Pierre Margot (scientifique)

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Pierre Margot

Description de l'image  Pierre Margot scientist.jpg.
Naissance 25 février 1950
Domicile Suisse
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Institutions Université de Lausanne
Renommé pour Invention du polilight (en) dans le domaine de la criminalistique
Distinctions Doctorat honoris causa, Douglas M. Lucas Award, Merentibus Award

Pierre Margot, né à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, le 25 février 1950, est un chercheur suisse en criminalistique notamment connu pour avoir contribué à l’invention de la première lampe judiciaire Polilight, pour la détection d’ empreintes digitales, de liquides biologiques et d’autres preuves sur la scène de crime [1],[2]. Cette nouvelle technologie fut nommé par le Powerhouse Museum l’une des 100 meilleurs innovations australiennes du 20e siècle [3]. Il s’agissait d’une grande révolution dans le domaine de l’identification judiciaire puisque cette lumière pouvait être utilisée sur la scène d’un crime, contrairement aux lasers de l’époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Margot obtint son diplôme en police scientifique et criminologie à l’université de Lausanne en 1974. Il obtiendra ensuite son diplôme de maîtrise (1977) et son doctorat (1980) en forensic sciences à l’université de Strathclyde, Glasgow, Écosse [4],[5]. Il poursuivra ensuite des études post-doctorales en toxicologie à Salt Lake City, Utah. En 1986, il devient le 4e directeur de l’Institut de police scientifique et de criminologie (IPSC) de l’université de Lausanne. Il occupe aujourd’hui le poste de professeur, directeur de l’Institut et vice-doyen de la Faculté de droit et des sciences criminelles de l’université de Lausanne. Au cours de sa carrière, il contribue à de nombreux articles dans des journaux et des revues renommés du domaine, écrira de nombreux livres et chapitres de livre, et donnera aussi plusieurs conférences à travers le monde[6].

Travail[modifier | modifier le code]

Grâce à son expertise en criminalistique, Pierre Margot sera appelé à travailler sur plusieurs dossiers internationaux. En 1972, il participe, en Irlande du Nord, à l’enquête sur du Bloody Sunday avec Doug Lucas et Peter Forest. Il poursuivra ensuite son implication internationale en 1985, lors de sa participation à l’enquête sur l’Affaire du Rainbow Warrior{{sfn[Jorio|2011}}. En 1989, alors qu’il travaille à l’Australian National University, Canberra, Australie, il participe (avec Ron Warrener, Hilton Kobus, Milutin Stoilovic et Chris Lennard) à l’invention du « Polilight » [7]. Il participera entre autres au cours de sa carrière aux enquêtes sur les massacres de l’Ordre du Temple solaire (1994 – 1997) au Canada et en Suisse ainsi que sur l’attentat d'Omagh en Irlande du Nord (1998, avec Doug Lucas et Peter Forest)[réf. nécessaire]. En 2008, il est mandaté par un avocat de la famille Villemin afin d'établir un rapport sur l'affaire Grégory[8],[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Merentibus Award — Krakov (Pologne) – Plus haute distinction remise par l’Institute of Forensic Research
  • 2010 : Prix reconnaissance – Rofin Forensic (Australie) – Pour le développement de la Polilight
  • 2011 : Médaille Douglas M. Lucas – American Academy of Forensic Sciences[10]
  • 2013 : Doctorat honoris causa de l'Université du Québec à Trois-Rivières[2]

Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

  • Représentant de la Suisse et Membre – International Association for Identification
  • Membre – Swiss Chamber of technical legal experts and scientists
  • Membre honoraire – Forensic Science Society (UK)
  • Fellow – American Academy of Forensic Sciences
  • Membre – Association Québécoise de Criminalistique (Canada)
  • Membre - Jura Institute of Sciences, Letters and Arts

Livres[modifier | modifier le code]

  • Kuhn A., Schwarzenegger C., Margot P., Donatsch A., Aebi M.F., Jositsch D. (eds.) , Criminologie, politique criminelle et droit pénal dans une perspective internationale: mélanges en l'honneur de Martin Killias à l'occasion de son 65e anniversaire. Stämpfli, Bern, 2013.
  • Champod C, Lennard C, Margot P, Stoilovic M, Fingerprints and Other Ridge Skin Impressions. CRC Press, Boca Raton, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Trahan, « Une sommité partage son savoir au Colloque sur la criminalistique », Le Nouvelliste,‎ 12 septembre 2013 (lire en ligne).
  • Sébastien Lacroix, « De grands spécialistes en criminalistique à l'ENPQ », Ottawa Business Journal,‎ 11 septembre 2013 (lire en ligne).
  • Fati Mansour, « Une vie sur les traces du crime - Portrait de Pierre Margot », Le Temps,‎ 17 octobre 2011 (lire en ligne).
  • (en) Luigi Jorio, « Fingerprint expert rules out the perfect crime », Swissinfo,‎ 11 octobre 2011 (lire en ligne)
  • Rédaction Le Point, « Affaire Grégory - Les pistes de la dernière chance », Le Point,‎ 5 mai 2010 (lire en ligne).
  • Jean-Noël Cuénod, « L’affaire du petit Grégory redémarre grâce aux experts lausannois », 24 heures,‎ 4 décembre 2008 (lire en ligne).
  • Thomas Calinon et Jacky Durand, « Affaire Grégory : l'espoir de l'ADN, vingt ans après », Libération,‎ 11 juillet 2008 (lire en ligne).

Sources sur le web[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]