications après inceste au Brésil[7].

Pièce de théâtre de Castellucci au T.N.B.[modifier | modifier le code]

Il prend position sur la manifestation du 10 novembre 2011 à Rennes contre la représentation de la pièce de Castelluci Sur le concept du visage du fils de Dieu ainsi que contre la « christianophobie » organisée par l'institut Civitas et réunissant 2000 personnes.

Il se dit « affligé profondément » par « la virulence avec laquelle certains s'en prenne à des œuvres théâtrales »[8], il affirme aussi que la question posée par la pièce est « comment la beauté du Christ est-elle présent dans la déchéance la plus ordinaire ? ». Ainsi, si le passage de la pièce le plus polémique est le jet sur l'effigie du Christ d’excréments, il est selon lui « impossible d'interpréter cette pièce comme une violence faite au Christ, bien au contraire »[9]. Il juge aussi qu'il « n'y a pas de christianophobie », car « le Christ sur la Croix a intégré tous les blasphèmes des hommes » et « toutes les dérisions ».

Il s'est ainsi désolidarisé de la position d'autres évêques comme Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site de l'épiscopat français
  • (en) Fiche sur catholic-hierarchy.org