Pierre Watier

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Pierre Watier
Image illustrative de l'article Pierre Watier

Naissance 4 septembre 1770
Laon
Décès 3 février 1846 (à 75 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 1792
Distinctions comte de l'Empire
grand officier de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (12e colonne)

Pierre Watier ou Wathier comte de Saint-Alphonse (né le 4 septembre 1770 à Laon, mort le 3 février 1846 à Paris) est un général de division.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution et le Consulat[modifier | modifier le code]

Il entra au service, en 1792, comme sous-lieutenant dans un régiment de cavalerie et, après avoir fait les premières campagnes de la Révolution aux armées du Nord et du Rhin, devint chef d'escadron et aide de camp du général Lasalle, puis colonel du 4e régiment de dragons. Il fit, en 1800, la campagne d'Allemagne dans la division Barbou, et se distingua particulièrement le 18 décembre au combat d'Adorf.

Général d'Empire[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire, il se distingua encore au pont du Lech le 7 octobre 1805 où, à la tête de deux cents dragons, il mit en déroute un corps ennemi qui en défendait le passage, et au combat de Diernstein où il fut fait prisonnier. Bonaparte le nomma son écuyer après son échange. La valeur qu'il déploya plus tard à la bataille d'Austerlitz lui valut le grade de général de brigade le 24 décembre 1805. Dans la campagne de Prusse et de Pologne en 1806, il se signala au combat de Schleitz où il fit une charge de cavalerie, dont le Bulletin de la Grande Armée fit un grand éloge. Il fut nommé commandant de la Légion d'honneur le 14 mai 1807 après la paix de Tilsitt.

En 1808, il fut envoyé en Espagne, où il contribua aux succès des journées de Burgos et de Fuentes de Oñoro. Le 25 octobre 1808, des détachements de l'armée du général Castaños occupèrent Viana et Lerín. Le maréchal Moncey, voyant quelques-unes de ses positions menacées, fit avancer les brigades aux ordres des généraux Mabert et Razout, et celle de cavalerie du général Wathier, pour arrêter les Espagnols dans ce mouvement offensif et reprendre les postes occupés. L'ennemi, attaqué vigoureusement, fut culbuté et mis en déroute : 1 200 hommes, entourés dans Lérin, furent forcés de mettre bas les armes. À Alcaniz, près de Saragosse il mit en déroute six mille Espagnols.

Fin de l'Empire et Restauration[modifier | modifier le code]

Nommé général de division, le 8 août 1811, puis comte de l'Empire, il fut rappelé en France, passa en Russie en 1812, et ne posa les armes qu'après la capitulation de Paris, en 1814. Il fut alors créé chevalier de Saint-Louis. Durant les Cent-Jours, Napoléon lui confia le gouvernement de la 5e division de cavalerie de l'armée du Nord, et il assista en cette qualité a la campagne de Waterloo.

Lors du licenciement, il fut mis à la demi-solde. Plus tard il fut employé par le gouvernement royal, comme inspecteur général de gendarmerie et nommé grand-officier de la Légion-d'honneur en mai 1821. Enfin il obtint sa retraite et alla habiter son Château de Vimer dans le département de l'Orne, où il mourut le 2 février 1840 d'une attaque d'apoplexie. Il avait épousé en 1811 la sœur du futur ministre de la marine Ange René Armand de Mackau, qui avait été dame du palais de l'impératrice Joséphine. Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 12e colonne (l’Arc indique WATHIER).

Décorations[modifier | modifier le code]