Pierre d'Inga

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Pierre d'Inga
Vue du monument
Vue du monument
Présentation
Nom local Itacoatiaras do Rio Ingá, na Fazenda da Pedra Lavrada[1]
Date de construction Hypothèses de datation entre 5 000 et 2 000 ans BP[2]
Dimensions Les inscriptions occupent environ 15 m de long sur 2,3 m de haut[3]
Destination initiale Pétroglyphes, gravure rupestre ou indienne
Protection 1944
Géographie
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Subdivision administrative Paraíba Paraíba
Localité Inga
Adresse Sítio Arqueológico Itaquatiara, Pedra Lavrada (PB)
Localisation
Coordonnées 7° 19′ 31″ S 35° 35′ 08″ O / -7.325267, -35.58566 ()7° 19′ 31″ Sud 35° 35′ 08″ Ouest / -7.325267, -35.58566 ()  

La pierre d'Inga (Pedra do Ingá ou itacoatiaras do rio Ingá, en portugais), est un ensemble de pétroglyphes sur basalte situé dans l'État de Paraíba, dans la région du Nordeste brésilien. La plus grande roche qui le compose fait 24 mètres de long pour trois mètres de haut, et est gravées de symboles et de glyphes qui, bien que remarquables et spectaculaires, ne sont pas déchiffrés jusqu'à présent.

Cet ensemble monumental n'est associé avec certitude à aucune culture archéologique, dû à l'absence d'artéfact dans l’environnement, causé par le ravinage des eaux entourant les roches. De ce fait, de nombreuses légendes[4], voire des hypothèses fantastiques, ont été développées à son sujet depuis le XIXe siècle[5].

Plusieurs sites rupestres, mais plus modestes, sont signalés dans la région, comme celui de l'Itacoatiara dos Macacos, à Queimadas[6].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le monument est situé dans le lit du Rio Bacamarte[7], sur le Sítio Arqueológico Itaquatiara de la localité de Pedra Lavrada, près de la petite ville de Inga, à 96 km de João Pessoa.

Description[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Art rupestre et Pétroglyphe.

À la surface de ces pierres, on peut voir des glyphes représentant des animaux, des fruits, des humains, ce que l'on interprète comme des constellations (peut-être la Voie lactée, Orion ou les Pléiades), et d'autres images méconnaissables.

Le panneau principal dit vertical est le plus important, et couvre environ 250 m². Un second panneau dit inférieur, d'une surface gravée du 2,5 m², un troisième panneau dit supérieur (situé à 3,8 m de haut) et des inscriptions marginales sont aussi décrits dans la littérature scientifique[8].

Datation[modifier | modifier le code]

Très discutée du fait du manque d'éléments archéologiques à partir desquels on pourrait fonder des hypothèses, certains chercheurs pensent toutefois que ces inscriptions auraient été réalisées il y a environ 5 000 ans (donc faisant partie de l'époque Holocène par la périodisation géologique brésilienne[9]), par les habitants de la région, ou plus récemment[10].

Protection[modifier | modifier le code]

Le site est protégé depuis 1944 par l'Instituto do Patrimônio Histórico e Artístico Nacional.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. (pt) Liste des sites inscrits au patrimoine historique et artistique (du Brésil) [PDF], cinquième édition, 2009 (167p.) Institut national du patrimoine artistique et historique national. Consulté le 9 mars. 2014.
  2. Cf. (pt) Elaine Kawabe, Pedra do Ingá, na Paraíba, guarda enigmas sobre os primeiros habitantes do Brasil, Portal UOL, 14/02/2013 (en ligne).
  3. Cf. Vanderley de Brito.
  4. La plus célèbre est l'hypothèse envisageant une origine phénicienne à l’inscription, développée par Inácio de Sousa Rolim (pt) puis par Ludwig Schwennhagen (pt).
  5. Cf. Vanderley de Brito 2010.
  6. (pt) [Thomas Bruno Oliveira ?], « Itacoatiara dos Macacos: mais um sítio depredado no município de Queimadas-PB », dans Boletim Informativo da Sociedade Paraibana de Arqueologia, 58, 2011, p. 1-4 (ISSN 2176-1574) (en ligne).
  7. Le Rio Bacamarte prend sa source à Lagoa Seca, arrose les communes de Campina Grande, Massaranduba, Riachão do Bacamarte, Ingá et Mogeiro, où il se jette dans le Rio Paraíba. Il change de nom sur la commune d'Ingá, selon certains auteurs, pour se nommer Rio Ingá[1].
  8. Cf. Vanderley de Brito.
  9. Voir, par exemple, (pt) História pré-cabralina do Brasil
  10. Cf. Vanderley de Brito.

Annexes[modifier | modifier le code]

Panorama des gravures

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (pt) Vanderley de Brito, A Pedra do Ingá. Itacoatiaras na Paraíba, Campina Grande (PB), Universidade Federal de Campina Grande, 2012 (5e éd.) (OCLC 729575240).
  • (pt) Vanderley de Brito, « A Pedra do Ingá sob uma perspectiva amerindiológica », dans Tarairiú. Revista eletrônica do Laboratório de Arqueologia e Paleontologia da UEPB, 1, 2010, 8 p. (ISSN 2179-8168) (en ligne).
  • (pt) José dos Santos Martins, Itacoatiara do Ingá: prospecção de seu potencial turístico [Bacharel em Turismo], João Pessoa (PB), Instituto de Educação Superior da Paraíba, 2003 (en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]