Pierre d'Orléans-Bragance

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Pedro de Orléans e Bragança

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Pierre d’Alcantara d’Orléans-Bragance

Succession

Prétendant au trône du Brésil

5 décembre 189130 octobre 1908
(16 ans, 10 mois et 25 jours)

Nom revendiqué « Pedro III »
Prédécesseur Isabel de Bragança
Successeur Pedro Gastão de Orléans e Bragança
Biographie
Titulature Prince impérial du Brésil
Prince d'Orléans-Bragance
Prince de Grão-Pará
Prince d'Orléans-Bragance
Dynastie Maison d'Orléans-Bragance
(branche de Pétropolis)
Nom de naissance Pedro de Alcântara Luís Filipe Maria Gastão Miguel Gabriel Rafael Gonzaga de Orléans e Bragança
Naissance 15 octobre 1875
Petrópolis (Brésil)
Décès 29 janvier 1940 (à 64 ans)
Petrópolis (Brésil)
Père Gaston d’Orléans
Mère Isabelle du Brésil
Conjoint Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz
Enfants Isabel de Orléans e Bragança
Pedro Gastão de Orléans e Bragança
Francisca de Orléans e Bragança
João de Orléans e Bragança
Teresa Teodora de Orléans e Bragança
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Prétendants au trône impérial du Brésil

Pierre d'Alcantara Louis Philippe Marie Gaston Michel Gabriel Raphaël Gonzague d'Orléans-Bragance, prince de Grand-Para puis prince d'Orléans-Bragance, est né le 15 octobre 1875 à Petropolis et est décédé dans cette même ville le 29 janvier 1940. Il a été l'héritier présomptif du trône impérial brésilien puis le chef de la branche de Petropolis de la Maison d'Orléans-Bragance.

Famille[modifier | modifier le code]

Dom Pierre d'Orléans-Bragance est le fils aîné d'Isabelle de Bragance (1846-1921), princesse impériale du Brésil et plusieurs fois régente de son pays, et de son époux Gaston d'Orléans (1842-1922), comte d'Eu.

Le 14 novembre 1908, Pierre contracte une union (désapprouvée par Isabelle de Bragance) avec la comtesse tchèque Elisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz[1] (1875-1951), fille du comte Jean Wenceslas Dobrzensky de Dobrzenicz et de son épouse la comtesse Elisabeth Kottulinsky de Kottulin.

De cette union naissent cinq enfants :

  • Jean d'Orléans-Bragance (1916-2005), « prince d'Orléans-Bragance », qui épouse, en 1949, Fatima Scherifa Chirine (1923-1990), dont il divorce en 1971. En 1990, il se remarie à Teresa Leite (1929). D'où un enfant du premier mariage.
  • Thérèse d'Orléans-Bragance (1919-2011), « princesse d'Orléans-Bragance », qui épouse Ernest Martorell y Caldero (1921-1985). D'où postérité.

En France, Pierre d'Orléans-Bragance est donc le grand-père de l'actuel « comte de Paris », Henri d'Orléans (1933-) et, au Portugal, celui de l'actuel « duc de Bragance », Duarte de Bragance (1945).

Biographie[modifier | modifier le code]

Dom Pierre d'Orléans-Bragance, alors prince du Grão-Para, passe son enfance au Palais Isabelle (actuel Palais Guanabara), à Rio de Janeiro, au Brésil. Lui et ses frères cadets, dom Louis et dom Antoine, sont alors entourés d'une nuée de précepteurs, dont le chef est le baron de Ramiz Galvão.

Mais, le 15 novembre 1889, un coup d'État a lieu contre l'empereur Pierre II et sa fille, la régente Isabelle. La république est proclamée et, peu de temps après, les souverains déchus sont condamnés à l'exil en Europe. Dom Pierre est alors âgé de 14 ans et les événements auxquels il assiste le marquent profondément.

En Europe, la famille impériale s'établit d'abord au Portugal, puis en France, au château d'Eu, propriété du prince Gaston. Par la suite, Pierre d'Orléans-Bragance part faire ses études et son service militaire en Autriche[2]. C'est là qu'il rencontre celle qui deviendra sa femme, la comtesse tchèque Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz.

Elisabeth n'est pas issue d'une Maison souveraine, ce qui déplaît à la princesse Isabelle qui, en tant que « Chef de la Maison Impériale », désapprouve ce qu'elle considère comme une mésalliance[3].

