Pierre Quétineau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pierre Quétineau
Naissance 25 août 1756
le Puy-Notre-Dame
Décès guillotiné le 17 mars 1794 (à 38 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Grade Général de brigade
Années de service 1794
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerre de Vendée
Faits d'armes Bataille des Aubiers
Bataille de Thouars

Pierre Quétineau, né le 25 août 1756 à le Puy-Notre-Dame (Maine-et-Loire) , mort guillotiné le 17 mars 1794 à Paris est un général républicain de l'armée des côtes de La Rochelle lors de la guerre de Vendée.

États de service[modifier | modifier le code]

Il est nommé en 1791 capitaine des grenadiers lors de la création du 1er bataillon des volontaires des Deux-Sèvres. En 1792, il est attaché à l’état-major de l’armée du Nord, à la demande de Dumouriez, général des armées de la République.

Nommé général de brigade en mars 1793, commandant en Vendée, au moment du soulèvement de 1793 ; il est battu par La Rochejaquelein le 13 avril à la bataille des Aubiers. Attaqué par des forces supérieures dans la ville de Bressuire dont les murs tombaient en ruine, il fait retraite sur Thouars ; le 5 mai les Vendéens prennent la ville d'assaut lors de la bataille de Thouars. Le général Quétineau capitule avec 3 000 hommes.

Remis en liberté avec ses soldats contre le serment de ne plus combattre les royalistes, il regagne Saumur où il est accusé de trahison et mis aux arrêts. Cependant, le 9 juin, Saumur est prise à son tour par l'armée catholique et royale lors de la bataille de Saumur. Délivré par les Vendéens, Quétineau refuse cependant la proposition des généraux royalistes de rejoindre leur cause. En vain les généraux lui démontrèrent que la Convention ne lui pardonnerait pas sa défaite, en vain ils essayèrent de le retenir ; Pierre Quétineau remis en liberté est de nouveau arrêté. Il est jugé par le Tribunal révolutionnaire, condamné à mort et guillotiné le 27 ventôse an II (17 mars 1794). Il avait épousé Jeanne Robert Latreille qui comparut au procès de Jacques René Hébert et des Hébertistes, elle aussi guillotinée en 1794.

Sources[modifier | modifier le code]