Pierre Margaron

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Pierre Margaron
Pierre Margaron (gravure de 1818).
Pierre Margaron (gravure de 1818).

Naissance 1er mai 1765
Lyon (Rhone)
Décès 16 décembre 1824 (à 59 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 17921821
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 2e colonne.
Tombe de Pierre Margaron au cimetière du Père-Lachaise (division 39).
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

Pierre Margaron, né le 1er mai 1765 à Lyon et mort le 16 décembre 1824 à Paris, fut un militaire français ayant débuté sa carrière sous la Révolution française. Commandant en chef de la Légion des Ardennes en 1793, il fut colonel en 1798 et combattit à Novi. Nommé général de brigade sous le Consulat, il participa sous les ordres du maréchal Soult à la bataille d'Austerlitz, où il commanda une division de cavalerie. En 1807, il passa à l'armée du Portugal confiée à Jean-Andoche Junot et s'illustra dans plusieurs affrontements. Baron de l'Empire en 1809, il devint général de division en 1813. Fait chevalier de Saint-Louis et inspecteur général de la gendarmerie par Louis XVIII, il meurt à Paris le 16 décembre 1824.

Biographie[modifier | modifier le code]

Révolution et Consulat[modifier | modifier le code]

Il débuta dans la carrière des armes par le grade de capitaine provisoire dans une compagnie franche qui fut incorporée dans la Légion des Ardennes le 15 août 1792. Nommé second chef de bataillon le 10 décembre suivant, et premier du grade dans cette légion le 10 avril 1793, il en prit le commandement le 14 du même mois. Adjudant-général en l'an III à l'armée du Nord, il passa en l'an IV (1796) à l'armée de Sambre-et-Meuse. Le 3 Nivôse an VII (23 décembre 1798), devenu chef de brigade du 1er régiment de cavalerie, depuis 1er cuirassiers, il fut blessé d'une balle à la bataille de Novi, et, quelques jours après, à la bataille de Fossano, il eut la jambe droite cassée en remplissant une mission du général en chef Championnet. En l'an IX (1800), par suite d'un contre-ordre de Brune, alors général en chef de l'armée d'Italie, Margaron, qui n'avait avec lui que 200 chevaux et deux pièces d'artillerie, se trouva presque enveloppé par un corps de cavalerie légère ennemie sorti du camp retranché de Vérone ; toutefois, il effectua deux charges vigoureuses, reprit le village de San-Massino, y soutint deux attaques du corps qu'il venait de traverser, le repoussa et s'empara de 100 chevaux.

Nommé général de brigade en l'an XI (29 août 1803), il devient membre et commandant de la Légion d'honneur, les 19 Frimaire (9 décembre 1803) et 25 Prairial an XII (14 juin 1804).

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Il avait alors un commandement dans la division de cavalerie du camp de Saint-Omer, qui, sous les ordres du maréchal Soult, forma le 4e corps de la Grande Armée, avec lequel il fit la campagne de l'an XIV et combattit à la bataille d'Austerlitz. Blessé de deux coups de feu pendant cette campagne, il revint en France, et, mis d'abord en disponibilité le 11 avril 1806, il reçut ensuite l'ordre, le 28 juillet, de rejoindre le quartier général de la Grande Armée, qu'il quitta de nouveau en 1807 pour se rendre au corps d'observation de la Gironde, et de là à l'armée de Portugal que commandait Junot. Apprenant qu'un corps de 20 000 insurgés s'avançait des rives de Mondego sur Lisbonne, Junot envoya à sa rencontre le général Margaron, qui le battit à Leira, lui tua 8 à 900 hommes, prit tous ses drapeaux et s'empara de Thomar. Faisant ensuite sa jonction avec le général Loison, il déploya la valeur la plus brillante à la bataille d'Évora, en enfonçant le centre de la ligne portugaise, à la tête du 86e régiment, et en se rendant maître de trois pièces de canon.

« Dans cette affaire, les généraux Solignac et Margaron se sont conduits comme ils l'avaient fait dans les campagnes précédentes, c'est-à-dire avec talent, sang-froid, intrépidité, et ont encore ajouté à leurs anciens titres. »

— Louis Henri Loison dans une lettre adressée au général Junot.

Chargé, pendant le siège d'Évora, de l'attaque dirigée du côté de Beja, de Montemor et de l'aqueduc, Margaron balaya devant lui tout ce qui s'opposait à son mouvement sur les portes de la ville ; n'ayant pu les enfoncer, il fit démolir la muraille à droite et à gauche, sous le feu le plus terrible, et, la brèche pratiquée, lui, le chef d'escadron Simmer, et le capitaine Auguste de Forbin[1], se précipitèrent dans la place, qui ne se rendit qu'après la résistance la plus opiniâtre. Il se signala d'une manière non moins éclatante, le 20 août de la même année, à la bataille de Vimeiro, laquelle décida de l'occupation du Portugal par les Anglais.

Rentré en France, il fut investi du commandement des dépôts de cavalerie établis dans les départements des Deux-Sèvres et de la Charente-Inférieure. Créé baron de l'Empire le 29 janvier 1809, il retourna en Espagne, attaché au 2e corps, en 1809, et revint en France par congé vers la fin de la même année. Le 6 septembre 1810, il prit le commandement du département de la Haute-Loire, et le garda jusqu'au 22 juillet 1812. Envoyé à la Grande Armée, il fut nommé général de division le 16 août 1813, et adhéra en 1814 aux actes du Sénat.

Restauration[modifier | modifier le code]

Fait chevalier de Saint-Louis et inspecteur général de la gendarmerie, il accepta une inspection générale pendant les Cent-Jours et fut mis en non-activité le 22 octobre 1815. Nommé de nouveau, le 14 août 1816, inspecteur général de la gendarmerie, et replacé en disponibilité le 3 juillet 1821, il mourut à Paris le 16 décembre 1824.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord.

États de service[modifier | modifier le code]

Sous la Restauration il est inspecteur général de gendarmerie

Décorations et titres[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Pierre Margaron », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]