La princesse Isabelle décide malgré tout d'autoriser le mariage des deux amoureux. Cependant, elle place une condition à la célébration du mariage : la renonciation par Pierre de ses droits à la couronne du Brésil. Devant l'entêtement de sa mère, le prince Pierre accepte et abdique ses droits dynastiques, en 1908, en faveur de son frère cadet, le prince Louis[4]. Il est alors décidé que Pierre d'Orléans-Bragance perdra son titre de prince du Brésil mais conservera son prédicat d'altesse impériale et royale et sa qualité d'aîné de la Maison impériale du Brésil. Il recevra en outre le titre de prince d'Orléans-Bragance. Quant à ses enfants à naître, ils porteront le prédicat d'altesse royale ainsi que le titre de prince ou princesse d'Orléans-Bragance. Il se marie ainsi avec Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz le 14 novembre 1908 en l'Église Notre-Dame de Versailles, et c'est l’évêque de Versailles, Mgr Charles Gibier qui reçoit leurs consentements[5].


Après l'abolition de la loi d'exil par le président de la République brésilienne Epitácio Pessoa en 1920, le prince Pierre réalise plusieurs voyage de chasse dans son pays natal. Accompagné par son secrétaire, le journaliste et photographe autrichien Mario Baldi, le prince réalise, en 1926-1927, l'un des voyages les plus célèbres de l'époque : un raid automobile de 4 000 km entre la Bolivie et la ville de Rio, sur des routes presque impraticables. De cette expédition, on a conservé plusieurs reportages publiés par Mario Baldi dans des journaux et des revues illustrés brésiliens et européens. De nombreuses photos ont également été prises pendant ce voyage et elles forment aujourd'hui la collection Mario Baldi, du secrétariat à la culture de Teresopolis.

En 1936, le prince Pierre repart, pendant plusieurs mois, en expédition dans le sertão avec deux de ses enfants, Pierre-Gaston et Françoise, son secrétaire, Mario Baldi, un ami, Georges Sampaio, et un missionnaire français, le père Hippolyte Chauvelon. Cette fois, le voyage consiste en la découverte des peuplades indigènes du Mato Grosso et la revue A Noite Illustrada publie plusieurs photoreportages de Mario Baldi.

Dans les années 1930, le prince et sa famille retournent définitivement vivre au Brésil, dans le palais du Grão-Pará, à Petrópolis. Il devient alors une figure incontournable des commémorations et autres cérémonies locales.

C'est dans la ville de Petrópolis que le prince Pierre meurt à l'âge de 65 ans. Son corps est d'abord enseveli dans le cimetière local, où il est enterré avec les honneurs d'un chef d'État. Mais, en 1990, ses restes et ceux de son épouse sont transférés dans le Mausolée Impérial de la cathédrale de São Pedro de Alcântara de Petrópolis. Le prince repose donc aujourd'hui aux côtés des tombes de ses parents et grands-parents.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Tout m'est bonheur (souvenirs), éd. Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1978. 440 p. -[16] p. de pl. ; 24 cm (ISBN 2-221-00107-9)
  • Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Les Chemins creux (souvenirs, suite de Tout m'est bonheur), éd. Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1981. 274 p. -[16] p. de pl. ; 24 cm (ISBN 2-221-00817-0)
  • Paule-Cécile Minot, Versailles à travers ces grandes familles, Nouvelles Editions Latines,‎ 1994, 228 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Villon, Victor: Elisabeth Dobrzensky "Empress of Brazil", article en anglais publié dans la revue Royal Digest 3/2008 http://pt.scribd.com/doc/231754509/Elisabeth-Dobrzensky-Von-Dobrzenicz-Empress-of-Brazil-PDF-2
  2. Rappelons qu'en tant que membre de la famille d'Orléans, le prince Pierre était touché, en France, par la loi de 1886 qui interdisait aux princes de cette famille d'entrer dans l'armée française.
  3. Bien qu'issu d'une famille fort ancienne, le baron Jean Dobrzensky de Dobrzenicz, père d'Elisabeth, n'a été élevé au rang de comte par l'empereur d'Autriche-Hongrie qu'en 1906, et ce sur la demande expresse de la princesse Isabelle du Brésil.
  4. Le fils aîné du prince Pierre, dom Pierre Gaston d'Orléans-Bragance est revenu sur cette renonciation à la mort de son père et s'est autoproclamé « prince impérial du Brésil », considérant la renonciation de son père comme nulle et sans valeur juridique.
  5. Paule-Cécile Minot 1994, p. 33

Liens externes[modifier | modifier le code]