Pierre Sergent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sergent.
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'officier français du XXe siècle. Pour le libraire et imprimeur du XVIe siècle, voir Pierre Sergent (imprimeur).
Pierre Sergent
Fonctions
Parlementaire français
Député 1986-1988
Gouvernement Ve République
Groupe politique FN
Biographie
Date de naissance 30 juin 1926
Date de décès 15 septembre 1992 (à 66 ans)
Résidence Pyrénées-Orientales
Pierre Sergent
Naissance 1926
Sèvres, Hauts-de-Seine
Décès 1992 (à 66 ans)
Perpignan, Pyrénées-Orientales
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère
Grade capitaine
Années de service 19471961
Conflits Guerre d'Indochine, Guerre d'Algérie
Commandement 1re compagnie du 1er REP (1959-1961)
Distinctions Légion d'honneur, croix de guerre TOE, valeur militaire (6 citations)
Autres fonctions écrivain et député

Pierre Sergent (1926-1992) est un officier français et l'un des chefs de l'Organisation armée secrète (OAS), il fut également écrivain et élu politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière militaire à l'âge de 18 ans, en rejoignant le maquis de Sologne avec le corps franc "Liberté", où il échappe de justesse à une rafle. Il prend part à ce titre à la libération de Paris.

Après la Libération, il suit une carrière d'officier et sert dans la Légion étrangère après un passage à Saint-Cyr-Coëtquidan. À sa sortie de l'ESM en 1949, il est affecté en 1950 au 1er régiment étranger, à Sidi-bel-Abbès en Algérie. Lieutenant, il combat au 1er bataillon étranger de parachutistes durant la guerre d'Indochine (1952-1953), où il est grièvement blessé dans le centre Annam.

Il retourne en 1953 en Algérie ou il sert dans les compagnies sahariennes de la légion, au 1er REI puis est affecté au 1er régiment étranger en 1956. Il sert ensuite comme capitaine pendant la guerre d'Algérie au sein du 1er REP de 1958-1961. Il participe notamment aux opérations “Étincelles”, “Jumelles” et “Pierres Précieuses”. Le 1er janvier 1961 il est muté disciplinairement au groupe de subdivision de Chartres. Il quitte son commandement en avril 1961 pour rejoindre clandestinement l'Algérie et participe au putsch d'Alger sous les ordres du Général Challe, il prend notamment le corps d'armée d'Alger à la tête d'une compagnie du 1er REP.

Après l'échec du coup d'état, il rejoint les rangs de l'OAS, et sur ordre du Général Salan, il regagne la métropole pour coordonner à la tête de la mission II l'activité des réseaux clandestins, et la pénétration et la structuration des milieux militaires. Il devient chef d'état major de l'OAS-Métropole en septembre 1961, puis le 20 mai 1962 à Rome du Conseil National de la Résistance (CNR) constitué avec Georges Bidault, Antoine Argoud et Jacques Soustelle. Après l'arrestation d'Argoud, l'exil de Bidault, il crée en avril 1963 le Conseil National de la Révolution dont l'objectif est d'organiser en Europe les mouvements anti-communistes.

Pendant sept ans, sous le pseudonyme d'Arthur, il échappe aux recherches policières en se réfugiant en Suisse et en Belgique tandis qu'il est condamné à mort par contumace par deux fois en 1962 et 1964, lors du procès par la Cour de Sureté de l'État des 8 principaux dirigeants de l'OAS : Godard, Gardes, Susini, Lagaillarde, Lacheroy, Perez, Gardy, Sergent. Il est finalement amnistié le 23 juillet 1968 après les événements de mai 68.

Proche des milieux solidaristes, en particulier du Mouvement jeune révolution et de Jean-Pierre Stirbois, il est élu en 1986 député des Pyrénées-Orientales sous l'étiquette du Front national qu'il avait rejoint en octobre 1972, après un passage au Centre national des indépendants et paysans et avoir fait campagne pour Valéry Giscard d'Estaing en 1974.

Pierre Sergent est l'auteur de nombreux livres sur la Légion étrangère et sur la guerre d'Algérie. Il repose au cimetière de Passy à Paris.

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ma peau au bout de mes idées, La table ronde, 1967
  • La bataille, La table ronde, 1968
  • Je ne regrette rien, Fayard, 1972
  • Le malentendu algérien, Fayard, 1974
  • Lettre aux officiers, Fayard, 1975
  • Les maréchaux de la Légion : l'odyssée du 5e étranger, Fayard, 1977
  • La Légion saute sur Kolwezi, Presses de la cité, 1979, ISBN 2-258-00426-8 (ce livre a été adapté au cinéma: La Légion saute sur Kolwezi)
  • Camerone, Fayard, 1980
  • Paras Légion, le 2e BEP en Indochine
  • 2e R.E.P., Presses de la Cité, 1984
  • Les voies de l'honneur, tome 1
  • Les voies de l'honneur - la revanche, tome 2
  • Les voies de l'honneur - le coup de grâce, tome 3

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Courrière, La guerre d'Algérie, Fayard, 1969.

Source[modifier | modifier le code]

  • Portrait (avec de nombreuses photographies) par Philippe Randa dans le magazine Hommes de Guerre n° 15, janvier 1989.

Lien externe[modifier | modifier le code]