Pierre Pujo

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Pierre Pujo, né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt et mort à Paris le 10 novembre 2007 (à 77 ans), est un journaliste, essayiste, patron de presse, homme politique et militant royaliste français.

Il est le fils de Maurice Pujo (cofondateur de la Revue d'Action française aux côtés de Charles Maurras en 1899) et d'Élisabeth Bernard[1].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Il fut élève au collège des jésuites de Lyon pendant l'occupation, puis au Lycée Stanislas de Paris après la Libération. Il commença à militer dès l'âge de 15 ans dans les rangs de l'Action française. Par la suite il intégra l'Institut d'études politiques de Paris, où il fut le condisciple de Jacques Chirac[2].

Après une licence en droit et ès lettres, il a été formé à l'Institut technique de banque (ITB) pour se destiner à une carrière bancaire (il a travaillé pendant onze ans au Crédit lyonnais[3]).

De 1962 à 1966, il dirige le journal des étudiants de la Restauration nationale, AF Université, puis l'hebdomadaire Aspects de la France qui deviendra L'Action française hebdo en 1992 et dans lequel son éditorial se voulait une « leçon de politique française ».

Pujo était le président du Comité directeur de l'Action française et directeur du bimensuel royaliste, nationaliste et souverainiste L'Action française 2000 (nouveau nom de L'Action française hebdo), publication liée au Centre royaliste d'Action française. Il est l'auteur de quelques ouvrages qui retracent l'histoire du mouvement d'Action française dont son père fut l'un des membres fondateurs avec Henri Vaugeois et Charles Maurras. Pierre Pujo croyait à la spécificité de la tradition royaliste française remontant aux capétiens et soutenait la légitimité de la Maison d'Orléans.

Pierre Pujo faisait également usage, ponctuellement, du nom de plume « Jacques Cépoy »[4], dans les colonnes du bimensuel L'Action française 2000, notamment pour signer des éditoriaux.

Parmi les prises de position qui ont marqué sa carrière, on peut noter l'hostilité à l'indépendance de l'Algérie, ou la lutte victorieuse pour le maintien de l'île de Mayotte au sein de la communauté nationale française en 1976[5]. Plus tard il observa la montée du Front national en faisant preuve d'un esprit critique.

En 2002, il a appelé à voter pour Jean-Pierre Chevènement au premier tour attiré par son concept classique et patriotique de la politique[6]. En 2007, il a appelé à voter pour Jean-Marie Le Pen en 2007 en raison de son opposition au Traité modificatif[7], tout en exprimant des réserves à l'égard de ce dernier, comme la commémoration de la bataille de Valmy par le Front national en septembre 2006[8].

Il a une sœur, Marielle Pujo.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Aspects de la vie politique, t. 1, Paris, Éd. Restauration nationale, [1968].
  • Aspects de la vie politique, t. 2, L'Allemagne tout entière et ses périls, Paris, Éd. Restauration nationale, [1968] (Extrait de Aspects de la France, 1966-1967).
  • Aspects de la vie politique, t. 3, Les Progressistes sur la sellette, Paris, Éd. Restauration nationale, [1968] (Extrait de Aspects de la France, 1966-1967).
  • Aspects de la vie politique, t. 4, Défense du nationalisme, Paris, Éd. Restauration nationale, [1968].
  • La Droite nationale et nous, Paris, Notre avenir français, 1969 (Extrait de Aspects de la France, 21 août 1969).
  • Actualité de la monarchie, Paris, Éd. Restauration nationale, 1974 (Texte d'une conférence prononcée en janvier et février 1974 sous le titre : « Le Vrai visage de la monarchie »).
  • Mayotte 79. La France dans l'océan Indien, Paris, Éd. Aspects de la France, [1979].
  • L'Action française et la Maison de France, congrès d'Action française, Paris, 5 décembre 1987, Paris, Éd. Restauration nationale, 1987.
  • La Monarchie aujourd'hui, Paris, France-Empire, 1988. (ISBN 2-7048-0593-8)
  • « Postface » à la rééd. de Maurice Pujo, Les Camelots du roi, Paris, Les Éditions du Manant, 1989.
  • Mayotte la française, Paris, France-Empire, 1993. (ISBN 270480723X)
  • « Préface » à François Marie Algoud, France, notre seule patrie. Mises au point, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 2001. (ISBN 2-85190-098-6)
  • Un demi-siècle d'Action française (1944-1999), Paris, Godefroy de Bouillon, 1999. (ISBN 2841910849)
  • L'Autre résistance : L'Action française sous l'Occupation, Paris, Godefroy de Bouillon, 2004. (ISBN 2841911705)
  • (dir.), avec Sarah Blanchonnet, Stéphane Blanchonnet, Grégoire Dubost (et al.), Le trésor de l'Action française, Lausanne et Paris, L'Âge d'homme, 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source pour la filiation maternelle : À la découverte de leurs racines, tome I, chapitre« Maurice Pujo », de Joseph Valynseele et Denis Grando, L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 1988.
  2. « Pierre Pujo n'est plus », par Michel Fromentoux, L'Action française 2000 no 2736, 15 novembre 2007.
  3. Notice mortuaire de Pierre Pujo, in Lectures françaises no 608, décembre 2007.
  4. Ce nom de plume était directement inspiré du celui de la commune de Cepoy, située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Ferrières-en-Gâtinais (Loiret), dont était natif Maurice Pujo et où son fils séjourna périodiquement.
  5. Portrait de Pierre Pujo, sur le portail L'Intern@ute
  6. « Décès d'un dirigeant historique de l'Action française », Nouvel Observateur du 10 novembre 2007.
  7. « Votez… sans illusions ! », L'Action française 2000 no 2723, 19 avril 2007.
  8. « Le dernier des ralliés », L'Action française 2000 no 2710, 5 octobre 2006.

Lien externe[modifier | modifier le code]