Pierre Wattier

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Pierre Wattier
Image illustrative de l'article Pierre Wattier

Naissance
Laon
Décès (à 75 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17921839
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 12e colonne.

Pierre Wattier[1] ou Wathier comte de Saint-Alphonse, né le à Laon, mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution et le Consulat[modifier | modifier le code]

Il entre au service, en 1792, comme sous-lieutenant dans un régiment de cavalerie et, après avoir fait les premières campagnes de la Révolution aux armées du Nord et du Rhin, il devient chef d'escadron et aide de camp du général Lasalle, puis colonel du 4e régiment de dragons. Il fait, en 1800, la campagne d'Allemagne dans la division Barbou, et se distingue particulièrement le 18 décembre au combat d'Adorf.

Général d'Empire[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire, il se distingue encore au pont du Lech le 7 octobre 1805 où, à la tête de 200 dragons, il met en déroute un corps ennemi qui en défendait le passage, et au combat de Diernstein où il est fait prisonnier. Bonaparte le nomme son écuyer après son échange. La valeur qu'il déploie plus tard à la bataille d'Austerlitz lui vaut le grade de général de brigade le 24 décembre 1805. Dans la campagne de Prusse et de Pologne en 1806, il se signale au combat de Schleitz où il fait une charge de cavalerie, dont le Bulletin de la Grande Armée fait un grand éloge. Il est nommé commandant de la Légion d'honneur le 14 mai 1807 après la paix de Tilsitt.

En 1808, il est envoyé en Espagne, où il contribue aux succès des journées de Burgos et de Fuentes de Oñoro. Le 25 octobre 1808, des détachements de l'armée du général Castaños occupent Viana et Lerín. Le maréchal Moncey, voyant quelques-unes de ses positions menacées, fait avancer les brigades aux ordres des généraux Mabert et Razout, et celle de cavalerie du général Wathier, pour arrêter les Espagnols dans ce mouvement offensif et reprendre les postes occupés. L'ennemi, attaqué vigoureusement, est culbuté et mis en déroute : 1 200 hommes, entourés dans Lérin, sont forcés de mettre bas les armes. À Alcaniz, près de Saragosse il met en déroute six mille Espagnols.

Fin de l'Empire et Restauration[modifier | modifier le code]

Nommé général de division, le 8 août 1811, puis comte de l'Empire, il est rappelé en France, passe en Russie en 1812, et ne pose les armes qu'après la capitulation de Paris, en 1814. Il est alors créé chevalier de Saint-Louis. Durant les Cent-Jours, Napoléon lui confie le gouvernement de la 5e division de cavalerie de l'armée du Nord, et il assiste en cette qualité à la campagne de Waterloo.

Lors du licenciement, il est mis à la demi-solde. Plus tard il est employé par le gouvernement royal, comme inspecteur général de gendarmerie et nommé grand-officier de la Légion-d'honneur en mai 1821. Enfin il obtient sa retraite et alla habiter son Château de Vimer dans le département de l'Orne, où il meurt le 2 février 1840 d'une attaque d'apoplexie.

Il a épousé en 1811 la sœur du futur ministre de la marine Ange René Armand de Mackau, qui a été dame du palais de l'impératrice Joséphine. Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 12e colonne (l’Arc indique WATHIER).

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]