Pierre Veber

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Veber.
Caricature de Pierre Veber par Charles Léandre.

Pierre Eugène Veber, né le [1] à Paris 2e, et mort en 1942, est un dramaturge et auteur de romans et de contes humoristiques. Il a été aussi critique de spectacle, notamment pour Le Petit Journal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était le frère du peintre Jean Veber, le beau-frère de René Doumic qui avait épousé sa sœur Louise, et le beau-frère de Tristan Bernard, dont il avait épousé la sœur[2]. Sa famille était vaste, comme il le fait remarquer lui-même dans la préface de X... Roman impromptu : « Si soixante-dix villes se disputent l'honneur de m'avoir donné le jour, ce n'est pas parce que je suis dix fois plus célèbre qu'Homère, mais seulement parce que le nom que je porte est assez répandu »[3]. À cette époque, on trouve plusieurs écrivains ou scénaristes portant ce patronyme, dont Jean-Pierre Veber et Serge Veber, avec lesquels Pierre travailla parfois.

Pierre Veber est par ailleurs le père de Pierre-Gilles Veber et de Serge Veber, le grand-père de Francis Veber et l'arrière-grand-père de Sophie Audouin-Mamikonian.

On connaît peu de choses de sa jeunesse. Il précise lui-même : « J'ai fait d'assez médiocres études, mais je n'en tire aucune vanité »[3]. En 1889, il collabore déjà au Gil Blas, puisque Antoine indique dans son journal[4], à la date du  : « Ce soir, rue Blanche, nous avons la visite de deux nouveaux venus, Tristan Bernard et Pierre Véber [sic], deux jeunes journalistes de beaucoup d'esprit qui crayonnent, chaque semaine, au Gil Blas, une revue d'actualités illustrée par Jean Véber, le Chasseur de chevelures, d'un brio étincelant ». En 1892, Pierre Veber collabore à la revue Le Chasseur de chevelures, dirigé par Tristan Bernard. Ce journal humoristique n'eut que deux numéros en 1892, et en 1893, Pierre Veber apparaît comme corédacteur dans la mention : « Tristan Bernard, rédacteur intègre, Pierre Veber, rédacteur vénal »[5].

Pierre Veber a été un auteur prolifique, produisant en quarante ans de carrière une centaine de comédies burlesques, de vaudevilles et de livrets d'opérette, et près d'une cinquantaine de romans, de recueils de nouvelles et de contes humoristiques et ironiques. Près de la moitié de ses pièces ont été écrites en collaboration avec un ou deux autres auteurs, à qui il apportait son élégance et sa grande facilité d'écriture, qu'il avouait avec humour dans la préface de son Théâtre incomplet : « Le Théâtre est, pour un écrivain, une distraction charmante, qui le dispense d'écrire ; on écoute des guignols intérieurs, qui divaguent, on note leurs propos, on imagine leurs gestes. Et cela fait des pièces. »[6]

Sa collaboration fréquente avec Maurice Hennequin, en particulier, a permis de contrebalancer un peu le duo de Flers et Caillavet qui faisait fureur à l'époque dans les théâtres. Mais il a prêté la main, pour le théâtre, à bien d'autres écrivains, comme Alfred Capus, Georges Courteline et Léon Xanrof. Son activité d'auteur dramatique s'est poursuivie presque jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il approchait des soixante-dix ans.

Il a écrit aussi des romans en collaboration, ce qui est moins fréquent que pour le théâtre. C'est lui, paraît-il, qui eut, en 1895, l'idée de X... roman impromptu : un roman « sans plan préconçu, sans sujet arrêté »[7] écrit à dix mains, par Georges Courteline, Jules Renard, George Auriol, Tristan Bernard et lui-même. Chaque auteur, dans un ordre déterminé par le hasard, écrivait un chapitre, en repartant, en théorie, de la fin du chapitre précédent. La plus grande liberté d'imagination était laissée à chaque auteur, les seules contraintes étant que le héros X ne meure pas et que les autres personnages ne changent pas de sexe. Paru tout d'abord en feuilleton dans le Gil Blas du au [8], ce « roman steeple-chase » ou "roman choral", rebaptisé « roman impromptu », fut plusieurs fois édité par Flammarion. Pierre Veber a également écrit des nouvelles en collaboration avec Willy.

