Pierre Sylvain Dumon

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Pierre Sylvain Dumon
Pierre Sylvain Dumon par Charpentier
Pierre Sylvain Dumon par Charpentier
Fonctions
Ministre des Finances et des Travaux publics
9 mai 184718 septembre 1847
Premier ministre Nicolas Soult
Gouvernement Gouvernement Nicolas Soult III
Prédécesseur Jean Lacave-Laplagne (Finances)
Jean Teste (Travaux publics)
Successeur lui-même (Finances)
Hippolyte Jayr(Travaux publics)
Ministre des Finances
18 septembre 184724 février 1848
Premier ministre François Guizot
Gouvernement Gouvernement François-Pierre Guizot
Prédécesseur lui-même
Successeur Michel Goudchaux
Député du Lot-et-Garonne
27 mars 183024 février 1848
Premier ministre François Guizot
Gouvernement Gouvernement François-Pierre Guizot
Biographie
Date de naissance 14 février 1797
Lieu de naissance Agen (Lot-et-Garonne)
Date de décès 24 février 1870
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique Libéral

Pierre Sylvain Dumon est un homme politique français né à Agen (Lot-et-Garonne) le 14 février 1797 et mort à Paris le 24 février 1870.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Sylvain Dumon fit ses études au lycée Henri-IV à Paris avant de faire son droit et de s'inscrire au barreau. D'opinions très libérales, il plaida, sous la Restauration, dans l'affaire du complot de Saumur.

Le 27 mars 1830, il fut élu député par le 1er collège électoral du Lot-et-Garonne (Agen) en remplacement de M. Teulon, démissionnaire (150 voix sur 269 votants et 549 inscrits contre 116 à M. de Lacuée Saint-Just). Il siégea dans l'opposition libérale et vota l'adresse des 221.

Sous la monarchie de Juillet, il se vit offrir le poste d'avocat général à Agen, qu'il refusa. Réélu le 5 juillet 1831 (120 voix sur 198 votants et 253 inscrits contre 52 à M. de Lacuée Saint-Just), il fut nommé conseiller d'État en service extraordinaire (1832). Soumis de ce chef à réélection, il fut réélu le 12 novembre 1833 (156 voix sur 162 votants et 265 inscrits). Son mandat législatif lui fut renouvelé successivement le 21 juin 1834 (148 voix sur 228 votants et 256 inscrits), le 4 novembre 1837 (149 voix sur 239 votants et 289 inscrits), le 2 mars 1839 (151 voix sur 235 votants et 291 inscrits), le 9 juillet 1842 (163 voix sur 254 votants et 309 inscrits contre 81 voix à Jacques Laffitte).

Siégeant avec les doctrinaires, il parla contre la presse, défendit l'hérédité de la pairie, soutint comme rapporteur le projet de réforme des lois pénales, vota pour la loi contre les associations, pour les lois de septembre, pour l'impôt sur le sucre indigène, pour la dotation du duc de Nemours, pour les fortifications de Paris, contre l'incompatibilité des fonctions et contre l'adjonction des capacités.

Guizot le fit nommer ministre des Travaux publics dans le troisième ministère Soult le 16 décembre 1843 en remplacement de Jean-Baptiste Teste, nommé à la Cour de cassation. De ce fait, Dumon fut soumis à réélection et ses électeurs lui renouvelèrent leur confiance le 13 janvier 1844. Il fut réélu le 1er août 1846 (207 voix sur 212 votants et 301 inscrits). Comme ministre, il s'opposa vigoureusement à l'exploitation des chemins de fer par l'État et favorisa ainsi le monopole des grandes compagnies, ce qui lui valut de violentes attaques de l'opposition.

Lors du remaniement ministériel du 9 mai 1847, il prit le portefeuille des Finances, qu'il conserva dans le ministère Guizot.

La Révolution de 1848 mit fin à sa carrière politique.

Dumon avait été nommé conseiller général du Lot-et-Garonne en novembre 1831. Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1834, il fut élevé à la dignité de grand officier le 29 avril 1846. Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1866.

Source[modifier | modifier le code]