Pierre Rivière (médecin)

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Pierre Rivière, médecin et apothicaire français, mort vers 1542. Il a aussi traduit La Nef des fous de Sébastien Brant en français en 1497 à Paris (la nef des folz du monde).

Il aurait été un des disciples du fameux Nostradamus. Son état d'apothicaire a pu le mettre en rapport avec ce personnage, qui, obligé de quitter Agen, est parti à Port-Sainte-Marie continuer l'exercice de la médecine. Accusé d'hérésie à Bordeaux en 1542, il disparaît[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vu les charges et informations, recollement et confrontation des tesmoings, enquestes faites sur les faits objectifs et justificatifs de Pierre Rivière, apothicaire de Port-Sainte-Marie, et procès criminel faict à la requeste du procureur général du Roy, contre le dit Rivière, chargé du crime d'hérésie, et lui ouy, en la Court, dict a esté : que ladite Court déclare ledit Rivière avoir excidé et délinqué, et pour réparation des cas résultants dudit procès le condamne à abjurer par devant l'évêque d'Agen, son diocésain ou son vicaire, et dire et déclarer qu'il croit qu'il y a enfer, et que Judas est dampné ; aussy qu'il fault honorer et prier les sainct, et ce faict, menné audit Port-Sainte-Marie, auquel venu, en sa présence, au jour du Dimanche au autre jour de feste, sera faict un sermon en l'esglise dudit lieu, après lequel ledit Rivière fera amende honorable devant la dite esglise, et illec, en chemin, teste et pieds tius, ayant la corde au col et un fagot sur les épaules, et une torche de cire ardente demande pardon à Dieu, au Roy et à la justice, dira et déclarera qu'il croit qu'il y a enfer et que ledit Judas est dampné, aussy qu'il faut honorer et prier les saincts, et ladite amende faite, sera renvoiyé en la dite ville d'Agen pour illec tenir prison en la maison du bailli de ladite ville jusqu'à ce qu'il soit décidé des lettres de remission par lui obtenues, desquelles est faicte mention audit procès, et que aultremem - soit ordonné.
    Dict aux partyes, Bourdeaulx, en Parlement, le deuxième jour de mars 1542.
    Signe : De Pontac. Arrêt du Parlement de Bordeaux (2 mars 1542-1543)

Source[modifier | modifier le code]