Pierre Roche

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Pierre Roche, pseudonyme de Fernand Massignon, né à Paris le 2 août 1855, mort dans la même ville le 18 janvier 1922, est un sculpteur, peintre, céramiste, décorateur et graveur-médailleur français.

Il est le père de l'islamologue Louis Massignon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir commencé des études de médecine et de chimie, il entre en 1873 à l'académie Julian pour étudier la peinture dans l'atelier d'Alfred Roll où il reste jusqu'en 1878. Il expose au Salon de 1884 à 1889.

En 1888, encouragé par Jules Dalou dont il fréquente l'atelier, Roche s'essaye à la sculpture en concourant pour un monument à Georges Danton. Il exécute des commandes publiques comme L'Effort[1] (vers 1898), aussi connu sous le titre Hercule détourne à travers les rochers le fleuve Alphée au jardin du Luxembourg à Paris, ou la Fontaine d'Avril (1906) au Square Brignole-Galliera.

Il est au long de sa carrière soucieux de ne pas se cantonner à un domaine de production, cherchant à rompre avec la hiérarchie académique établie entre arts majeurs et mineurs. Principalement connu comme sculpteur, il s’attache sans cesse à désenclaver cette forme de création en véritable parangon d’un art pour tous. Ardent défenseur de l’art social, à l’instar des créateurs de l’École de Nancy ou de ceux du Groupe des Six tels qu’Alexandre Charpentier, Pierre Roche doit être considéré en artiste décorateur complet de la période fondatrice de l’Art nouveau.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claire Pélissier, « Chef-d’œuvre de l’architecture funéraire. Le tombeau-lys de Pierre Roche à Nancy », dans la revue Arts nouveaux, no 22, septembre 2006, p. 6-11
  • Claire Pélissier, « Les sculptures de Pierre Roche (1855-1922) conservées à Blois : un fonds méconnu », dans les Cahiers du château et des musées de Blois, no 37, décembre 2006 – juin 2007, p. 22-31
  • Claire Pélissier, « L’estampe de sculpteur. Pierre Roche (1855-1922) et l’invention de la gypsographie », dans les Nouvelles de l’Estampe, no 214, octobre-novembre 2007, p. 16-28

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay

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