Certaines de ses pièces connurent de grands succès, certaines même de véritables triomphes, comme Le Monsieur de cinq heures avec 568 représentations[9], ce qui était considérable à l'époque. Quelques-unes furent adaptées plus tard au cinéma, Veber étant alors crédité de « scénariste » ou de « coscénariste » (voir section « Scénarios »). D'autres pièces furent traduites en anglais et jouées à Londres et à New York (voir section « Œuvres »). Il a écrit sous le nom de plume de « Bill Sharp ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Théâtre[modifier | modifier le code]

Non datés[modifier | modifier le code]

  • On lit dans le « Forban », pièce en un acte, sans indication de date, ni de théâtre
  • La danse à la mode, pièce en un acte, sans indication de date, ni de théâtre
  • Le Fiancé, pièce en un acte, sans indication de date, ni de théâtre
  • Paroles en l'air, un acte, avec Léon Abric[29]
  • Épous'la, opérette, musique de Henri Hirchmann[22]

Adaptations anglaises à Broadway[modifier | modifier le code]

  • Brother Jacques, comédie, du jusqu'en janvier 1905
  • Twenty Days in the Shade, pièce, du jusqu'en mars 1908
  • The Girl from Rector's, pièce, du jusqu'en juillet 1909
  • The Runaway, pièce, du jusqu'en décembre 1911
  • Madam President, pièce, du jusqu'en janvier 1914
  • A Kiss in a Taxi, comédie, du jusqu'en octobre 1925
  • Oh, Please, revue musicale, du jusqu'en février 1927
  • Sunny Days, comédie musicale, du au , reprise en octobre 1928

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Les dates peuvent ne pas être les dates des premières éditions.

Scénarios de film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance no 700, du 17/5/1869, Paris 2e, Archives de Paris en ligne, réf: V4E184
  2. Olivier Barrot, Pascal Ory, La Revue blanche:histoire, anthologie, portraits, Christian Bourgois, 1989, page 320
  3. a et b Georges Courteline, Jules Renard, George Auriol, Tristan Bernard, Pierre Veber, X... Roman impromptu, Paris, Flammarion, coll. « Les Auteurs gais »,‎ 1895, 242 p.. Préface
  4. André Antoine, Mes souvenirs sur le Théâtre Libre, Paris, Arthème Fayard,‎ 1921, 324 p.
  5. Le Chasseur de chevelures, numéro de janvier 1893
  6. Pierre Veber, Théâtre incomplet, Paris, coll. « Les Auteurs gais »,‎ 1920, 224 p.. Préface
  7. Gil Blas du 2 avril 1895
  8. Corinne Saminadayar-Perrin, Qu'est-ce qu'un événement littéraire au XIXe siècle ?, Saint-Etienne, Université de Saint-Etienne,‎ 2008, 318 p. (ISBN 2862724793), page 230
  9. Henri Gidel, Le Vaudeville, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ 1986, 128 p. (ISBN 2-13-039458-2), page 96
  10. a et b Publiée avec M. & Mme Lhomme
  11. Texte complet de Que Suzanne n'en sache rien !
  12. a et b (en) Stanley Hochman, McGraw-Hill encyclopedia of world drama, McGraw-Hill,‎ 1984, 2900 p. (ISBN 0070791694), 5 tomes, page 559
  13. a, b et c (en) Franck Wadleigh Chandler, The contemporary drama of France, Little, Brown and Company,‎ 1925, 409 p.
  14. Texte complet de Chambre à part
  15. Texte complet de Florette & Patapon
  16. Texte complet de Vous n'avez rien à déclarer ?
  17. a, b, c, d et e Archives du spectacle
  18. Texte complet de Vingt jours à l'oùbre
  19. Texte complet de Noblesse oblige !
  20. Texte complet de Tais-toi, mon cœur !
  21. a et b Revue Comœdia, n° 1864 du 8 novembre 1912
  22. a et b Catalogue musique vocale
  23. Texte complet de La Présidente
  24. Revue Comœdia, n° 1837 du 13 octobre 1912
  25. Revue Comœdia, n° 1912 du 26 décembre 1912
  26. La Petite Illustration théâtrale n°22 du 24 juillet 1920, page 32
  27. Alexandra Laederich, Catalogue de l'œuvre de Jacques Ibert, Georg Olms Verlag,‎ 1998, 346 p. (ISBN 3487102730), pages 96- 99
  28. Le Vaudeville page 97
  29. 4e de couverture de L'Ami de la maison
  30. Texte complet de Les enfants s'amusent
  31. Texte complet de Amour, amour...
  32. Ciné-Ressources
  33. Tout le ciné
  34. Cinéma français