Pierre Lehardy

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Louis le Montagner
Fonctions
Député du Morbihan à la Convention nationale
21 septembre 179231 octobre 1793
Élection 5 septembre 1792
Successeur Louis-Urbain Brüe
Biographie
Date de naissance 10 février 1758
Lieu de naissance Dinan (Bretagne, France)
Date de décès 31 octobre 1793 (à 35 ans)
Lieu de décès Paris ( France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Droite
Profession Médecin

Pierre Lehardy, né à Dinan le 10 février 1758 et mort guillotiné à Paris le 31 octobre 1793, est un député à la Convention nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin, il devint procureur-syndic du district de Josselin et fut élu, le 5 septembre 1792, le deuxième sur huit, député du Morbihan à la Convention nationale. Il y prit souvent la parole, sur les sujets les plus divers, de la manière de procéder au dépouillement et à l'inventaire des papiers du Comité de surveillance de Paris, de l'organisation du Comité de sûreté générale, de celle des armées, ou sur les comptes à rendre par les ministres.

Lors du procès de Louis XVI, il se prononça pour la culpabilité du roi et pour la ratification du jugement du peuple. Sur la peine, il demanda la détention du roi tant que la République courra quelques risques, ou jusqu'au moment où le peuple aura accepté la Constitution, puis le bannissement avec celui de tous les Bourbons, et il vota pour le sursis.

Le 26 février 1793, avec Salle, il demanda la mise en accusation de Marat, déclarant notamment : « Il est temps de savoir si la Convention, prenant l'attitude qui lui convient, saura prononcer entre le crime et la vertu. Il est temps de savoir si la moitié de la Convention est composée de scélérats, ou si Marat est coupable d'attaquer chaque jour la souveraineté du peuple dont il se dit l'ami. Je demande si Marat a le droit de traiter de vils coquins des hommes qui ne sont pas faits pour lui être assimilés. »

Le 13 avril 1793, il vota pour la mise en accusation de Marat ; le 15 avril, il s'attira de vives attaques de la part des Jacobins et des sections de Paris, ce qui n'empêcha pas qu'il fut choisi, le 18 avril, pour secrétaire de l'Assemblée.
Le 28 mai, il se prononça pour le rapport du décret qui, la veille, avait cassé la Commission des Douze.

Proche des Girondins, il fut décrété d'arrestation le 2 juin 1793 et d'accusation le 3 octobre. Traduit devant le Tribunal révolutionnaire du 3 au 9 brumaire (24 au 30 octobre 1793), avec les Girondins, il fut guillotiné le 31 octobre 1793 avec eux.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799. Tomes : LII, LVI, LVII, LVIII, LIX, LXII, LXIII, LXIV et LXV.
  • Gérard Walter, Actes du Tribunal révolutionnaire.
  • Fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale/